Les se­crets de Mi­ckey

À Hol­ly­wood, dans les an­nées 30, qui comp­tait par­mi les plus grandes ve­dettes, mais ne re­ce­vait au­cun ca­chet ? Quelle star a ins­pi­ré tel­le­ment de pro­duits dé­ri­vés qu’elle a contri­bué à sor­tir l’éco­no­mie amé­ri­caine de la Dé­pres­sion de 29 ? Vous don­nez votr

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

C’est le genre d’in­for­ma­tion qu’on re­trouve dans Le­mon­de­deMi­ckeyMouse et L’uni­vers­deDis­ney, deux livres ma­gni­fiques, rem­plis d’illustrations et bour­rés d’anec­dotes amu­santes. On y ap­prend que Walt Dis­ney a lan­cé son en­tre­prise avec moins de 500 $ en poche; qu’il a fal­lu douze ans d’ébauches avant d’ar­ri­ver à la ver­sion dé­fi­ni­tive de la fée clo­chette; que Min­nie ap­por­tait son pe­tit dé­jeu­ner au lit à Mi­ckey parce que ce­la cor­res­pon­dait à la vi­sion que Walt Dis­ney avait du rôle de la femme; que pen­dant la Se­conde Guerre, Mi­ckey en­cou­ra­geait les Amé­ri­cains à faire du co­voi­tu­rage pour éco­no­mi­ser de l’essence; que le dé­par­te­ment en­crage et pein­ture de Dis­ney n’en­ga­geait que des femmes parce qu’elles étaient plus at­ten­tives aux dé­tails et plus pa­tientes que les hommes; que Bam­bi est ins­pi­ré des cerfs ca­ria­cou parce que c’est l’es­pèce la plus mo­no­game; et que, pour peindre à la main les taches des 101 dal­ma­tiens, il a fal­lu 3000 litres de pein­ture, soit as­sez pour re­peindre 135 mai­sons !

PO­CHETTES-SUR­PRISES

Ces beaux livres cof­frets nous offrent à chaque page des po­chettes-sur­prises conte­nant des ob­jets et des re­pro­duc­tions dé­ta­chables de do­cu­ments rares conser­vés dans les archives. On peut ma­ni­pu­ler une carte de membre du ClubMi­ckey Mouse, le pre­mier pro­gramme de Dis­ney­land, une image de celluloïd, une lettre d’Elea­nor Roo­se­velt à Walt Dis­ney, ou en­core les plans du sous-ma­rin de 20000lieues­sous­les­mers.

On a tel­le­ment gran­di avec les per­son­nages de Dis­ney qu’on a ten­dance à les te­nir pour ac­quis. Mais avec ces livres on re­dé­couvre l’ex­cep­tion­nel ta­lent des des­si- na­teurs, les ré­fé­rences ar­tis­tiques et les tré­sors de créa­ti­vi­té dé­ployés pour don­ner vie aux his­toires, à une époque où il fal­lait 10 000 des­sins pour 7 mi­nutes 30 de film. C’était bien des an­nées avantWall-E. Le­mon­de­deMi­ckeyMouse et L’uni­vers deDis­ney, de Ro­bert Tie­man. Édi­tions Naïve.

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