SE DÉ­TOUR­NER DE LA CÉ­LÉ­BRI­TÉ

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

« Je me m’en­nuie pas de ma car­rière de chan­teur. Cer­taines per­sonnes sont faites pour être des ve­dettes pop, d’autres sont bonnes pour sim­ple­ment faire de la mu­sique. J’aime pen­ser que je fais par­tie de la se­conde ca­té­go­rie. »

Im­pos­sible de trou­ver plus dé­ta­ché, se­rein et terre-à-terre que Rick Ast­ley. Cette icône des an­nées 1980, in­ter­prète de suc­cès pla­né­taires comme Ne­ver Gon­na Give You Up et To­ge­ther Fo­re­ver, ne vit dé­fi­ni­ti­ve­ment pas dans le pas­sé. Et ce n’est pas sa par­ti­ci­pa­tion, le 10 avril, au Co­li­sée Pep­si, au spec­tacle Nos­tal­gie 80, en com­pa­gnie de Sa­man­tha Fox, Tiffany et Deb­bie Gib­son, qui le convain­cra de re­prendre le mi­cro à temps plein.

« Pour être hon­nête, je n’ai plus en­vie de par­tir en tour­née. (...) Il y a cer­tains as­pects du mé­tier qui me ter­ri­fiaient, comme les tour­nées de pro­mo­tion. Mon tra­vail est de chan­ter. Mais en pro­mo­tion, je me sens comme un joueur de soc­cer qui joue sur le banc. Per­sonne n’aime être sur le banc », dit, sans amer­tume au­cune, le Bri­tan­nique main­te­nant âgé de 43 ans, qui a choi­si de se consa­crer à sa fa­mille plu­tôt que d’ali­gner les disques et les spectacles.

« Quand on n’aime plus quelque chose, on ar­rête. Et je n’ai­mais plus ce mé­tier. Je crois que cer­taines per­sonnes sont in­ca­pables de s’ar­rê­ter, même s’ils n’aiment plus ce qu’ils font. À l’époque, je ve­nais d’avoir une en­fant et je vou­lais être là pour elle », dit Ast­ley, qui a tout de même hâte de fou­ler la scène du Co­li­sée pour « ce spec­tacle unique ».

IN­TER­NET

Ast­ley a fait son pain et son beurre à la fin des an­nées 1980, à une époque où les ma­ga­zines à po­tins n’étaient pas aus­si en­va­his­sants et où In­ter­net n’en était qu’à ses pre­miers ti­mides bal­bu­tie­ments. Iro­ni­que­ment, c’est en par­tie In­ter­net, par le phé­no­mène bap­ti­sé Rick Rol­ling (en cli­quant sur un lien, le clip de Ne­ver Gon­na... ap­pa­raît), qui a re­mis Ast­ley au goût du jour.

« Ce­la a joué en par­tie. Il y a aus­si le fait que cer­taines chan­sons, comme Ne­ver Gon­na Give You Up, se­ront tou­jours as­so­ciées aux an­nées 80. Quand les sta­tions de ra­dio ont des émis­sions de type nos­tal­gie, elles la font tou­jours tour­ner. »

LES JEUNES L’AIMENT

C’est ce qui fait en sorte que toute une gé­né­ra­tion re­dé­couvre les suc­cès de Rick Ast­ley et des ar­tistes qui ont fa­çon­né les an­nées 80.

« Ma fille a 17 ans et, comme beau­coup d’ado­les­cents, elle adore les an­nées 80. Alors, elle est très fière de moi, mais en même temps, ex­trê­me­ment gê­née, comme tous les ado­les­cents peuvent l’être vis-à-vis leurs pa­rents. »

Chose cer­taine, ils se­ront plu­sieurs ado­les­cents à se tré­mous­ser au Co­li­sée, le 10 avril. Dé­jà, hier, ils étaient quelques di­zaines à s’être dé­pla­cés à Lau­rier Qué­bec pour se faire prendre en photo avec leur idole.

« Nous fai­sons jouer ses chan­sons dans les par­tys. Je l’ai dé­cou­vert sur Youtube. Nous avons même fait une danse sur Ne­ver Gon­na Give You Up à l’école», pré­cise Jim Gar­neau. « Nous ai­mons beau­coup Sa­man­tha Fox aus­si. C’est sûr que nous al­lons être au spec­tacle », ajoute Laurie Saint-Arnaud.

PHOTO LE JOUR­NAL DE QUÉ­BEC

Le chan­teur Rick Ast­ley était de pas­sage à Qué­bec en dé­but de se­maine pour faire la pro­mo­tion de son nou­veau spec­tacle.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.