Drame, ac­tion et sa­tire

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINEMA - Sun Me­dia

Ne te fâche pas Ni­ko Bel­lic, mais John­ny Kle­bitz, l’an­ti­hé­ros de Grand Theft Au­to IV : The Lost and Dam­ned, te fait pas­ser pour un abru­ti.

The Lost and Dam­ned, le tout pre­mier cha­pitre té­lé­char­geable du jeu de crime à suc­cès de l’an der­nier, Grand Theft Au­to IV, place la barre haute non seule­ment en termes de quan­ti­té de conte­nu qu’on peut in­clure dans ces ex­ten­sions en ligne, mais aus­si en termes de qua­li­té.

En vente uni­que­ment pour la ver­sion Xbox 360 de GTA IV (1600 Points Mi­cro­soft, en­vi­ron 23 $), The Lost and Dam­ned suit les pé­ri­pé­ties d’une bande de mo­tards de Li­ber­ty Ci­ty (« The Lost ») qui est mise à l’épreuve par des forces in­ternes et ex­ternes.

Le per­son­nage prin­ci­pal de GTA IV, Ni­ko Bel­lic, n’est plus la ve­dette. Vous êtes dé­sor­mais dans la peau du vice-pré­sident des Lost, John­ny Kle­bitz, qui se re­trouve en si­tua­tion de conflit avec le chef de bande, Billy Grey. De re­tour d’une cure de dés­in­toxi­ca­tion, Kle­bitz veut re­prendre les com­mandes de son em­pire de mo­tos, de fu­sils et de drogue.

NOU­VEAU POINT DE VUE

The Lost and Dam­ned n’offre pas de nou­veaux en­droits à vi­si­ter dans la mé­tro­pole vir­tuelle de Li­ber­ty Ci­ty, mais donne quand même l’oc­ca­sion d’aper­ce­voir la ville créée à l’image de New York à tra­vers les yeux d’un autre per­son­nage, avec ses propres mo­ti­va­tions, dé­si­rs, amis et im­pi­toyables en­ne­mis.

Par­mi les dou­zaines de nou­velles mis­sions, vous de­vrez vous battre contre des bandes de mo­tards ad­verses ou en­core sau­ver l’ex­co­pine de John­ny des mains des toxi­co­manes qu’elle a ren­con­trés. Toutes les mis­sions sont mieux peau­fi­nées que dans GTA IV.

La conduite des mo­tos a été gran­de­ment amé­lio­rée – un dé­tail im­por­tant quand on sait com­bien de temps on passe sur ces vé­hi­cules à deux roues, sou­vent en groupe avec d’autres membres des Lost en route vers une ba­taille avec la bande ri­vale des An­gels of Death.

Dans The Lost and Dam­ned, les dé­ve­lop­peurs de Rocks­tar Games ont at­teint un bon équi­libre entre le scé­na­rio dra­ma­tique, l’ac­tion com­plè­te­ment exa­gé­rée et la sa­tire so­ciale. Ce mé­lange est de­ve­nu la marque de com­merce de la sé­rie GTA.

Si vous vous concen­trez uni­que­ment sur le scé­na­rio, The Lost and Dam­ned peut prendre entre 10 à 12 heures à com­plé­ter. Mais puis­qu’il s’agit de Grand Theft Au­to, vous pas­se­rez sans doute beau­coup plus de temps à pro­fi­ter des dis­trac­tions qua­si in­fi­nies de Li­ber­ty Ci­ty, in­cluant quelques ajouts comme le « air ho­ckey », le tir au poi­gnet ain­si qu’une de­mi-dou­zaine de nou­veaux modes mul­ti­joueurs en ligne.

En­fin, et je ne sais pas trop pour­quoi, John­ny Kle­bitz et sa bande de mo­tards rendent le jeu plus cool. C’est peut-être tout sim­ple­ment parce qu’on n’a plus be­soin d’écou­ter l’ac­cent de Ni­ko Bel­lic.

POINT FI­NAL

Même si elle ne ré­in­vente pas l’uni­vers de GTA IV, l’ex­ten­sion The Lost and Dam­ned est plus étof­fée, mieux ra­con­tée et rem­plie d’ac­tion – avec quelques pe­tites mo­di­fi­ca­tions et de nou­veaux per­son­nages fas­ci­nants.

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