Dé­cou­vrir nos ani­maux à l’Eco­mu­seum

Le Journal de Montreal - Weekend - - TOURISME - Alain Demers Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Hi­ver comme été, j’aime bien al­ler faire un tour à l’Eco­mu­seum, ce pe­tit zoo dans l’ouest de l’île de Mon­tréal abri­tant ex­clu­si­ve­ment des ani­maux de chez nous. Moins spec­ta­cu­laires que les lions et les gi­rafes, ces bêtes n’en sont pas moins fas­ci­nantes si on prend le temps de bien re­gar­der.

Dès le dé­but de la vi­site, nous nous sommes at­tar­dés à ob­ser­ver un pé­kan, un pré­da­teur du porc-épic. On en voit ra­re­ment en na­ture. Plu­tôt agile, l’ani­mal nom­mé Tzat­zi­ki, gam­ba­dait sur le sol, dans un mi­lieu imi­tant une fo­rêt de co­ni­fères.

DE­HORS

Après avoir lon­gé le parc des cerfs de Vir­gi­nie, nous nous sommes arrêtés pour re­gar­der les deux cor­beaux, Phoe­nix et Olive. Dans les arbres, deux cor­beaux en li­ber­té étaient haut per­chés. Leur pré­sence est rare dans le sud du Qué­bec.

David Ro­drigue, le di­rec­teur gé­né­ral de l’Éco­mu­seum, me ra­con­tait que les deux cor­beaux en cap­ti­vi­té don­naient de la nour­ri­ture à leurs sem­blables au tra­vers le grillage. Ce­la n’a rien de surprenant car ces oi­seaux sont par­mi les plus in­tel­li­gents au monde.

À quelques pas, dans une vo­lière, sou­chets, pi­lets et autres es­pèces de ca­nards se par­ta­geaient un étang à de­mi-ge­lé avec deux oies des neiges. Après la sor­tie, le che­min longe l’en­clos des loups. Ju­chés sur une butte, Far­ley et Fio­na, le frère et la soeur, nous ont re­gar­dé pas­ser avec non­cha­lance.

Après l’en­clos des ca­ri­bous, j’ai re­vu avec plai­sir le couple de loutres, Hap­py et Iam­vik. La fe­melle na­geait sous l’eau avec agi­li­té, sous le re­gard du mâle, qui a vi­si­ble­ment pris du poids.

Le long d’une pas­se­relle, dans le sec­teur des ra­paces, She­riff, la chouette éper­vière et Jweep, le grand duc d’Amé­rique, nous ont vu sans bron­cher. Par contre, Bar­tok, la chouette rayée et Or­bite, l’ef­fraie des clo­chers nous ont fixé du re­gard. Était-ce leurs yeux noirs qui ren­daient leur re­gard plus in­sis­tant que les autres ra­paces?

DE­DANS

Au rez-de-chaus­sée du pa­villon d’ac­cueil, s’alignent aqua­riums et ter­ra­riums, en­cas­trés dans les murs. On y re­trouve plu­sieurs nou­veaux pen­sion­naires : un pe­tit mas­ki­non­gé, un cra­pet ar­le­quin, des bar­botes et même des bar­bues amé­la­nis­tiques (ap­pe­lées à tort al­bi­nos).

J’ai éga­le­ment été éton­né de voir une couleuvre mince, cette es­pèce étant in­ven­to­riée de­puis seule­ment 2004 au Qué­bec, dans une pe­tite par­tie de l’Ou­taouais.

Quel pri­vi­lège aus­si d’ob­ser­ver deux tor­tues des bois nées à l’Eco­mu­seum le 28 mars der­nier, avec cinq autres in­di­vi­dus. Cette nais­sance est d’au­tant plus im­por­tante que l’es­pèce est dé­si­gnée vul­né­rable au Qué­bec.

Dans la sec­tion noc­turne, on ne peut res­ter in­dif­fé­rent à As­sio­lo, un pe­tit duc ma­cu­lé de­ve­nu borgne après avoir été frap­pé par une au­to. Ré­cu­pé­ré et soi­gné par l’UQROP, le ra­pace ne pou­vant plus sur­vivre dans son ha­bi­tat na­tu­rel a trou­vé re­fuge à l’Eco­mu­seum.

RE­LÂCHE SCO­LAIRE

Pour la re­lâche sco­laire, du 2 au 6 mars, l’Eco­mu­seum or­ga­nise des jour­nées spé­ciales pour les en­fants de 7 à 12 ans. Une zoo­lo­giste per­met­tra aux ap­pren­tis ani­ma­liers de faire connais­sance avec Jim­my, l’aigle royal, Fio­na, la louve ou Her­cule, la tor­tue ser­pen­tine. Les en­fants sont même in­vi­tés à pré­pa­rer les re­pas de cer­tains ani­maux.

Chaque jour­née per­met de dé­cou­vrir des ani­maux dif­fé­rents. Le lun­di est consa­cré aux ra­paces, par exemple, alors que le mar­di et le jeu­di, ce sont les mam­mi­fères. Ta­rif: 45$ par jour. Pour les en­fants, voi­là une ex­pé­rience qui vaut bien un jour de classe…

PHOTO D’ARCHIVES

L’une des sept tor­tues des bois nées à l'Éco­mu­seum. Ce se­ra leur pre­mier an­ni­ver­saire, le 28 mars pro­chain.

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