PURE À 100 %

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Six ans après la dis­so­lu­tion du duo qu’elle for­mait avec Stef, la chan­teuse Bet.e nous pré­sente son pre­mier ef­fort so­lo, b.co­ming, un al­bum qu’elle a pro­duit el­le­même et qu’elle as­sume en­tiè­re­ment.

« C’est moi qui ai pris toutes les dé­ci­sions, c’est moi qui ai don­né la di­rec­tion. J’ai tra­vaillé sur les ar­ran­ge­ments, j’ai écrit la plu­part des chan­sons. C’est vrai­ment moi, cet al­bum. Il me re­pré­sente », ra­conte l’ar­tiste ori­gi­naire de Trois-Rivières, qui a concoc­té b.co­ming dans sa pe­tite mai­son de cam­pagne, en Es­trie.

« C’était gé­nial comme am­biance. Tous les gars sont ve­nus chez nous. Je fai­sais à man­ger pour tout le monde. C’était convi­vial, le fun. C’est sûr qu’on tra­vaillait fort, des 14 heures par jour. Mais tout a vrai­ment été fait dans la joie et l’har­mo­nie. »

Les an­ciens fans de Bet.e&Stef y re­trou­ve­ront le son bos­sa-no­va du duo, mais son au­teure pré­fère lui ac­co­ler l’éti­quette d’al­bum world.

« Il y a des chan­sons qui sont vrai­ment des bos­sas, comme À mon ré­veil et You’d Be so Nice To Come Home To. Mais Fe­mi­ni­na, c’est une chan­son de mu­sique po­pu­laire bré­si­lienne. By my Side, c’est car­ré­ment une sal­sa. Les his­toires, c’est funk. Omi­god, c’est un peu plus fun­ky. »

Et, pour la pre­mière fois, Bet.e a trem­pé sa plume dans l’encre de Mo­lière.

« À mon ré­veil est la pre­mière chan­son que j’ai écrite en fran­çais. J’étais très contente parce que, quand la chan­son sort, ça sort très ra­pi­de­ment, c’est vol­ca­nique. Ça prend vite pa­pier et crayon. Mais je ne choi­sis pas ce qui va sor­tir. Et, jus­qu’à main­te­nant, ça sor­tait tout le temps en an­glais. Et là, c’est sor­ti en fran­çais. J’étais contente. En­fin. »

IN­TROS­PEC­TION

Et la ques­tion à 100$. Qu’a-t-elle fait de­puis six ans? Où se ca­chait-elle?

« J’ai fait un grand tra­vail d’in­tros­pec­tion. Je suis quel­qu’un d’ex­trê­me­ment so­li­taire. Au­tant j’aime ça être dans le pu­blic, en contre­par­tie, j’ai be­soin de me re­trou­ver toute seule et d’avoir le calme et le si­lence. Je me res­source comme ça. J’ai vé­cu à Mon­tréal et j’aime la ville, mais, à un mo­ment don­né, j’ai be­soin de re­tour­ner dans la na­ture. J’ai pas­sé de longs mo­ments seule, j’ai lais­sé re­tom­ber la pous­sière et j’ai lais­sé émer­ger des choses qu’on re­trouve sur l’al­bum au­jourd’hui. »

Comme b.co­ming était prêt de­puis deux ans (sa com­pa­gnie de disques a at­ten­du le mo­ment idéal pour le faire pa­raître, mar­di der­nier), Bet.e a dé­jà com­men­cé à tra­vailler sur son suc­ces­seur.

Outre la tour­née qui sui­vra la pa­ru­tion de b.co­ming — les dates ne sont pas en­core connues —, Bet.e ca­resse le pro­jet d’al­ler per­fec­tion­ner son por­tu­gais au Bré­sil.

« Je l’ai étu­dié, mais ici, je ne suis pas por­tée à le par­ler. Je veux al­ler pas­ser quelques se­maines au Bré­sil, m’ins­crire à une école et étu­dier. Mon pro­chain al­bum se­ra peut-être en­re­gis­tré là-bas », ré­vèle celle qui a eu le coup de foudre pour la terre na­tale de la bos­sa-no­va.

« Le Bré­sil, je l’ai vrai­ment dans la peau. Je ne sais pas pour­quoi ça me fait ça. J’ai voya­gé ailleurs, mais pour­tant, quand je suis al­lée au Bré­sil, ça m’a fait l’ef­fet de ren­trer à la mai­son. C’était tel­le­ment vis­cé­ral que j’en étais émue. Je sur­vo­lais Rio et j’avais le goût de sau­ter en bas de l’avion », ri­cane celle qui a, heu­reu­se­ment pour nous, ré­sis­té à cette ten­ta­tion.

PHOTO COUR­TOI­SIE

Après six ans d’ab­sence, Bet.e pro­pose un pre­mier al­bum bi­lingue.

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