MILLE­NIUM : LE DÉ­FI CI­NÉ­MA

L’ac­teur sué­dois ve­dette Mi­chael Ny­q­vist, qui in­car­ne­ra au ci­né­ma le per­son­nage Mi­kael Blomk­vist du ro­man culte Millé­nium, dé­fend le par­ti pris du réa­li­sa­teur de ne por­ter à l’écran qu’une fa­cette de l’uni­vers Lars­son.

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS -

TEXTE: AFP

Q:

Vous n’aviez pas lu les livres de Stieg Lars­son à leur sor­tie. Pour­quoi avoir ac­cep­té d’in­car­ner le prin­ci­pal per­son­nage, le jour­na­liste d’in­ves­ti­ga­tions Mi­kael Blomk­vist ? R:

« J’ai ren­con­tré le réa­li­sa­teur (da­nois, Niels Ar­den Oplev). Je n’avais pas lu les livres au­pa­ra­vant. Nous avons com­men­cé à tra­vailler de ma­nière très équi­li­brée parce qu’il connaît mon tra­vail et je connais le sien même si nous ne nous étions ja­mais ren­con­trés. Au bout d’une mi­nute, nous étions to­ta­le­ment en phase. Il a com­men­cé à me ra­con­ter l’his­toire et je me suis dit bon sang, c’est une sa­crée bonne his­toire. J’ai eu le rôle et j’ai lu les trois livres en à peine une se­maine. To­ta­le­ment ir­ré­sis­tible. J’aime la fa­çon dont le per­son­nage est concen­tré sur son tra­vail. Il a une cer­taine élé­gance. Et il achève tout ce qu’il en­tre­prend. » Q:

Les livres sont un suc­cès mon­dial. Les at­tentes pour le film sont donc très grandes. Res­sen­tez-vous une cer­taine pres­sion, une obli­ga­tion de réus­site ? R:

« Au dé­but, c’était mis­sion im­pos­sible. Nous avons tra­vaillé pen­dant près d’un an et de­mi. Nous sommes res­tés concen­trés sur notre tra­vail pour faire un film en gar- dant l’uni­vers de Stieg Lars­son. Je me suis ef­for­cé de le faire de ma­nière hon­nête, de suivre d’une cer­taine ma­nière sa mis­sion. C’est un film et vous ne pou­vez pas tout avoir de­dans. Si vous aviez tous les dé­tails du livre, ce­la au­rait été un très mau­vais film. On de­vait le réa­li­ser de fa­çon ci­né­ma­to­gra­phique. Nous nous sommes ef­for­cés de construire la re­la­tion entre Mi­kael et Lis­beth et d’at­ti­rer l’at­ten­tion sur ça. Nous sommes évi­dem­ment tristes de ne pas avoir pu suivre la re­la­tion entre Mi­kael et Eri­ka. C’est une di­men­sion très im­por­tante du livre et c’est re­gret­table. Après le tour­nage du film, il y a eu cette grande soi­rée de pré­sen­ta­tion et j’ai res­sen­ti une mau­vaise ten­sion, j’étais li­qué­fié. Mais ce sen­ti­ment a dis­pa­ru. At­ten­dons de voir main­te­nant ce qui va se pas­ser. Nous avons fait le grand saut. » Q:

Se­lon vous, pour­quoi Niels Ar­den Oplev a-t-il choi­si un duo d’ac­teurs sué- dois, l’un cé­lèbre (vous) et l’autre qua­si in­con­nue, Noo­mi Ra­pace, pour in­ter­pré­ter les rôles prin­ci­paux ? R:

« D’une cer­taine ma­nière, c’est le re­flet du livre. Mi­kael Blomk­vist a dès le dé­but une cer­taine no­to­rié­té dans le livre (en rai­son de son pro­cès mé­dia­ti­sé, ndlr). Ce n’est pas le cas de Lis­beth. Noo­mi et moi avons ajus­té nos rôles. Elle est res­tée dans un coin, moi dans l’autre. Nous nous ren­con­trions de­vant la ca­mé­ra. Nous avons es­sayé pen­dant un an de cap­ter l’at­ten­tion. Mais mon rôle était d’es­sayer de com­mu­ni­quer avec elle, le sien était de ne pas dia­lo­guer. Quelque peu gê­nant pen­dant un an mais c’est ce que nous de­vions faire. » Le film ou­vri­ra le Fes­ti­val de Cannes, le 13 mai pro­chain..

PHOTO AFP

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