UNE CI­TÉ À EN­VOÛ­TER

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Dans la vie comme sur scène, ça roule tou­jours à 100 milles à l’heure pour Dee, qui re­vient don­ner une sé­rie de spectacles au Qué­bec après avoir pas­sé le der­nier mois à Los Angeles, où il s’ap­plique à se faire un nom.

Dee, de son vrai nom Mar­tin Gran­ger, n’en était pas à sa pre­mière pré­sence dans la ci­té des anges. Il a pro­fi­té de son sé­jour pour li­vrer deux spectacles et quelques DJ set. Même si son der­nier al­bum, Day By Day, en­re­gistre des ventes aux quatre coins des ÉtatsU­nis, Dee tient à concen­trer ses ef­forts sur Los Angeles.

« On vend beau­coup sur ITunes, mais on a de la mi­sère à avoir des ventes lo­cales as­sez éle­vées dans la même ville pour faire de gros spectacles. C’est tel­le­ment épar­pillé. C’est in­té­res­sant, mais pas as­sez pour par­tir en tour­née. Ça fait quelques an­nées que j’es­saie de dé­ve­lop­per le mar­ché de Los Angeles. Ce se­rait niai­seux pour moi de bi­fur­quer ailleurs. Je vais conti­nuer à al­ler jus­qu’au bout de mon idée », dit ce­lui qui est re­ve­nu en­cou­ra­gé de son der­nier pé­riple en Ca­li­for­nie.

« Quand je suis par­ti, je com­men­çais à avoir plein d’ap­pels. C’est cool parce que j’ai ren­con­tré des gens pour la deuxième, troi­sième fois. Des gens pour qui je tra­vaille dé­jà, des gens qui placent mes chan­sons dans des sé­ries té­lé­vi­sées. Je suis per­sua­dé que j’ai un ave­nir là-bas. J’y fais dé­jà 80% de mon sa­laire grâce à la vente de chan­sons à des sé­ries té­lé­vi­sées. »

MOS­COU : DÉ­BILE

Outre la Ca­li­for­nie, Dee a aus­si eu la chance de se pro­duire à Mos­cou, en 2007, pour le lan­ce­ment du site russe de YouTube. Une oc­ca­sion unique de s’y faire connaître et de dé­cou­vrir une culture... dé­jan­tée.

« C’était dé­bile men­tal », s’ex­clame-t-il, se rap­pe­lant no­tam­ment une sor­tie com­plè­te­ment folle dans un bar où l’opu­lence, les femmes et la drogue se dis­pu­taient chaque cen­ti­mètre car­ré.

« Je n’avais ja­mais rien vu de tel. C’était tel­le­ment dé­me­su­ré. Dans le bar, nous étions tous mal à l’aise. Il y avait tel­le­ment... (il cherche ses mots) d’at­trac­tions, de drogue, de choses du genre.»

« Ce que j’ai ai­mé, ajoute-t-il, c’est que les gens qui nous ont fait ve­nir là-bas adorent leur ville et nous l’ont fait vi­si­ter le soir de fond en comble. Et le show avait lieu dans une pièce qui s’ap­pe­lait L’Ar­se­nal, si­tuée sous terre, dans un en­droit construit par les tsars. Elle a été uti­li­sée en­suite par le KGB pour, nous a-t-on dit, ré­pa­rer “des pro­blèmes et des tanks”. »

AC/DC REN­CONTRE DAFT PUNK

Mais la Ca­li­for­nie et la Rus­sie sont der­nières pour l’ins­tant et c’est sur la scène du Théâtre Pe­titC­ham­plain à Qué­bec que se re­trou­ve­ra Dee, jeu­di soir. Outre une soi­rée DJ au der­nier Car­na­val, ce se­ra son pre­mier spec­tacle à Qué­bec en deux ans.

Pour ceux qui n’ont ja­mais eu l’oc­ca­sion de le voir, sa­chez que vous pour­rez dif­fi­ci­le­ment vous em­pê­cher de vous dé­han­cher au son de l’élec­tro-pop-rock-funk du Mon­tréa­lais.

« Mes spectacles, c’est AC/DC qui ren­contre Daft Punk. Tu ne vas pas as­sis­ter à un par­ty, tu t’en vas être dans un par­ty. »

Reste à voir si Dee s’of­fri­ra le cé­lèbre pas de danse du gui­ta­riste An­gus Young.

PHOTO JEAN- FRAN­ÇOIS DESGAGNÉS, JDEQ

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