Les per­son­na d’an­tan& on­nages d’au­jourd’hui

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Ca­pi­taine James Ti­be­rius Kirk

Le jeune fils d’un fer­mier de l’Io­wa de­vient le sau­veur de la ga­laxie. Il est ca­pable de convaincre un or­di­na­teur de s’au­to­dé­truire et il peut ame­ner les femmes de chaque es­pèce à se désha­biller. L’an­cienKirk: William Shatner, cé­lèbre… pour… sa fa­çon… de par­ler… comme si… chaque mot… était… une… phrase… en… soi. Car­riè­re­post-Trek: T.J. Hooker, les an­nonces de mar­ga­rine Pro­mise, Jus­tice à Bos­ton ( Bos­ton Le­gal) et pri­ce­line.com. Le­nou­veauKirk: Christopher Pine, mieux connu pour son rôle d’ac­com­pa­gna­teur de Lind­say Lo­han dans C’est bien ma chance! ( Just my Luck). Il a aus­si joué le rôle d’un vi­ti­cul­teur hip­pie aux cô­tés d’Alan Rich­man dans Bot­tle Shock. Ci­ta­tion­du­nou­veauKirk: « Je n’étais pas un fan de Star Trek, mais ma grandmère était une in­con­di­tion­nelle de William Shatner. Elle me gar­dait quand j’étais jeune et nous re­gar­dions in­évi­ta­ble­ment les re­prises de T.J. Hooker. Hea­ther Lo­ck­lear a été une ré­vé­la­tion pour moi. »

Doc­teur Leo­nard « Bones » McCoy?

Le « mé­de­cin de cam­pagne » bour­ru ori­gi­naire du Ken­tu­cky. « Il est mort, Jim. » L’an­cienBones: DeFo­rest Kel­ley, sur­tout connu pour ses rôles dans plu­sieurs wes­terns ( Rè­gle­ment de comptes à OK Cor­ral). Car­riè­re­post-Trek: pas grand-chose à part les films de Star Trek ain­si qu’un épi­sode de la sé­rie ca­na­dienne Le va­ga­bond ( The Lit­tlest Ho­bo). Le­nou­veauBones: Karl Ur­ban, un ac­teur néo-zé­lan­dais cé­lèbre pour son rôle d’Éo­mer dans les deux der­niers films de la tri­lo­gie du Sei­gneur des anneaux, de Pe­ter Jack­son. C’est un vrai trek­ker qui peut vous ci­ter tous les épi­sodes par leur nom, sans comp­ter que la res­sem­blance entre sa voix et celle de DeFo­rest Kel­ley est frap­pante. Fer­mez les yeux pen­dant le film et vous ver­rez, c’est à s’y mé­prendre. Ci­ta­tion­du­nou­veauBones: « (Ce rôle) me fait comme un gant. McCoy, c’est un mé­de­cin tê­tu et bour­ru qui se com­porte de fa­çon épou­van­table avec ses pa­tients, mais sous cette ca­ra­pace se cache l’ami le plus loyal, com­pré­hen­sif, al­truiste et dé­voué au monde. »

Spock

Le com­man­dant en se­cond mi-homme, mi-vul­cain, Spock a un sens de l’humour lo­gique et pince-sans-rire. Le nou­veau Spock (plus émo­tion­nel qu’avant) en­tre­tient même une re­la­tion avec Uhu­ra. L’an­cienS­pock: Leo­nard Ni­moy, qui ap­pa­raî­tra briè­ve­ment dans le nou­veau film, cé­lèbre créa­teur du sa­lut vul­cain (ins­pi­ré par un sym­bole juif évo­quant le nom de Dieu). Car­riè­re­post-Trek: la sé­rie té­lé­vi­sée Mis­sion: Im­pos­sible, Un­sol­ved Mys­te­ries, réa­li­sa­tion (des films de Star Trek et de Trois hommes et un bé­bé) et pho­to­gra­phie. Le­nou­veauS­pock: Za­cha­ry Quin­to, mieux connu pour son per­son­nage de Sy­lar, le tueur en sé­rie vo­leur de pou­voirs dans Les hé­ros ( He­roes). C’est le seul ac­teur à avoir été spé­ci­fi­que­ment choi­si parce qu’il res­semble au per­son­nage ori­gi­nal. Ci­ta­tion­du­nou­veauS­pock: « J’ai pas­sé beau­coup de temps à pra­ti­quer (le sa­lut vul­cain), ça n’a pas été fa­cile. J’ai at­ta­ché mes doigts en­semble avec des élas­tiques pen­dant des mois avant le dé­but du tour­nage. »

Nyota Uhu­ra

L’of­fi­cier en charge des com­mu­ni­ca­tions qui a contri­bué à la sé­rie en se frot­tant la cuisse d’une main et en te­nant son mi­cro de l’autre comme un membre des Bee Gees en di­sant : « Hai­ling fre­quen­cies open. » L’an­cien­neU­hu­ra: Ni­chelle Ni­chols, une ac­trice ain­si qu’une chan­teuse qui a dé­jà ser­vi de muse à Duke El­ling­ton et Lio­nel Hampton. Car­riè­re­post-Trek: rôles épi­so­diques et spectacles so­los. Elle a ré­cem­ment joué le rôle de Na­na Daw­son dans Les hé­ros. La­nou­vel­leU­hu­ra: Zoe Sal­da­na, cé­lèbre pour son per­son­nage d’Anama­ria dans Pirates des Ca­raïbes : la ma­lé­dic­tion de la Perle Noire. Ci­ta­tion­de­la­nou­vel­leU­hu­ra: la re­la­tion entre Uhu­ra et Spock « donne une chance à la nou­velle gé­né­ra­tion de tom­ber en amour avec ces per­son­nages. Elle est douée et elle veut de­ve­nir la meilleure, et voi­ci qu’ar­rive ce men­tor sa­vant et sexy aux oreilles poin­tues. C’est un pri­vi­lège, une ami­tié pro­fonde, un lien qui per­met à Uhu­ra d’être la seule per­sonne à en­tre­voir son cô­té hu­main. »

Mont­go­me­ry Scott

L’in­gé­nieur en chef écos­sais tou­jours au bord de la pa­nique (« je ne sais pas en­core com­bien de temps ça va te­nir, ca­pi­taine! ») qui parle des ré­ac­teurs de l’En­ter­prise comme de ses en­fants. L’an­cienS­cot­ty: James Doo­han, un ac­teur canadien di­plô­mé de la Lorne Greene School of Broad­cas­ting. Car­riè­re­post-Trek: il est ap­pa­ru dans un épi­sode de Star Trek : la nou­velle gé­né­ra­tion ain­si que dans des dou­zaines d’autres émis­sions, de Magnum ( P.I.) à MacGy­ver. Après son décès, il a fait toutes les man­chettes le 28 avril 2007 quand ses cendres ont été en­voyées dans l’es­pace. Le­nou­veauS­cot­ty: Si­mon Pegg, un ac­teur co­mique qu’on a pu voir dans Shaun et les zom­bies ( Shaun of the Dead), Su­per­flic ( Hot Fuzz), Cours tou­jours, Den­nis ( Run, Fat Boy, Run) ain­si que dans Comment perdre ses amis et se mettre tout le monde à dos ( How to Lose Friends And Alie­nate People). Ci­ta­tion­du­nou­veauS­cot­ty: « C’était vrai­ment gé­nial de la part de Rod­den­ber­ry de faire en sorte que l’in­gé­nieur en chef soit écos­sais quand on pense à toutes les in­ven­tions contem­po­raines – la té­lé­vi­sion, la ra­dio, le té­lé­phone – que l’on doit à l’Écosse », af­firme l’ac­teur d’ori­gine à moi­tié écos­saise qui a don­né un ac­cent de Glas­gow à Scot­ty.

Hi­ka­ru Su­lu

Le pi­lote qui ap­puyait sur les bou­tons quand Kirk lan­çait son cé­lèbre « Ahead Warp Fac­tor 3! » L’an­cienSu­lu: George Ta­kei, un ac­teur né à Los Angeles qui a pas­sé une par­tie de son en­fance dans un camp d’in­ter­ne­ment du­rant la Se­conde Guerre mon­diale. Car­riè­re­post-Trek: il a me­né une vie pu­blique en tant que dé­fen­seur des droits des ho­mo­sexuels (il a été un des pre­miers à pro­fi­ter de la loi ca­li­for­nienne – en vi­gueur très briè­ve­ment – en fa­veur du ma­riage ho­mo­sexuel), en prê­tant sa voix à de nom­breux per­son­nages des Simp­sons et en tant qu’in­vi­té à l’émis­sion de Howard Stern. Ré­cem­ment, il a joué le rôle de Kai­to Na­ka­mu­ra (le père de Hi­ro) dans Les hé­ros. Le­nou­veauSu­lu: John Cho, qui joue Ha­rold dans les films de Ha­rold et Ku­mar. Ci­ta­tion­du­nou­veauSu­lu: « Je n’ai ja­mais été un trek­ker, mais j’ai tou­jours été très im­pres­sion­né par leur distribution mul­tieth­nique. George en par­ti­cu­lier m’a gran­de­ment in­fluen­cé dans ma jeu­nesse en tant que jeune Asia­tique. C’était une fier­té de le voir à la té­lé­vi­sion. »

Pa­vel Che­khov

Un jeune en­seigne qui ap­puie sur des bou­tons aux cô­tés de Su­lu. En gé­né­ral, c’était lui qui dé­ter­mi­nait la tra­jec­toire et qui avait à rap­por­ter au ca­pi­taine que les vais­seaux vul­cains avaient dis­pa­ru. L’an­cienC­he­khov: l’ac­teur amé­ri­cain Wal­ter Koe­nig. Car­riè­re­post-Trek: il a par­ti­ci­pé briè­ve­ment à l’émis­sion ca­na­dienne de scien­ce­fic­tion (à pe­tit bud­get) The Star­lost. Il a éga­le­ment in­car­né le mé­chant Bes­ter dans Ba­by­lon 5. Le­nou­veauC­he­khov: l’ac­teur russe An­ton Yel­chin, qui a ré­cem­ment cô­toyé Ro­bert Dow­ney Jr. dans Char­lie Bart­lett. Ci­ta­tion­du­nou­veauC­he­khov: « L’ac­cent (de Koe­nig) n’était pas vrai­ment un ac­cent russe, mais plu­tôt un sté­réo­type d’ac­cent russe is­su de la Guerre froide. » Peu im­porte, c’est l’ac­cent qu’Abrams vou­lait et Yel­chin a dû se plier aux exi­gences de son réa­li­sa­teur.

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