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Il n’y a pas d’an­ciennes pe­tites amies qui hantent Mat­thew McCo­nau­ghey. « Les filles du pas­sé, je suis heu­reux de le dire, ne m’en veulent pas au­tant qu’elles en veulent au per­son­nage de Con­nor », dit-il, en ré­fé­rence au cou­reur de ju­pons qu’il joue dans

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Ke­vin William­son Sun Me­dia

La pré­misse du film est simple : pen­dant le ma­riage de son frère, un pho­to­graphe cé­lèbre pour ses flirts (McCo­nau­ghey) est vi­si­té par le fan­tôme de son oncle Wayne (Mi­chael Dou­glas), un joueur qui a en­sei­gné à Con­nor tout ce qu’il sait, et par un trio d’es­prits es­piègles et ca­pri­cieux. Ces es­prits l’em­mènent faire un voyage dans son pas­sé, son pré­sent et son fu­tur et font prendre conscience à Con­nor qu’il est at­ta­ché à son amour d’en­fance (Jennifer Gar­ner).

Le film, qui dé­bute ven­dre­di, est une autre co­mé­die ro­man­tique sans consé­quence pour le Texan âgé de 39 ans, qui fait suite aux films Comment se faire lar­guer en 10 le­çons, Play­boy à sai­sir, et L’amour de l’or. Pour­tant, McCo­nau­ghey ad­met qu’il sent une cer­taine af­fi­ni­té avec le per­son­nage.

« Je suis to­ta­le­ment bran­ché à l’essence du film », a com­men­té McCo­nau­ghey. « On pour­rait pen­ser que beau­coup de ce que Con­nor et son oncle ra­content est vrai : qui­conque se sou­cie le moins pos­sible de sa re­la­tion a le plus de pou­voir. En­suite, la ques­tion est : est-ce que c’est ce que vous vou­lez vrai­ment ? La pre­mière ré­ac­tion est

AC­TEUR IDÉAL

“Cer­tai­ne­ment !” Mais oui, vous al­lez avoir le pou­voir, mais vous al­lez avoir une vie so­li­taire. »

McCo­nau­ghey s’est lui-même calmé après avoir fré­quen­té quelques-unes des femmes les plus dé­si­rables de la pla­nète, in­cluant Pe­ne­lope Cruz et Ash­ley Judd. Lui et sa pe­tite amie, la man­ne­quin bré­si­lienne Ca­mi­la Alves, ont un fils d’un an qui se nomme Le­vi.

Pour­tant, il dit qu’il ne pou­vait pas ré­sis­ter à la chance de jouer un per­son­nage si po­li­ti­que­ment in­cor­rect.

« C’était un rôle vrai­ment bien écrit et très co­lo­ré. Dans ce genre de film, je n’ai pas tou­jours l’oc­ca­sion de jouer un homme do­mi­nant qui a des opi­nions tran­chées, qui est gros­sier et ef­fron­té. »

Les qua­li­tés de McCo­nau­ghey en ont fait l’ac­teur idéal pour le film, dit le réa­li­sa­teur Mark Wa­ters. « Nous connais­sons tous un gars au col­lège qui cou­chait avec plu­sieurs femmes et au­cune ne le dé­tes­tait vrai­ment pour ce­la, dit Wa­ters. Les filles étaient im­pres­sion­nées et vous vous de­man­diez comment il s’y pre­nait pour s’en ti­rer. C’est pour­quoi nous avons choi­si Mat­thew, parce qu’il a cette force. »

Pour­tant, le rôle a failli échouer à quel­qu’un d’autre. Lors d’une des nom­breuses ver­sions du scé­na­rio, on avait son­gé à Vince Vaughn dans le rôle prin­ci­pal.

LONG CHE­MIN

« Vaughn est vrai­ment drôle, mais vous vous de­man­dez s’il ne se­ra pas trop dur en li­vrant le texte, ex­plique Wa­ters. Il y a quelque chose de par­ti­cu­lier avec le charme de Mat­tew : c’est un gars qui fait la pluie et le beau temps avec les femmes. »

Même avant que le per­son­nage ait mi­ra­cu­leu­se­ment droit à la ré­demp­tion, les spec­ta­trices « lui par­donnent dé­jà à moi­tié de toute fa­çon », constate Wa­ters.

Est-ce que McCo­nau­ghey pense qu’il est pos­sible de chan­ger à tel point et de pas­ser d’une ca­naille à un mo­no­game ro­man­tique ? Peut-être avec l’aide de Charles Di­ckens, concède-t-il.

« C’est un long che­min à fran­chir pour le per­son­nage, mais nous avions un grand élé­ment dans cette his­toire pour y ar­ri­ver : les fan­tômes qui m’ef­fraient ter­ri­ble­ment. C’est co­mique, mais la vi­site des fan­tômes du­rant une seule nuit peut vous faire chan­ger pas mal plus vite qu’une thé­ra­pie d’un an. »

PHOTO COUR­TOI­SIE

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