Zems à la fo­lie !

Le Journal de Montreal - Weekend - - TOURISME -

COTONOU, Bé­nin | L’es­sen­tiel du trans­port ur­bain à Cotonou, la mé­tro­pole du pays, comme dans toutes les lo­ca­li­tés bé­ni­noises, est as­su­ré par un nombre in­croyable de zems, comme on dé­signe ici les mo­tos-taxis.

L’ap­pel­la­tion de zem uti­li­sée dans tout le pays vient du mot zé­mid­jan, qui, en fon, la prin­ci­pale langue du Bé­nin, si­gni­fie « Em­mène-moi vite ! »

À Cotonou, les zems se comptent par di­zaines de mil­liers, qui cir­culent jour et nuit se­lon une conduite très anar­chique et très dan­ge­reuse. Pour l’équi­valent d’un dol­lar ou même moins, les zems vous font fa­ci­le­ment chan­ger de quar­tier.

Uti­li­sant de pe­tites cy­lin­drées de fa­bri­ca­tion chi­noise, les zems sont à pré­sent contraints de chan­ger de mo­dèle pour adop­ter des ma­chines moins pol­luantes, sur­tout que tous s’ap­pro­vi­sionnent au­près de mar­chands im­pro­vi­sés de bord de che­min en car­bu­rant fre­la­té im­por­té en contre­bande du Ni­gé­ria voi­sin.

Dans cha­cune des lo­ca­li­tés du Bé­nin, les zems sont nor­ma­le­ment te­nus par les au­to­ri­tés mu­ni­ci­pales de por­ter une veste uni­forme d’une cou­leur par­ti­cu­lière.

Plus com­pé­ti­tifs en termes de ra­pi­di­té et de ta­rifs, les zems, terme qui dé­signe aus­si bien les mo­tos que leurs conduc­teurs, ont par­tout contri­bué à ré­duire la place des au­tos-taxis, si ce n’est par­fois à faire dis­pa­raître celles-ci.

CARS MO­DERNES

De­puis que le Bé­nin s’est do­té d’un ré­seau rou­tier digne de ce nom, il y a moins de dix ans, le trans­port in­ter­villes est de­ve­nu ra­pide, ponc­tuel et confor­table.

Plu­sieurs com­pa­gnies de cars, do­tées de vé­hi­cules mo­dernes, se dis­putent à pré­sent le mar­ché des voya­geurs sur les lignes re­liant Cotonou, au sud, aux lo­ca­li­tés du nord du pays, soit un tra­jet de plus de 700 km.

On peut ain­si s’at­tendre à par­tir et à ar­ri­ver à l’heure, et à ef­fec­tuer le voyage dans des condi­tions agréables. Cer­taines com­pa­gnies as­surent même des ré­ser­va­tions à l’avance avec places dé­si­gnées.

Mal­heu­reu­se­ment, les axes sud­nord, mis à mal par l’in­ces­sant trans­port de mar­chan­dises par ca­mions vers le Ni­ger et le Bur­ki­na Fa­so au dé­part du port de Cotonou, se dé­gradent ra­pi­de­ment, no­tam­ment dans cer­taines sec­tions construites à ra­bais par des en­tre­prises chi­noises.

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