D’un rêve à l’autre

Pas­sant d’un rêve à l’autre, Jonathan Roy en­vi­sage d’ac­cro­cher ses pa­tins et de pas­ser la ron­delle à sa nou­velle car­rière mu­si­cale.

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Pierre O. Nadeau

« Ma dé­ci­sion n’a pas en­core été prise, mais elle penche vers ça; je crois avoir ac­com­pli ce que j’avais à ac­com­plir au ho­ckey et qu’il est temps pour moi de réa­li­ser un autre rêve », confie au Jour­nal le gar­dien de but des Rem­parts, qui pro­fite de l’en­tière bé­né­dic­tion pa­ter­nelle. « J’ai la chance d’avoir un très bon père, qui m’ap­puie dans toutes mes réa­li­sa­tions. Je crois même qu’il est de­ve­nu un de mes fans », ajoute en sou­riant le jeune ar­tiste de 20 ans, qui a vu Pa­trick Roy ver­ser une larme d’émo­tion à l’oc­ca­sion de sa pre­mière pres­ta­tion sur la scène de l’Im­pé­rial de Qué­bec, où le nou­veau ve­nu de la chan­son prend de l’as­su­rance de mer­cre­di en mer­cre­di.

Son amour de la mu­sique, il ne le tient pas de son père, mais de son grand-père, Mi­chel Roy, qui s’était fait connaître au sein de la for­ma­tion Les Mé­ga­tones et qui compte deux al­bums de jazz à son ac­tif, pro­duits au cours des der­nières an­nées.

TOUT LE MONDE EN PARLE

Ce­lui qui, il n’y a pas si long­temps en­core, s’amu­sait à imi­ter Les Backs­treet Boys de­vant son mi­roir, s’in­ves­tit à fond dans sa nou­velle car­rière. Au cours des der­nières an­nées, il a com­po­sé plu­sieurs textes de chan­sons (voir autre texte), qu’il a ras­sem­blées sur un pre­mier al­bum en an­glais, What I’ve Be­come, qu’il pré­sen­te­ra demain soir à l’émis­sion Tout le monde en parle. Le fou­gueux ho­ckeyeur, qui af­fron­te­ra la jus­tice à la mi-juillet pour avoir avoir rué de coups son vis-à-vis des Sa­gue­néens, ne craint pas de faire face à la mu­sique. « Au dé­but, on m’a dé­con­seillé de par­ti­ci­per à l’émis­sion, mais j’ai dé­ci­dé de m’as­su­mer et de faire dé­cou­vrir au pu­blic une autre fa­cette de Jonathan Roy. »

Il ajoute qu’« il se­ra dif­fi­cile d’abor­der l’af­faire qui est pen­dante de­vant les tri­bu­naux. Mais pour le reste, je suis très ou­vert… »

Jonathan Roy, qui s’af­fiche dé­jà comme une star sexy sur le site MyS­pace sous le nom d’ar­tiste J.O.E. Da­king, se sent d’at­taque pour une car­rière in­ter­na­tio­nale. « Mais je suis cons­cient que j’ai beau­coup de che­min à faire et que je me dois d’abord et avant tout de conqué­rir le pu­blic qué­bé­cois. Je suis prêt à y mettre tous les ef­forts, à mul­ti­plier les pres­ta­tions pour me faire connaître. »

EN FRAN­ÇAIS

Comme il a gran­di au Colorado, Jonathan Roy est bien sûr plus fa­mi­lier avec la langue de Sha­kes­peare. Tou­te­fois, il s’est dé­jà mis à l’étude du fran­çais pour mieux le lire et l’écrire, car il se pro­met bien d’of­frir plus tard un al­bum dans la langue de Mo­lière.

Plu­sieurs spectacles l’at­tendent au cours de l’été : il se­ra du spec­tacle de la fête du Ca­na­da, le 1er juillet, sur les Plaines, et on le re­trou­ve­ra avec ses mu­si­ciens sur la scène de l’Im­pé­rial de Qué­bec du­rant le Fes­ti­val d’été.

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