As­so­cié à l’École du Show­bizz

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Mi­chelle Cou­dé-Lord

Mar­tin Des­champs s’est as­so­cié à l’École du Show­bizz parce qu’il croit en la re­lève. Après 20 ans de car­rière, l’au­teur-com­po­si­teur, le ro­cker, le gars tendre sait tout à fait ce qu’il veut dans ce mé­tier. Et il a bien l’in­ten­tion de conti­nuer à tra­vailler très fort pour gar­der sa place.

L’École du Show­bizz existe de­puis quinze ans et forme des jeunes pour tra­vailler dans l’in­dus­trie comme pre­neur de son, tech­ni­cien, en so­no­ri­sa­tion ou en gé­rance.

« Je dis aux étu­diants, si vous choi­sis­sez ce tra­vail de l’ombre, faites-le bien et de­ve­nez la lu­mière. La bu­si­ness change peut-être, mais le ta­lent reste et le suc­cès vient avec le tra­vail tout sim­ple­ment », confie Mar­tin Des­champs en en­tre­vue au Jour­nal.

D'ailleurs, un des étu­diants for­més à l’École du Show­bizz est de­ve­nu un membre de son équipe de spec­tacle. Il se nomme Fran­cis Durand. « C’est notre guide, notre phare, notre homme de confiance », in­dique avec fier­té Mar­tin Des­champs.

LE RÉ­SUL­TAT DU TRA­VAIL

Ce der­nier a même com­po­sé une chan­son avec son com­plice Joey pour se faire en­core plus le porte-voix de cette école en la­quelle il croit.

« Le mi­lieu du spec­tacle, du show­bizz n’est pas fa­cile. Tu te dois d’y croire très fort et de sa­voir si c’est une pas­sion ou pas. Si­non, tu vas vite sa­voir que ce n’est pas ta place », ex­plique le chan­teur.

Lui, il a pris sa car­rière to­ta­le­ment entre ses mains il y a deux ans. Il a dé­ci­dé de se pro­duire lui-même et ne le re­grette pas.

« C’est plus de tra­vail en­core, mais je crois qu’après 20 ans, j’ai as­sez de mé­tier pour sa­voir faire les choses et sur­tout prendre la bonne route, celle qui me res­semble. »

TOUT EN DOU­CEUR

Il a sur­pris beau­coup de monde avec son al­bum Le pia­no et la voix. Une mu­sique toute en dou­ceur, comme cette chan­son qui tourne beau­coup à la ra­dio sous le titre Ma pe­tite dou­ceur, dé­diée à sa pe­tite fille de 5 ans, Lou.

Mar­tin Des­champs ex­plique sa dé­marche.

« Paul Baillargeon - ce­lui qui a écrit pour Cé­line Dion Une co­lombe - m’a écrit une chan­son, Dans ta peau, et a trou­vé que ma voix était par­faite pour chan­ter l’amour avec ces mots-là.

« Ma mère l’a en­ten­due et l’a trou­vée su­per belle. Je lui ai té­lé­pho­né et de là est né cet al­bum tout en dou­ceur et une nou­velle ami­tié. C’est un dé­tour vo­lon­taire de ma part. J’ai fait des spectacles dans des pe­tites salles avec cette mu­sique et, fran­che­ment, le ré­sul­tat me plaît et les gens ap­pré­cient.»

S’ADAP­TER

At­ten­tion, le ro­cker n’est pas en­ter­ré. Au contraire, il re­pren­dra la route cet été dans plu­sieurs fes­ti­vals avec sa grande tour­née rock.

« Il faut in­no­ver, s’adap­ter, tes­ter beau­coup de choses, car le mi­lieu de la mu­sique est en pleine mou­vance. Ce­la nous force à être en­core plus créa­tif. Moi, de­puis que je suis né, je m’adapte, donc je fonce et es­saie de nou­velles voies. Au­jourd’hui, avec In­ter­net et les nou­velles pla­te­formes, vendre 15000 al­bums est un beau suc­cès. J’ai ce ré­sul­tat avec cet al­bum plus doux donc je me dis que ça valait la peine d’es­sayer », ajoute Mar­tin Des­champs.

Il est heu­reux que les ra­dios jouent beau­coup la chan­son écrite pour sa fillette.

« Ce sont des pa­roles qui viennent du plus pro­fond de mon coeur, je ne suis pas sur­pris que ça touche les gens.»

Comme le ro­cker prend sou­vent la route, il dit que sa pe­tite Lou est son re­père, que sa fa­mille est son re­fuge.

« Dans la vie tant que tu restes toi-même et pas­sion­né dans ce que tu fais, tu ne peux pas perdre. C’est le mes­sage que je veux lais­ser aux jeunes de cette école qui optent pour tra­vailler dans la bu­si­ness du show­bizz. Il faut qu’ils aient la flamme, c’est ce qui va leur as­su­rer de du­rer » conclut Mar­tin Des­champs. Il in­vite ses fans à la suivre dans sa tour­née Rock Tour 2009.

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