DO­RO­THY MILLS (Do­ro­thy) /5

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

D’ordre psy­cho­ju­di­ciaire en en­trée de jeu, l’in­trigue de Do­ro­thy vire peu à peu au fan­tas­tique. Or, la ma­noeuvre n’est pas convain­cante. En ef­fet, lors­qu’on ap­prend que la jeune fille schi­zo­phrène est pos­sé­dée par l’es­prit de trois ado­les­cents morts, l’his­toire perd toute lo­gique. Au lieu de s’éclai­rer à la lu­mière de cette nou­velle in­for­ma­tion, cer­taines scènes du film de­viennent car­ré­ment in­com­pré­hen­sibles. Ce glis­se­ment de genre est d’au­tant plus re­gret­table qu’Agnès Mer­let réus­sit dans le pre­mier tiers de son film à for­ger un cli­mat op­pres­sant, grâce à une mise en scène fluide aux as­tu­cieux élé­ments in­so­lites. Jenn Mur­ray com­pose une sai­sis­sante jeune ma­lade.

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