Lieu aux lourds sou­ve­nirs

Le Journal de Montreal - Weekend - - TOURISME -

GROSSE-ÎLE | (MAS) Le site de Grosse-Île est un lieu de pè­le­ri­nage pour les Ir­lan­dais, qui, par mil­liers, y sont pas­sés de 1845 à 1937 dans l’espoir d’une vie meilleure. Cer­tains n’en res­sor­tirent ja­mais.

Après les vagues d’im­mi­grants de l’Eu­rope conti­nen­tale qui fuyaient le cho­lé­ra, ce sont les Ir­lan­dais qui, à comp­ter de 1845, com­men­cèrent à ar­ri­ver au quai de Grosse-Île, pla­cés là en qua­ran­taine avant d’ac­cos­ter à Qué­bec.

Af­fli­gés par une fa­mine ma­jeure et par le ty­phus qui fai­sait rage dans leur pays, ce sont par mil­liers que les ha­bi­tants de l’île éme­raude mirent les voiles vers la plus grande porte d’en­trée de l’Amé­rique à l’époque, dans l’espoir de s’y ins­tal­ler ou de mi­grer à l’Ouest ou aux États-Unis.

De toutes les an­nées, 1847 de­meure l’an­née la plus mar­quante dans l’ima­gi­naire col­lec­tif. Après une tra­ver­sée dif­fi­cile de l’At­lan­tique qui fit plus de 5 000 morts, plus de 68 000 im­mi­grants pas­sèrent par Grosse-Île.

De cette an­née, on compte 5 424 en­ter­re­ments sur le ci­me­tière de l’île, soit 80 % de tous les en­ter­re­ments de son his­toire.

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