CO­MÉ­DIE À LA MEXI­CAINE

Ru­do y Cur­si est une co­mé­die si­tuée au Mexique à pro­pos de frères, de soc­cer et de ri­va­li­té entre frères et soeurs.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Liz Braun Sun Me­dia

∫ Ru­do y Cur­si ∂∂∂ Un film de Car­los Cua­ron. Avec Gael Gar­cia Ber­nal, Die­go Lu­na et Guiller­mo Fran­cel­la.

Be­to (Die­go Lu­na) et Ta­to (Gael Bar­cia Ber­nal) tra­vaillent dans une plan­ta­tion de ba­na­niers, les deux frères jouent au soc­cer pour l’équipe du vil­lage et les deux sont en com­pé­ti­tion pour l’af­fec­tion de leur mère. Les deux pro­mettent à leur mère de lui faire construire la mai­son de ses rêves.

Un agent (Guiller­mo Fran­cel­la) se montre in­té­res­sé par les deux frères en les voyant jouer au soc­cer. Le hic, c’est qu’un seul joueur ira à Mexico. Après le coup de pied de ré­pa­ra­tion, son choix se porte sur Ta­to.

Be­to reste au vil­lage et conti­nue à jouer aux jeux et à perdre. Ta­to, qui veut vrai­ment être un chan­son­nier, com­mence à s’im­po­ser comme joueur de soc­cer. Il hé­rite d’un so­bri­quet, Cur­sy, ce qui veut dire ba­nal, et d’un contrat de disque et de vi­déo. La vie est belle : su­perbe mai­son, un 4 X 4 et aven­ture amou- reuse avec une ma­gni­fique ani­ma­trice de té­lé et cro­queuse de dia­mants (Jes­si­ca Mas).

Be­to, de son cô­té, connaît éga­le­ment du suc­cès au soc­cer. Un dur gar­dien, il est sur­nom­mé Ru­do, au­tre­ment dit, rude. Il conti­nue à pa­rier.

Cur­si se voit comme une su­per­ve­dette, mais il réus­sit moins bien au soc­cer. Sa vi­déo, les gens s’en foutent.

Ru­do re­nifle trop de coke et il s’adonne trop fré­quem­ment aux jeux. Le soc­cer en souffre.

TRÈS DRÔLE

Ru­do y Cur­si est très drôle, bien que sau­va­ge­ment po­li­ti­que­ment in­cor­rect. Il y a une blague qui re­vient au su­jet de ma­ma. On se moque du fait que tous les en­fants de la fa­mille ont un père dif­fé­rent. On rit de l’élas­ti­ci­té mo­rale de tous.

Ru­do y Cur­si est une co­mé­die à pro­pos de pauvres gens qui s’en­ri­chissent. Ce film, qui fait fu­reur au Mexique, est lé­ger et sou­vent très drôle. Il y a ce­pen­dant un cô­té cruel aux éclats de rire qui peut rendre mal à l’aise.

Ce film est tour­né en es­pa­gnol et sous-ti­tré en an­glais.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.