MEURTRES À LA ST-VA­LEN­TIN 3D

(My Bloo­dy Va­len­tine 3D)

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Dix ans après qu’An­dy, un mi­neur fou, eut tué 22 per­sonnes le jour de la Saint-Va­len­tin, Tom, l’un des rares sur­vi­vants du mas­sacre, rentre chez lui. Son but : mettre de l’ordre dans les af­faires de son dé­funt père et dans sa vie. Il re­noue avec Sa­rah, son an­cienne flamme, s’at­ti­rant du coup les foudres du shé­rif, ma­rié à la belle. Ce der­nier a d’ailleurs tôt fait de pla­cer Tom en tête de liste des suspects quand les meurtres re­prennent et ce, mal­gré les nom­breux in­dices qui dé­si­gnent plu­tôt An­dy, dont le ca­davre n’avait ja­mais été re­trou­vé.

CE QUE NOUS EN PEN­SONS

Bien que Meurtres à la St-Va­len­tin 3D se ré­clame du film de George Mi­hal­ka sor­ti en 1981 (au plus fort de la vague des sla­shers), bien peu de choses sub­sistent de l’ori­gi­nal. Ce­la n’em­pêche nul­le­ment le film de Pa­trick Lussier ( Dra­cu­la 2000) d’ali­gner cli­chés et pon­cifs sans sou­ci ap­pa­rent de re­nou­vel­le­ment. Très pré­vi­sible, l’in­trigue frôle la triche et dé­bouche sur un dé­noue­ment la­bo­rieux avec mon­tage ré­ca­pi­tu­la­tif à la clé, comme pour s’as­su­rer la com­pré­hen­sion du spec­ta­teur ber­né. Construit au­tour de la tech­no­lo­gie 3D, le film com­porte son lot de trou­vailles ma­cabres. La réa­li­sa­tion est com­pé­tente mais de­meure rou­ti­nière.

Les per­son­nages étant tous uni­di­men­sion­nels, on ne s’éton­ne­ra guère du manque de re­lief de l’in­ter­pré­ta­tion.

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