De l’ac­tion pure et dure

N’al­lez pas perdre votre temps à es­sayer de com­prendre le sens du « D-A-C » dans Star Trek D-A-C : les dé­ve­lop­peurs de ce jeu de tir dans l’es­pace re­fusent dé­li­bé­ré­ment de nous le dire. Peut-être que c’est pour ajou­ter un peu de mys­tère à un jeu d’une sim

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Steve Tilley Sun Me­dia

Ba­sé en quelque sorte sur le nou­veau film sexy et ex­plo­sif di­ri­gé par J.J. Abrams, Star Trek D-A-C peut être té­lé­char­gé sur Xbox Live (pour 800 Points Mi­cro­soft, en­vi­ron 13 $) et sur le PlayS­ta­tion Net­work du PS3 (pour 9,99 $).

Puis­qu’il s’agit d’un pe­tit jeu pas cher, Star Trek D-A-C ne peut quand même pas of­frir le même ni­veau d’ex­cel­lence qu’un jeu com­plet ache­té en ma­ga­sin. On re­trouve beau­coup de perles rares dans la liste de jeux té­lé­char­geables de ces deux consoles, mais mal­heu­reu­se­ment, ce­lui-ci n’en fait pas par­tie.

Conçu pour être fa­cile à jouer dès le dé­part, Star Trek D-A-C op­pose les vais­seaux de la Fé­dé­ra­tion à ceux des Ro­mu­liens en­ne­mis dans trois types de par­ties, Match à mort (Death­match), As­saut et Conquête. At­ten­dez un peu… eh ben voi­là. Le mys­tère du D-A-C est ré­so­lu !

En fait, ça res­semble beau­coup à une ver­sion mise à jour du clas­sique d’ar­cade Space War : des vais­seaux qui se pro­mènent sur une pe­tite carte et se bom­bar- dant mu­tuel­le­ment à coups de pha­seurs et de tor­pilles à pho­tons jus­qu’à la mort ou jus­qu’à ce que cer­tains ter­ri­toires aient été cap­tu­rés (en modes As­saut et Conquête).

En plus des gra­phiques fluides, les vais­seaux et les ef­fets so­nores sont ti­rés di­rec­te­ment du nou­veau film. Ce­pen­dant, ne vous at­ten­dez pas non plus à en­tendre des com­men­taires de Jim Kirk ou à aper­ce­voir Uhu­ra en sous-vê­te­ments… en fait, ne vous at­ten­dez pas à une his­toire. C’est un jeu d’ac­tion pur et dur sans au­cun scé­na­rio.

AMU­SANT

Chaque joueur choi­sit un des trois types de vais­seaux dif­fé­rents : un vais­seau ami­ral lent, mais puis­sant (l’USS En­ter­prise pour la Fé­dé­ra­tion et ce­lui du mé­chant Ne­ro dans le film pour les Ro­mu­liens), un bom­bar­dier qui lance des charges ex­plo­sives ou un chas­seur faible, mais très ra­pide. Les cartes sont rem­plies de bo­nus qui ren­forcent vos armes et votre bou­clier ou qui vous per­mettent d’uti­li­ser des pou­voirs spé­ciaux pen­dant un court laps de temps (par exemple un bou­clier oc­cul­teur qui vous rend in­dé­tec­table ou une tor­pille à tête cher­cheuse).

Lorsque vous au­rez ap­pris à contrô­ler votre vais­seau, Star Trek D-A-C de­vient très chao­tique et très amu­sant, sur­tout si vous jouez en ligne contre 11 autres ca­dets de l’es­pace.

Mal­heu­reu­se­ment, c’est un jeu conçu pour être joué en ra­fales, ce qui est quand même dom­mage puisque le film au­rait été par­fait pour réa­li­ser un jeu vi­déo com­plet à gros bud­get.

Bref, Star Trek D-A-C est di­ver­tis­sant pen­dant un cer­tain temps, mais je suis in­ca­pable de com­prendre pour­quoi ils ont dé­ci­dé de gas­piller l’at­trait im­mense du nou­veau film avec un jeu aus­si sim­pliste.

LE MOT DE LA FIN

Star Trek D-A-C est un jeu de tir simple et di­rect qui peut être amu­sant en pe­tites doses, mais qui se­ra loin de sa­tis­faire les Trek­kers ama­teurs de jeux vi­déo.

STAR TREK

D-A-C

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