NOU­VELLE HIS­TOIRE EX­TRA­OR­DI­NAIRE

Mat­thew Pearl a fait d’Ed­gar Al­len Poe sa muse. Ins­pi­ré de l’oeuvre et de l’homme, l’au­teur offre un ro­man d’His­toire et de mys­tère.

Le Journal de Montreal - Weekend - - LIVRES - Agence Qmi

Ed­gar Al­len Poe s’éteint le 7 oc­tobre 1949 dans un hô­pi­tal de Bal­ti­more, quatre jours après avoir été chas­sé d’une ta­verne dans un état de pro­fonde confu­sion men­tale.

Le décès de cet écri­vain gé­nial n’ayant pas été an­non­cé en grande pompe, seuls quatre hommes - soit le mi­ni­mum re­quis pour pou­voir en­suite sou­le­ver le cer­cueil et le mettre en terre! - as­sistent of­fi­ciel­le­ment aux fu­né­railles. De l’autre cô­té des grilles du ci­me­tière, il y en a of­fi­cieu­se­ment un cin­quième en la per­sonne de Quen­tin Clark, un avo­cat idéa­liste de 27 ans fort in­tri­gué par la briè­ve­té de la cé­ré­mo­nie. Dé­cou­vrant qu’elle est liée à la mort de son au­teur fé­tiche, avec qui il en­tre­te­nait d’ailleurs de­puis quelques an­nées une cor­res­pon­dance sui­vie, Quen­tin dé­cide de sau­ver l’hon­neur de l’in­ven­teur du ro­man po­li­cier en en­quê­tant sur les cir­cons­tances né­bu­leuses de ses der­niers jours.

Les faits en­tou­rant le décès de Poe sont en ef­fet dé­rou­tants. En ten­tant de ré­pondre à de nom­breuses ques­tions, c’est le grand avan­tage de ce ro­man, Quen­tin nous per­met, à tra­vers ses très nom­breuses pé­ri­pé­ties, d’ap­prendre beau­coup de choses sur l’homme de lettres et sur son oeuvre. Alors même s’il y a quelques lon­gueurs, on peut dif­fi­ci­le­ment ré­sis­ter à la ten­ta­tion de voir en­fin ré­so­lu l’un des plus grands mys­tères de l’his­toire lit­té­raire amé­ri­caine. Mat­thew Pearl, aux Édi­tions Ro­bert Laf­font, 444 pages, 29,95 $

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