Une nuit à bord du « sous-ma­rin-hô­tel »

Les es­prits aven­tu­reux pour­ront, dès la mi-juillet, vivre l’ex­pé­rience unique d’une nuit à bord du sous-ma­rin Onon­da­ga, au site his­to­rique ma­ri­time de Pointe-au-Père, à Rimouski. Claus­tro­phobes s’abs­te­nir !

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« Il faut faire at­ten­tion de ne pas se co­gner la tête… mais on n’y pé­nètre pas par des écou­tilles. On y pé­nètre par des portes qui ont été dé­cou­pées sur la coque aux deux ex­tré­mi­tés, donc je pense que la claus­tro­pho­bie de­vrait être plus sup­por­table », lance à la blague le di­rec­teur du pro­jet, Serge Guay. N’em­pêche, c’est le dé­pay­se­ment to­tal.

Le concept d’une nui­tée, dans une cou­chette su­per­po­sée, au coeur d’un sous­ma­rin aux cor­ri­dors exi­gus au­ra de quoi sa­tis­faire les plus exi­geants en ma­tière d’ori­gi­na­li­té… mais il risque de dé­ce­voir les ama­teurs de confort. On est bien loin de l’hô­tel quatre étoiles! Ce qu’on vous pro­pose, c’est une nuit thé­ma­tique, une im­mer­sion dans le monde fas­ci­nant des sous-ma­ri­niers qui évo­luaient dans ce mo­nu­ment té­moin de la guerre froide.

« C’est vrai­ment une ex­pé­rience ! On parle de 70 hommes dans un na­vire qui na­vi­guaient la plu­part du temps com­plè­te­ment sous l’eau… une es­pèce de pe­tite ville au­to­nome qui fa­brique son eau et son air, et qui a pour deux mois et de­mi de nour­ri­ture à bord. C’est un monde que per­sonne ne connaît », s’em­balle Serge Guay. L’Onon­da­ga, qui a vu sa car­rière prendre fin dans la ma­rine ca­na­dienne en 2000 de­vien­dra le pre­mier et le seul sous-ma­rin au pays à être ac­ces­sible au pu­blic.

OPÉ­RA­TION « NO­VEM­BER »

Pour aus­si peu que 65 $ (75 $ pour les adultes), il se­ra pos­sible de vivre à fond l’Opé­ra­tion bap­ti­sée « No­vem­ber ». « L’idée, ce n’est pas de rem­pla­cer un hô­tel… s’es­claffe Serge Guay. C’est un peu de vivre comme si on fai­sait une for­ma­tion de sous-marinier. Les gens ar­rivent à 20h30, ren­contrent le ca­pi­taine d’armes (un co­mé­dien qui joue ce rôle), puis on fe­ra sem­blant d’être sous l’eau. Tout le monde est sous-marinier et re­çoit une for­ma­tion. »

« La salle des tor­pilles était uti­li­sée comme salle de ci­né­ma pour l’équi­page, alors un pe­tit film y se­ra pro­je­té », ajou­tet-il, pré­ci­sant que tous les « ma­te­lots » au­ront leur ra­tion (un pe­tit verre) et qu’on leur ser­vi­ra le pe­tit-dé­jeu­ner à 7 h, le len­de­main. « On a dé­jà des ré­ser­va­tions pour la ca­bine du ca­pi­taine (à 125$)... c’est le grand luxe », s’es­claffe-t-il, ad­met­tant que le seul pri­vi­lège est d’avoir une cer­taine in­ti­mi­té que les autres n’au­ront pas.

1. Le pro­mo­teur du pro­jet, Serge Guay, convie les in­té­res­sés à vivre 24 h dans la vie de sous­ma­ri­niers. 2. Avec ses cou­chettes su­per­po­sées, le vieux sub­mer­sible n’a rien d’un hô­tel quatre étoiles. 3. L’Onon­da­ga de­vien­dra le pre­mier sous-ma­rin à être ac­ces­sible au pu­blic. 4. La salle des tor­pilles se­ra conver­tie en salle de ci­né­ma et les « ma­te­lots » d’un jour au­ront droit à un pe­tit verre comme le veut la tra­di­tion. 5. L’im­pres­sion­nante salle des mo­teurs.

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