ENTRE LE RIRE ET LES PLEURS

Nou­veau pa­pa de­puis cinq mois d’un gar­çon nom­mé Axel, né pré­ma­tu­ré­ment mais au­jourd’hui en pleine san­té, Sté­phane Rousseau sait fort bien qu’il écrit, à 42 ans, un nou­veau cha­pitre de sa vie d’homme. Quant à l’ar­tiste, il conti­nue sa route rem­plie de succ

Le Journal de Montreal - Weekend - - LA UNE - Mi­chelle Cou­dé-Lord

ST É P H A N E ROUSSEAU

Il nous a don­né ren­dez-vous à la Ta­verne Ma­gnan, un geste sym­bo­lique sans doute du nou­veau pré­sident du Par­le­ment qui veut res­ter près du vrai monde.

Il est vê­tu « propre, propre » comme il le dit si bien, ar­ri­vant tout juste de la confé­rence de presse an­non­çant sa par­ti­ci­pa­tion aux Par­le­men­te­ries édi­tion 2009.

Com­plet, cra­vate, che­mise blanche... Même son at­ta­chée de presse est à ses cô­tés. Il nous manque juste son pro­gramme de par­ti ma foi.

Une seule fausse note, sa cou­leur de che­veux, un faux blond qui dé­tonne avec son nou­vel em­ploi de po­li­ti­cien.

« Un test de che­veux pour un rôle au ci­né­ma qui je l’es­père se concré­ti­se­ra. Rien n’est si­gné donc je ne peux en par­ler. »

Il n’a pas tour­né de­puis Modern Love et As­té­rix aux Jeux Olym­piques.

HUARD-MATTE

Su­per­sti­tieux, il pré­fère évi­ter le su­jet et re­ve­nir à ce nou­veau job de pré­sident du Par­le­ment avec ses com­plices de l’humour, Mar­tin Matte, Pa­trick Huard et Laurent Pa­quin, tous des chefs de par­ti. Il re­trouve avec joie Laurent Pa­quin, son com­plice de la co­mé­die mu­si­cale Chi­ca­go.

« On ne peut pas dire non à Lu­cie Ro­zon, elle sait nous convaincre, avoue d’en­trée de jeu Sté­phane Rousseau.

« Et tra­vailler avec Mar­tin Matte et Pa­trick Huard, c’est ex­ci­tant. Ces deux-là sont tel­le­ment big que ça m’in­ti­mide. Je ne sais pas si je vais oser le dire car l’im­pact sur lui va tel­le­ment être énorme, mais je trouve que Mar­tin Matte est un phé­no­mène. Et la car­rière de Huard est un mo­dèle pour moi. J’ado­re­rais tra­vailler avec lui au ci­né­ma. Donc, oui, j’ai peur de ne pas être à la hau­teur », confie le plus sé­rieu­se­ment du monde le ta­len­tueux Sté­phane Rousseau.

LUI DE­VANT DE­PAR­DIEU

Une dé­cla­ra­tion qui peut sur­prendre, mais plus il dé­crit la per­sonne qu’il est, plus on sai­sit ce qu’il veut dire vrai­ment.

« Je suis ti­mide. Je pré­fère mon­trer mes doutes, mes peurs qu’af­fi­cher une as­su­rance dé­con­cer­tante qui n’est pas vraie. Par contre une fois que je suis convain­cu, ha­bi­tuel­le­ment ça marche.

« Quand j’ai dit sur le pla­teau d’As­té­rix à Gé­rard Dé­par­dieu que j’avais pra­ti­que­ment peur de faire des faux pas, tel­le­ment qu’il était grand à mes yeux, je crois qu’à ce mo­ment-là, j’ai ga­gné son res­pect. J’al­lais tout de même pas jouer à la star de­vant De­par­dieu. C’est ce que je veux dire quand je dis qu’à af­fi­cher une trop grande as­su­rance par­fois tu ne sors pas tou­jours ga­gnant. »

PHOTO THIER­RY AVRIL

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