«Le plus GROS DÉ­FI de ma vie»

« C’est un mé­chant thrill. La ronde de qua­li­fi­ca­tions, tout le monde la fait et ils gardent les 12 meilleurs temps, mais la « ba­layeuse », c’est très dur phy­si­que­ment. À chaque tour, le ni­veau et la vi­tesse aug­mentent. C’est un stress comme je n’en avais

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - De­nise Mar­tel Jour­nal de Qué­bec

« C’est une ex­pé­rience de vie que je ne pen­sais ja­mais connaître. En termes de dé­fi, c’est le plus gros de ma vie. Au vol­ley­ball, j’ai joué dans le col­lé­gial AA, mais c’était un dé­fi d’équipe. À Wi­peout, t’es toute seule! », confie An­nie Fil­lion, en­sei­gnante en ma­thé­ma­tiques à La Ca­ma­ra­dière qui, à sa grande sur­prise, a été sé­lec­tion­née par­mi les 200 can­di­dats qui ont par­ti­ci­pé au tour­nage de l’édi­tion qué­bé­coise de Wi­peout, à Bue­nos Aires, en Ar­gen­tine.

Quant à sa­voir pour­quoi elle a été sé­lec­tion­née, elle pré­sume que c’est plus pour son dy­na­misme et son éner­gie que pour ses com­pé­tences phy­siques. Re­ve­nue à Qué­bec de­puis seule­ment deux jours quand le Jour­nal l’a ren­con­trée, la jeune femme avoue s’être ins­crite sans ja­mais pen­ser être choi­sie.

Elle pré­cise d’ailleurs qu’elle n’avait ja­mais écou­té l’émis­sion avant de voir l’an­nonce à TQS et de dé­ci­der de s’ins­crire. Elle s’est bien re­prise par la suite à TQS et sur YouTube.

« Il était mi­nuit et mon chum se de­man­dait ce que je fai­sais... J’étais sur l’or­di­na­teur en train de rem­plir le for­mu­laire d’ins­crip­tion. S’il y avait eu des cri­tères phy­siques, MarcO­li­vier (Du­beau) au­rait eu un bien meilleur ga­ba­rit que le mien, lui qui a joué au foot­ball chez le Rouge et Or pen­dant cinq ans », lance la jeune femme du haut des ses 5 pi 2 po et ses 120 livres.

SPOR­TIVE ET DY­NA­MIQUE

N’al­lez pas croire ce­pen­dant qu’elle est in­ac­tive, bien au contraire! En plus d’en­sei­gner les maths de­puis trois ans, même si elle a ter­mi­né son bac il y a seule­ment un an, An­nie Fil­lion confie avoir dé­mar­ré, même si elle n’en a ja­mais fait, une équipe de me­neuses de claques avec ses élèves de pre­mière se­con­daire. Elle coache une équi- pe de vol­ley­ball de deuxième se­con­daire, est res­pon­sable aqua­tique de la pis­cine du parc de l’Ap­pren­ti-Sage, où elle tra­vaille de­puis neuf ans, a don­né des cours d’aqua­forme et de gar­dien aver­ti, joue au vol­ley­ball et s’en­traîne en salle...

« Avant de sau­ter sur les “grosses boules”, le stress est grand. Quand je re­gar­dais ça, as­sise sur mon di­van à la mai­son, je riais, mais quand on est juste au-des­sus, c’est autre chose. C’était très dif­fi­cile parce que j’étais tom­bée dans la boue avant, mais je me di­sais “Al­lez ma belle, fonce!” »

« Je vou­lais prou­ver à mes élèves que j’étais plus qu’une prof de maths, que nous les profs on peut faire autre chose que jouer avec des chiffres et que tout le monde est ca­pable de re­le­ver des dé­fis. Quand on veut, on peut. Quand je tom­bais, je me re­le­vais. Je n’ar­rê­tais pas de me dire: “Il y a 1300 élèves qui me re­gardent et qui vont m’aga­cer pen­dant cinq ans si je ne donne pas une bonne per­for­mance” », confie la can­di­date de Wi­peout, qui a cé­lé­bré ses 24 ans la veille de son dé­part pour l’Ar­gen­tine.

Ce n’est que deux se­maines avant de par­tir qu’elle a su qu’elle était sé­lec­tion­née. « C’est tel­le­ment ex­ci­tant... Quand je l’ai su, je suis al­lée plus sou­vent au gym­nase, je fai­sais da­van­tage de mus­cu­laire, de jog­ging, de rol­ler­blade... Je me suis même pra­ti­quée à sau­ter par-des­sus un banc. À la pis­cine, je na­geais avec une veste de sau­ve­tage et mes es­pa­drilles et j’ai même cou­ru sur des ta­pis te­nus par mes ath­lètes me­neuses de claques... », ra­conte An­nie Fil­lion, sou­rire aux lèvres.

Quant à sa­voir si elle s’est ren­due en fi­nale et qui sait, peut-être rem­por­té le gros lot de 5000$, im­pos­sible de sa­voir, puisque le contrat si­gné avec En­de­mol le lui in­ter­dit, sous peine de pour­suite. De plus, comme les gros lots ne se­ront ver­sés qu’après la té­lé­dif­fu­sion, les ga­gnants n’ont au­cun in­té­rêt à s’ou­vrir la trappe. La suite à TQS à la ren­trée.

PHOTO BE­NOÎT GA­RIÉ­PY

Dif­fi­cile de croire, en la voyant dans cette drôle de pos­ture, qu’An­nie Fil­lion en­seigne les ma­thé­ma­tiques au ni­veau se­con­daire à La Ca­ma­ra­dière, l’école qu’elle a fré­quen­tée toute sa vie, avant d’al­ler au Col­lège St-La­wrence et à l’Uni­ver­si­té La­val.

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