L’AU­DACE ET LA CHA­LEUR DE MA­NOU GAL­LO

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - De­nise Mar­tel Le Jour­nal de Qué­bec

En­core peu connue chez nous, la chan­teuse-bas­siste Ma­nou Gal­lo ne manque pas d’au­dace en s’at­ta­quant à une tour­née du Qué­bec qui la mè­ne­ra dans 19 villes d’ici le 6 dé­cembre avec ses trois mu­si­ciens. Elle se­ra à la To­hu ce soir.

Mais l’au­dace n’a ja­mais man­qué à la mu­si­cienne qui sur­pre­nait tout le monde dans son pe­tit vil­lage de la Côte d’Ivoire, en Afrique de l’Ouest, alors que ga­mine, elle jouait des per­cus­sions sur tout et avec tout ce qu’elle trou­vait. Il y a avait l’âge, mais sur­tout, le fait que les per­cus­sions étaient plu­tôt ré­ser­vées aux gar­çons. Si bien qu’elle s’est ra­pi­de­ment re­trou­vée sur scène à faire des tour­nées en Afrique avec plu­sieurs groupes.

« La per­cus­sion est tou­jours là, c’est ma force. La basse est plus har­mo­nieuse, mais elle n’est pas très loin de la per­cus­sion. J’en joue pra­ti­que­ment comme avec des ba­guettes, c’est très ryth­mique. De toute fa­çon, sur scène, je joue de la basse, de la gui­tare et des per­cus­sions », confie Ma­nou Gal­lo, de pas­sage à Qué­bec, mer­cre­di.

« La pe­tite bonne femme de l’époque avait un ca­rac­tère très fort et un dy­na­misme pas pos­sible. Un en­fant, ça fonce plus, ça agit spon­ta­né­ment, naï­ve­ment. La femme d’au­jourd’hui est plus ré­flé­chie », sou­tient en riant la mu­si­cienne qui par­tage sa vie entre Bruxelles, en Belgique, et sa terre na­tale, en Côte d’Ivoire.

PRE­MIÈRE VI­SITE À QUÉ­BEC

Si elle était dé­jà al­lée à Mon­tréal pour les Fran­coFo­lies, il y a trois ou quatre ans, elle en est à sa pre­mière vi­site à Qué­bec. Ex-membre de l’en­semble de mu­si­ciennes Zap Mam­ma, elle n’en fai­sait pas par­tie quand le groupe est pas­sé dans la Vieille Ca­pi­tale. « Je suis ar­ri­vée après et je suis res­tée six ans avec Zap Mam­ma, mais en pa­ral­lèle, je com­po­sais ma mu­sique. »

« Puis, avec le groupe Dji­boi, on a mon­té un spec­tacle ex­pé­ri­men­tal à Bruxelles. J’ai fait un pre­mier al­bum, Di­da, et l’idée de faire ca­va­lier seul avec dif­fé­rents mu­si­ciens s’est im­po­sée. Le deuxième CD s’ap­pe­lait sim­ple­ment Ma­nou Gal­lo et là, le troi­sième qu’on vient tout juste de ter­mi­ner, Low­lin. Ça fait deux ans qu’on tra­vaille sur le disque et le spec­tacle. »

« Jus­qu’à main­te­nant, les cri­tiques sont très bonnes. De toute ma­nière, c’est le genre de mu­sique qui mise beau­coup sur le bouche-à-oreille et le spec­tacle puise dans tout ce que j’ai fait de­puis le dé­but. Les gens ne me connaissent pas beau­coup, mais je suis confiante, parce que le pu­blic ici semble très ou­vert. Ils vont ap­pré­cier la cha­leur et l’éner­gie que j’ap­porte », as­sure la chan­teuse-bas­siste avec un sou­rire étin­ce­lant.

PHOTO STE­VENS LE­BLANC, LE JOUR­NAL DE QUÉ­BEC

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