L’ART DE RÉ­IN­VEN­TER SANS CHAN­GER SA NA­TURE

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Agence QMI – Il y a un peu moins d’un an, Ni­co­las Pel­le­rin et ses com­plices, le bas­siste Si­mon Le­page et le gui­ta­riste Si­mon Ma­rion, fon­daient un tout nou­veau groupe, Ni­co­las Pel­le­rin et les Grands Hur­leurs. Fort de plus d’une cen­taine de spectacles en pro­vince, le trio vient de lan­cer son tout pre­mier al­bum.

Mal­gré le grand suc­cès du disque Fred et Ni­co­las Pel­le­rin, ven­du à plus de 45 000 exem­plaires, Ni­co­las sou­hai­tait de­puis long­temps faire ca­va­lier seul. « Voi­là main­te­nant une quin­zaine d’an­nées que je gagne ma vie avec la mu­sique tra­di­tion­nelle, que je suis dans le ré­seau, que je tourne avec plu­sieurs groupes. Cette an­née, j’avais le goût de dé­mar­rer mon propre pro­jet. Un pro­jet avec le­quel j’al­lais ajou­ter, à la mu­sique tra­di­tion­nelle, une pe­tite touche de mo­der­ni­té et des ar­ran­ge­ments peau­fi­nés. Bref, on es­saie d’être mo­derne, mais sans tou­te­fois dé­na­tu­rer ce qui a dé­jà été fait. »

L’AMOUR COMME TRAME DE FOND

Sur ce pre­mier opus, ne cher­chez pas le conven­tion­nel, Ni­co­las Pel­le­rin et ses deux aco­lytes sou­hai­taient plu­tôt nous em­me­ner ailleurs, au­tant par le son que par les textes. « J’ai tou­jours eu une pré­fé­rence pour les his­toires d’amour. Les chan­sons drôles, celles qui parlent de cu­rés et de ser­vantes, me touchent un peu moins. Nous avons choi­si des textes tra­di­tion­nels, mais comme ce sont prin­ci­pa­le­ment des his­toires d’amour, ça reste au goût du jour. »

Mal­gré le fait que Pel­le­rin soit en­core très at­ta­ché à son vil­lage na­tal, SaintÉ­lie-de-Cax­ton, ce der­nier, n’est pas aus­si pré­sent dans sa mu­sique que dans les contes de son frère. « J’y suis aus­si at­ta­ché, mais ce n’est pas mon che­val de ba­taille. Je suis vio­lo­neux, chan­teux et c’est ça que je fais dé­cou­vrir au monde. Par­ler de SaintÉ­lie, c’est vrai­ment le truc à Fred, et je ne sou­haite pas m’y aven­tu­rer, jus­te­ment pour ne pas qu’on se pile sur les pieds. »

UNE HIS­TOIRE DE FA­MILLE

En plus de vendre leur al­bum à moult exem­plaires, Fred et Ni­co­las Pel­le­rin ont même re­çu un Fé­lix de l’al­bum tra­di­tion­nel de l’an­née en 2007. Mal­gré ce suc­cès, il n’avait ja­mais été ques­tion d’une suite à ce pro­jet. « L’al­bum avec Fred était vrai­ment un pro­jet par­ti­cu­lier. C’était un trip entre frères. Cet al­bum était comme une pa­ren­thèse dans nos car­rières res­pec­tives. Fred fait du conte, et c’est ce qu’il veut faire. Il ne sou­haite pas se lan­cer dans une car­rière mu­si­cale. Moi, je fais de la mu­sique tra­di­tion­nelle et j’en vis de­puis plu­sieurs an­nées. »

En­core un peu dans l’ombre de son frère, Ni­co­las Pel­le­rin en sor­ti­ra très bien­tôt. Très réa­liste, il voit cet al­bum comme une ma­nière de se dé­mar­quer. « C’est sûr que j’ai le goût que les gens dé­couvrent qui je suis, ma per­son­na­li­té, ma mu­sique à moi. En même temps, c’est bien nor­mal que le pu­blic fasse le lien avec mon frère. En­core pour bien des gens, je suis le frère de l’autre. Ils savent que j’existe, que je fais de la mu­sique, mais ils ne connaissent pas mon nom. Par contre, il est im­por­tant de pré­ci­ser que je n’ai au­cune ja­lou­sie par rap­port à mon frère. Oui, sa car­rière est hal­lu­ci­nante, mais comme il est mon frère, d’abord et avant tout, je suis très heu­reux de voir que ses trucs fonc­tionnent bien. » Le pre­mier al­bum du trio Ni­co­las Pel­le­rin et les Grand Hur­leurs est dé­jà en ma­ga­sin de­puis mer­cre­di.

PHOTO AGENCE QMI

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