La beau­té re­trou­vée sur scène

Luc De La­ro­chel­lière fait sa grande ren­trée mont­réa­laise mer­cre­di pro­chain avec son spec­tacle Un toi dans ma tête. Il est at­ten­du de­puis 2001. Un spec­tacle qu’il pré­sen­te­ra par­tout en pro­vince. Dans sa dé­marche, l’au­teur-com­po­si­teur au­ra eu rai­son d’al­ler

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Mi­chelle Cou­dé-Lord

Son al­bum plaît et le spec­tacle se­ra le re­flet de sa dé­marche: sobre, in­ti­miste et ef­fi­cace.

« Je fais moi-même la mise en scène. Ça va me por­ter chance puisque, pour mon der­nier spec­tacle don­né en 2001, j’avais rem­por­té un Fé­lix pour la mise en scène. Donc, je ne dois pas être si mau­vais », dit-il en en­tre­vue.

TOU­CHER LES GENS

Il of­fri­ra toutes les nou­velles chan­sons de cet al­bum, bien re­çu par le pu­blic, et fe­ra aus­si un re­tour en ar­rière.

« C’est un al­bum qui touche le monde. Je sens que les gens l’ont re­çu en conti­nui­té avec ce que j’ai dé­jà fait. C’est ras­su­rant et mo­ti­vant », sou­ligne Luc De La­ro­chel­lière.

La for­mule est in­ti­miste, à l’image du vi­déo­clip de sa chan­son Beau­té per­due : ac­com­pa­gné de quatre mu­si­ciens, vio­lon­celle, contre­basse, gui­tare, bat­te­rie... Un qua­tuor à cordes se­ra ajou­té pour cette ren­trée mont­réa­laise.

« C’est sobre, mais tou­chant. Un show très cen­tré sur les textes et sur mon uni­vers mu­si­cal. Je m’y sens bien. Nous avons don­né jus­qu’à main­te­nant quelques spectacles et je sens une belle com­mu­nion avec le pu­blic. Après cha­cun des spectacles, on sent une pe­tite mon­tée dans les ventes. Donc, ça en­cou­rage. »

Il ex­plique le suc­cès d’Un toi dans ma tête par le fait que, croi­til, « les gens se sont re­con­nus dans mes chan­sons. Les su­jets sont uni­ver­sels. Ce n’est pas une mode du mo­ment. J’ai eu rai­son de prendre mon temps ».

Et il joue même à la ra­dio. La chan­son Beau­té per­due s’est his­sée dans le pal­ma­rès ra­dio. « Là, je suis content. Car la ra­dio, c’est aus­si très im­por­tant. » Un al­bum qui a plu et qui lui a ap­por­té de beaux com­pli­ments. « On m’a dit qu’Un toi dans ma tête était de la trempe d’Écoute pas ça de Jean-Pierre Fer­land et Tu m’aimes-tu? de Ri­chard Des­jar­dins... Deux guides pour moi, deux grands phares. C’est bon pour mon ego » , lance en riant Luc De La­ro­chel­lière.

IN­TI­MISTE ET AU­THEN­TIQUE

Il ne re­gret­te­ra pas donc d’avoir choi­si de par­ler de choses plus per­son­nelles, de peines d’amour, d’espoir, et de vie aus­si.

« C’est un al­bum de ré­flexion. Pas noir; je l’ai vou­lu aus­si rem­pli d’espoir. Ce que j’aime, c’est de voir des spec­ta­teurs, après avoir en­ten­du une fois les nou­velles chan­sons, qui veulent les dé­cou­vrir à nou­veau après le spec­tacle et les ré­en­tendre. C’est le rêve pour tout au­teur-com­po­si­teur. Et là, je sens que pour Un toi dans ma tête, les gens me disent qu’ils se re­trouvent to­ta­le­ment dans cette dé­marche ar­tis­tique. Ça en­cou­rage à conti­nuer.»

Comme si les gens re­trou­vaient l’au­teur-com­po­si­teur de Si fra­gile. Et la com­mu­nion entre le pu­blic et Luc De La­ro­chel­lière est réelle. Mer­cre­di 11 no­vembre, à 21h au Ca­ba­ret Juste pour rire. La pre­mière par­tie est à 20 h, avec Geneviève Tou­pin.

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