Toutes les fa­cettes du mé­tier

Après avoir joué l’an­ti­pa­thique poète Re­naud dans Quatre et de­mi..., Louis-David Morasse in­carne de­puis cinq ans le cour­tier Jé­rôme, un per­son­nage ap­pré­cié du pu­blic dans en ondes à Ra­dio-Ca­na­da, le lun­di, à 20 h.

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin

« À la blague, les au­teurs Syl­vie Lussier et Pierre Poi­rier m’ont dé­jà dit : “Le Qué­bec t’a tel­le­ment haï avec Re­naud, on va te don­ner un per­son­nage que les gens ai­me­ront” », dit Morasse, en en­tre­vue. Non seule­ment les au­teurs de Quatre et de­mi... et de L’au­berge du chien noir lui ont of­fert le rôle d’un bon gars, mais ils lui ont don­né Lyn­da John­son (Ma­ryse dans Quatre et de­mi...) comme amie de coeur et par­te­naire de jeu...

UN GARS DE SA GÉ­NÉ­RA­TION

Dans Quatre et de­mi..., Ma­ryse et Re­naud ont dé­jà for­mé un couple. « Lyn­da tient le même per­son­nage que ce­lui de Quatre et de­mi..., mais moi, je n’ai pas le même rôle. Quand Lyn­da est ar­ri­vée dans L’au­berge du chien noir, elle a fait quelques clins d’oeil à mon per­son­nage en lui di­sant: il me semble que je vous ai dé­jà vu », ra­conte l’ac­teur.

Se­maine après se­maine, L’au­berge du chien noir va cher­cher son lot de té­lé­spec­ta­teurs fi­dèles (au­tour d’un mil­lion). « Ça me jette à terre chaque fois. Je n’en re­viens pas », dit-il.

Louis-David Morasse est heu­reux d’in­ter­pré­ter un gars bien dans sa peau. « Jé­rôme re­pré­sente plu­sieurs gars de ma gé­né­ra­tion. Il est un peu jeune pour prendre en charge la com­pa­gnie pour la­quelle il tra­vaille, mais c’est un per­for­mant, pas un ar­ri­viste, dit Morasse. Pour lui, il n’y a pas que le tra­vail qui compte. Il aime voya­ger, cui­si­ner... »

Qui plus est, Jé­rôme a aus­si la fibre pa­ter­nelle. « Il au­rait bien ai­mé adop­ter l’en­fant de son « ex » Anaïs, mais il ne peut pas. S’il était res­té avec sa blonde, ça au­rait pu se faire, mais ce n’est pas le cas. Avec Ma­ryse, il est trop tôt pour par­ler d’en­fant. Jé­rôme et elle viennent à peine d’em­mé­na­ger en­semble. »

UNE COM­PA­GNIE

Pa­ral­lè­le­ment à sa car­rière d’ac­teur, Louis-David Morasse pos­sède sa com­pa­gnie de pro­duc­tion, Les Pro­duc­tions du Co­lo­nel Fon­dant. « Je sais que ça ne fait pas cré­dible, mais c’est très sé­rieux », dit l’ac­teur ori­gi­naire de Qué­bec. Sa com­pa­gnie vient d’ailleurs de pro­duire Lé­ger pro­blème, le pre­mier court mé­trage d’Hé­lène Florent, une autre de Qué­bec (et qui joue Sté­pha­nie dans La ga­lère).

Le co­mé­dien-pro­duc­teur est fier de ce film, qui a été pré­sen­té dans di­vers fes­ti­vals (Mon­tréal, Rhode Is­land ou en­core To­ron­to) et qui au­ra une vie à Los Angeles, Berlin, Ir­lande et com­pa­gnie. Le court film, d’une du­rée de neuf mi­nutes, ra­conte la vie « d’un Mon­sieur Tout-le-monde qui ver­ra sa jour­née cham­bou­lée », si­gnale Morasse. Vous pou­vez suivre la vie de Lé­ger pro­blème en al­lant sur www.le­ger­pro­bleme.com.

Morasse se pas­sionne non seule­ment pour le jeu et la pro­duc­tion, mais aus­si pour la réa­li­sa­tion. Il a d’ailleurs un pro­jet qu’il a écrit, qu’il vou­drait pro­duire et dans le­quel il sou­hai­te­rait jouer...

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