Suc­com­ber à la TEN­TA­TION

Avec des ventes de plus de 70 mil­lions d’exem­plaires des quatre tomes de la sé­rie et des re­cettes fa­ra­mi­neuses pour l’adap­ta­tion de Fas­ci­na­tion, Twi­light est plus que ja­mais le phé­no­mène de l’heure dans la culture po­pu­laire, au Qué­bec et dans le monde, au

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - Cé­dric Bé­lan­ger

Tas­sez-vous de là, J.K. Row­ling et Dan Brown! En ra­con­tant la ro­mance entre un vam­pire et une ado­les­cente, l’au­teure Ste­pha­nie Meyer a mis la main sur la com­bi­nai­son ga­gnante d’un 6/49 lit­té­raire.

Ses livres ont éta­bli des re­cords de lon­gé­vi­té sur la pres­ti­gieuse liste des meilleurs ven­deurs du New York Times. Lors de la pre­mière jour­née de sa mise en vente, le qua­trième tome, Brea­king Dawn, s’est écou­lé à plus de 1,3 mil­lion d’exem­plaires, une nou­velle marque pour la mai­son d’édi­tion Ha­chette.

Au Qué­bec, le phé­no­mène Twi­light a pris de l’am­pleur avec la sor­tie du pre­mier film, en no­vembre 2008, dit Paule Bol­duc, de Ha­chette Ca­na­da.

« Nous avions ven­du en­vi­ron 40000 exem­plaires des trois pre­miers livres quand le film est sor­ti, en même temps que le qua­trième tome, en no­vembre 2008. Le dé­lire a pris. Nous en sommes main­te­nant, tous les titres confon­dus, à 800000 exem­plaires ven­dus au Qué­bec », dit la res­pon­sable du ser­vice de presse chez Ha­chette Qué­bec, Paule Bol­duc.

« C’est un phé­no­mène ja­mais vu. Chez nous, le seul autre ro­man qui a eu au­tant d’im­pact fut le Code Da Vin­ci, dont on a ven­du entre 250000 et 300000 exem­plaires », pour­suit-elle.

« Chez nous, ç’a été très fort de l’au­tomne der­nier jus­qu’à l’été, dit Mathieu Lou­bert, res­pon­sable du dé­par­te­ment jeu­nesse chez Archambault, qui note que cer­tains ont dé­ci­dé de pro­fi­ter de la manne.

« De­puis le dé­but de cet au­tomne, on m’a pro­po­sé une di­zaine de sé­ries sur les vam­pires. Ce sont des tra­duc­tions, par­mi les­quels on re­trouve plu­sieurs vieux titres qui ont été res­sor­tis. Ça fonc­tionne aus­si très bien. »

RES­TER DANS CE MONDE

Tout le monde, pu­blic fé­mi­nin sur­tout, s’est pris d’af­fec­tion pour Bel­la et Ed­ward et les ac­teurs les per­son­ni­fiant, Kris­ten Ste­wart et Ro­bert Pat­tin­son. Leur his­toire d’amour, au­tant celle à l’écran que l’autre, fic­tive, mille fois dé­men­tie par les deux ac­teurs et que leur prêtent les ta­bloïds, a sé­duit des mil­lions de lec­teurs et ci­né­philes. Cer­tains, même, n’au­raient ja­mais cru de­ve­nir d’aus­si fi­dèles adeptes.

« Je n’avais ja­mais été fa­na­tique de quoi que ce soit avant de dé­cou­vrir Twi­light », dit Pa­tri­cia Morissette, 27 ans, res­pon­sable de www.twi­light­que­bec.com, un site In­ter­net qui re­çoit plus de 1800 vi­si­teurs chaque jour et dont le fo­rum compte 600 uti­li­sa­teurs.

« C’est tel­le­ment une belle his­toire d’amour, ex­plique-t-elle. Quand on est ab­sor­bé, on di­rait qu’on ne peut plus fer­mer la porte. On veut tou­jours res­ter dans ce monde. »

DE FILLES EN MÈRES

Con­trai­re­ment à ce qu’on pour­rait pen­ser, ce ne sont pas que les ado­les­centes qui craquent pour Twi­light. Des lec­teurs de tous les âges dé­vorent les quatre vo­lumes.

« Aux États-Unis, note Paule Bol­duc, il y a les Twi­light moms. Ce sont des femmes de 35-40 ans qui ont dé­cou­vert Twi­light grâce à leurs filles et qui tripent au­tant qu’elles. »

« La moyenne d’âge sur notre site est d’en­vi­ron 25 ans, ren­ché­rit Pa­tri­cia Morissette. On y re­trouve évi­dem­ment plus de filles, mais il y a quand même des gars qui viennent aus­si. »

«On re­joint moins les gars, mais peut-être que ça va chan­ger avec la sor­tie du film Ten­ta­tion, qui est plus phy­sique et ren­ferme plus de scènes de ba­tailles », conclut Mme Bol­duc.

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