OB­SER­VA­TIONS SUR LA VIE

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - Mi­chelle Cou­dé-Lord Le Jour­nal de Mon­tréal

Ob­ser­va­teur du quo­ti­dien, bon ci­toyen, Ma­rio Jean parle des vraies af­faires, du vrai monde et de la vie avec ses hauts et ses bas. Le gros nou­nours nous donne son pouls sur la so­cié­té dans ce qua­trième spec­tacle.

Sur la bouffe: « Je n’en peux plus, je suis com­plè­te­ment mé­lan­gé. Je hais ça tous ces dis­cours qui s’en­tre­mêlent. Donc oui, j’ai un nu­mé­ro sur ces dé­ci­deurs du fri­go. »

Sur les ado­les­cents: « Il y a tant de choses qui se disent sur eux. Tel­le­ment d’his­toires d’hor­reur. J’y vais à fond et après j’opère un vrai chan­ge­ment, une prise de conscience pour conclure qu’au fond, ils ne sont pas si pires que ça et qu’ils sont même mieux que moi. Je suis al­lé cher­cher le guide pour mieux com­prendre les ados au CLSC pour m’ai­der. C’est un bon nu­mé­ro, je crois. »

Sur sa mère: « Le nu­mé­ro le plus émou­vant et que le pu­blic semble le plus ap­pré­cier, si je me fie à la ré­ac­tion des trente pre­miers spectacles de cette tour­née du gros nou­nours. J’ap­pelle ma mère... elle a 75 ans. Le genre de dis­cus­sion au té­lé­phone qui nous per­met quand on vit loin de ses pa­rents de nous dé­cul­pa­bi­li­ser. Plein de gens se re­con­naissent. »

Les po­li­ti­ciens: « Oui, je parle des po­li­ti­ciens, mais je dis aus­si que si on est dans cette si­tua­tion, c’est aus­si à cause de nous. Les gens chialent, mais ne s’im­pliquent pas. Si on veut chan­ger les choses, il faut bou­ger en­semble. C’est in­croyable le pou­voir d’une masse de gens qui se lèvent de­bout. C’est un peu ce­la mon mes­sage. »

Les vices: « Je parle de tous nos vices avec l’aide d’un im­mense théâtre de ma­rion­nettes. Ça se peut pas que des gens se fassent prendre 18 fois en état d’ébrié­té der­rière un vo­lant. Comme ils n’ont pas l’air de com­prendre, on va leur ex­pli­quer comme à un en­fant. »

L’in­som­nie: « Je dors mal...donc, je me paie sur scène une pe­tite sieste. Et à quoi on pense quand on ne dort pas... c’est fou comme ce su­jet re­joint le pu­blic. J’ai du plai­sir avec ce nu­mé­ro. »

L’hy­per­sexua­li­sa­tion: « Là, je dé­croche. Ça va trop vite pour moi. Les clubs échan­gistes, du sexe par­tout, je n’en peux plus. »

« Tout ce que je veux dans ce spec­tacle, c’est di­ver­tir, faire rire. Les temps sont durs pour tout le monde et nous sommes là sur scène pour amu­ser les gens », conclut l’hu­mo­riste Ma­rio Jean, heu­reux de re­trou­ver la scène après une ab­sence de plus de trois ans.

Sa der­nière tour­née Sim­ple­ment...Ma­rio Jean avait rem­por­té un vif suc­cès.

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