UN RÔLE EN OR POUR SAN­DRA BUL­LOCK

Après le suc­cès de La pro­po­si­tion, qui a re­cueilli près de 300 mil­lions $ à tra­vers le monde l’été der­nier, San­dra Bul­lock re­vient dans L’éveil d’un cham­pion.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Agence QMI

Le film, à l’af­fiche ven­dre­di pro­chain, est un drame ba­sé sur des faits réels. Il ra­conte comment Leigh Anne Tuo­hy (Bul­lock), la ma­triarche d’une fa­mille blanche de classe ai­sée du Sud, s’est oc­cu­pée d’un ado­les­cent afro-amé­ri­cain du nom de Mi­chael Oher (joué par Quin­ton Aa­ron), qui fe­ra son che­min pour de­ve­nir un des meilleurs joueurs de foot­ball col­lé­gial et pro­fes­sion­nel de la NFL. Mi­chael Oher joue pré­sen­te­ment comme blo­queur à l’at­taque pour les Ra­vens de Bal­ti­more.

C’est le genre de rôle (pen­sez à Ju­lia Ro­berts dans Erin Bro­ko­vich) qui re­tient l’at­ten­tion lors de l’at­tri­bu­tion des prix : cu­lot­tée, tape-à-l’oeil, mais éga­le­ment sin­cère et vul­né­rable.

Pour­tant, le film, réa­li­sé par John Lee Han­cock, n’était pas fa­cile à vendre.

« Au dé­part, quand j’ai été ap­pro­chée, je ne sa­vais pas comment jouer Leigh Anne, ra­conte San­dra Bul­lock. Alors, John m’a dit de ren­con­trer Leigh Anne, ce que j’ai fait, et j’ai été ren­ver­sée par son éner­gie. Mais je ne sa­vais pas comment la jouer de ma­nière hon­nête et réa­liste. Vous ne rencontrez pas tou­jours une femme avec une telle éner­gie. J’ai res­sen­ti une grande peur en ten­tant de m’at­ta­quer à ce per­son­nage, mais aus­si une grande obli­ga­tion d’être vraie. »

San­dra Bul­lock n’a pas été la pre­mière ac­trice pres­sen­tie pour ce rôle. Lors­qu’elle a si­gné le contrat, Leigh Anne Tuo­hy as­sure pour­tant qu’elle a été ex­ci­tée par le choix de cette ac­trice. « C’était comme les mon­tagnes russes. J’en­ten­dais un nom et je di­sais, “Bah !”. J’en­ten­dais en­suite un autre nom et je di­sais : “Ah oui !”, pour en­suite dire “Ah non !”. Lorsque John a ap­pe­lé un soir pour me dire que San­dra Bul­lock al­lait pro­ba­ble­ment jouer le rôle, j’ai dit : vrai­ment ? Ce se­rait gé­nial ! »

BONNES CHOSES

Se­lon San­dra Bul­lock, « peu im­porte l’ac­trice qui al­lait jouer le rôle de Tuo­hy, ce­la al­lait être une his­toire ins­pi­rante. Nous ne vi­vons pas vrai­ment dans un monde qui ap­puie les bonnes choses que nous pou­vons faire. Ils veulent tous que nous fas­sions de mau­vaises choses, ce qui per­met de vendre cer­tains jour­naux. Cette fa­mille n’a pas agi de la sorte parce que quel­qu’un al­lait écrire un livre ou faire un film, elle a agi de la sorte parce que leur ins­tinct leur di­sait que c’était ce qu’il y avait à faire. Tout le monde s’est évi­dem­ment in­ter­ro­gé sur leurs in­ten­tions, parce qu’on ne fait pas confiance aux gens qui font de bonnes choses en rai­son du fait que nous vi­vons dans un monde triste, mais ils s’en fi­chaient. Ils ont conti­nué. »

HEU­REUSE

Pro­fes­sion­nel­le­ment, la vie de San­dra Bul­lock est ac­tuel­le­ment calme et dé­ten­due, à tel point que l’ac­trice n’a pas en­core dé­ci­dé ce qu’elle al­lait faire en­suite.

« Je me sens com­blée, dans le bon sens, car je n’ai pas à me pré­ci­pi­ter pour trou­ver quelque chose. Je suis de­vant une pile de scé­na­rios et je ne peux pas sup­por­ter l’idée de les lire. Je ne veux pas plon­ger là-de­dans main­te­nant, je veux pro­fi­ter du mo­ment pré­sent. Je suis si heu­reuse que je ne veux pas être dans un autre état d’es­prit. »

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