Un parc mé­con­nu

Le Journal de Montreal - Weekend - - TOURISME -

À Saint-Bernard-de-La­colle, mal­gré la proxi­mi­té de l'au­to­route 15, où passent chaque an­née des mil­liers de gens al­lant en va­cances aux États-Unis, le parc ré­gio­nal SaintBer­nard de­meure mé­con­nu pour la randonnée pé­destre en fa­mille.

L’hi­ver, le site de­meure tout de même fré­quen­té pour ses sen­tiers de ski de fond doubles ou pour sa pa­ti­noire avec des îlots d’arbres. L’an der­nier, le parc a connu une hausse mar­quée de la fré­quen­ta­tion quand l’équipe de Sa­lut bon­jour a dif­fu­sé un to­po, le 26 jan­vier, entre autres sur la pa­ti­noire.

Avant l’hi­ver, le parc n’en est pas moins à dé­cou­vrir pour la marche à même les sen­tiers de ski de fond, ce que j’ai pu consta­ter à nou­veau lors d’une ré­cente vi­site.

SEN­TIER NO 2

Lors de ma pre­mière sor­tie au parc, il y a quelques an­nées, j’ai em­prun­té un cir­cuit de deux ki­lo­mètres avec ma fillette alors âgée de deux ans, la pre­nant de temps à autre dans mes bras. Même si les sen­tiers ne sont pas vrai­ment ac­ces­sibles avec une pous­sette stan­dard, plu­sieurs d’entre eux sont as­sez courts, ce qui convient avec des tout pe­tits.

L’autre jour, j’ai par­cou­ru un cir­cuit de cinq ki­lo­mètres en en­fi­lant plu­sieurs sen­tiers dif­fé­rents. Je me suis d’abord lais­sé ten­ter par le No 2, large et en gra­vier fin, le­quel tra­verse le parc du sud vers le nord.

Che­min fai­sant, j’ai croi­sé plu­sieurs af­fiches illus­trées iden­ti­fiant di­verses es­sences d’arbre. Je me suis at­tar­dé un peu de­vant l’os­tryer de Vir­gi­nie, re­con­nais­sable avec son écorce en lam­beaux de même qu’au charme de Ca­ro­line, au tronc dur, tor­du et can­ne­lé.

VIE ANI­MALE

Alors que je ve­nais de re­gar­der de près un peu­plier bau­mier, une gé­li­notte hup­pée s’est en­vo­lée avec fra­cas, près de l’in­ter­sec­tion des sen­tiers Nos 3 et 4. Après l’avoir sui­vie des yeux, j’ai pour­sui­vi mon che­min dans une cé­drière puis dans une éra­blière où se dresse un im­po­sant érable à sucre au bord du sen­tier.

Le tra­jet passe en­suite sous de gros pins. Quelques troncs d’arbre mort sont cri­blés de trous de pic. Per­ché dans un thuya, un écu­reuil roux m’a re­gar­dé pas­ser.

À l’in­ter­sec­tion du sen­tier No 3, le sen­tier No 2 de­vient en terre bat­tue. En pé­né­trant dans une cé­drière, une gé­li­notte hup­pée a bri­sé le si­lence de son en­vol fra­cas­sant.

À l’in­ter­sec­tion du sen­tier No 9, une autre per­drix, comme on l’ap­pelle fa­mi­liè­re­ment, s’est en­vo­lée puis avec la queue en éven­tail, a pla­né briè­ve­ment au-des­sus du che­min.

SEN­TIER NO 1

De là, j’ai pris le sen­tier No 1 vers le sud. Comme le sen­tier à la li­mite est du parc est droit et large, la vue porte loin. J’ai aper­çu deux biches à bonne dis­tance mais elles ont dé­guer­pi avant que je ne m’ap­proche.

Vers la fin du tra­jet, au sud du parc, le sen­tier sur­plombe un co­teau et longe des champs. Il faut tou­te­fois prendre garde de ne pas prendre le sen­tier No 2 vers le nord mais bien de gar­der le cap vers le cha­let d’ac­cueil à l’ouest.

C’est le seul en­droit où la si­gna­li­sa­tion peut por­ter à confu­sion dans le cir­cuit que j’ai fait.

Par­tout ailleurs, à chaque in­ter­sec­tion, une carte des sen­tiers in­dique où nous sommes avec un pe­tit cercle bleu.

On se re­trouve ai­sé­ment.

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