Pa­ri ga­gné avec le pu­blic pa­ri­sien

Le Journal de Montreal - Weekend - - NEWS - Da­ny Bou­chard Le Jour­nal de Mon­tréal

Après un mois et de­mi de tra­vail, Gre­go­ry Charles fai­sait en­fin salle comble à Paris. « C’est comme mettre le cou­vercle sur la marmite et dire : bye-bye ».

Gre­go­ry Charles a don­né la der­nière re­pré­sen­ta­tion de son spec­tacle à Paris le 14 no­vembre der­nier.

« J’avais hâte de re­ve­nir, mais j’étais triste de de­voir par­tir, ad­met-il. On sen­tait qu’on avait fait dé­col­ler quelque chose. »

À son ar­ri­vée à Paris en sep­tembre, le théâtre Dé­ja­zet sem­blait bien grand pour le show-man qué­bé­cois et ses mu­si­ciens.

« Ça a com­men­cé très bas. La pre­mière se­maine, il y avait 161 per­sonnes dans la salle de 2400 sièges. La deuxième se­maine, c’était 319. La troi­sième se­maine, c’était 1533. Les deux der­nières se­maines, c’était plein, confie Gil­bert Ro­zon, le pro­duc­teur des spectacles de Gre­go­ry Charles.

« Quand on a fi­ni, le spec­tacle était 300 fois meilleur qu’au dé­but », dit-il, lui aus­si dé­çu de ne pas avoir ré­ser­vé le théâtre pour une plus longue pé­riode.

« Ce qu’il nous manque dans ce mé­tier-là, c’est une boule de cris­tal. »

« ÇA A ÉTÉ TOUT LE CONTRAIRE »

Gre­go­ry Charles n’en re­vient tou­jours pas de la ré­ac­tion si en­thou­siaste des Fran­çais.

« On nous avait dit que les Fran­çais ne chan­taient pas, qu’ils ne dan­saient pas, qu’ils n’ap­plau­dis­saient pas. Ça a été tout le contraire.

« Il y avait un es­prit de feu dans la salle. Les gens étaient de­bout constam­ment. »

Au fil des se­maines, le spec­tacle a ga­gné en po­pu­la­ri­té avec le bouche-à-oreille des spec­ta­teurs, la vi­site de quelques in­vi­tés de marque, et de bons re­por­tages dans les jour­naux et même à la té­lé­vi­sion, sur TF1.

Ces jours-ci, Gil­bert Ro­zon mul­ti­plie les ren­contres d’af­faires à Paris pour trou­ver au plus vite un autre théâtre où ame­ner Gre­go­ry Charles.

« En jan­vier ou en fé­vrier, j’es­père que ça va être ça.

« La pro­chaine fois, il faut ren­trer pour six mois », dit-il, en confiant avoir aus­si re­çu des offres de pro­duc­teurs à Édim­bourg, qui ai­me­raient ame­ner Gre­go­ry Charles en Écosse pour un mois l’été pro­chain.

Lui et le show-man qué­bé­cois ont aus­si les yeux tour­nés vers les États-Unis.

« C’est tou­jours dans les plans, mais c’est en­core une ques­tion de « quand? » et « pour com­bien de temps? », in­dique Gre­go­ry Charles.

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