Ne ja­mais perdre espoir

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Mi­chelle Cou­dé-Lord Le Jour­nal de Mon­tréal

Antoine L’Écuyer et Dha­naé Au­detLa­pointe sont les deux jeunes ve­dettes du film Pour tou­jours les Ca­na­diens. Ces deux ac­teurs ont fait bien des ja­loux chez leurs amis en ayant la chance de per­cer le mys­tère des grands Ca­na­diens de Mon­tréal.

« Mes frères étaient pas mal ja­loux », lance Dha­naé, âgée de 23 ans.

Il in­ter­prète William, un joueur de ho­ckey ju­nior qui, à cause du dé­mé­na­ge­ment de ses pa­rents, doit chan­ger d’équipe. Même s’il est ta­len­tueux, il de­vra tra­vailler fort pour se faire ac­cep­ter par ses nou­veaux co­équi­piers. Son en­traî­neur est joué par Claude Le­gault et ses pa­rents par Ch­ris­tian Bé­gin et Cé­line Bon­nier.

De Claude Le­gault, il dit : « C’est un ac­teur criant de vé­ri­té. Il est un bon mo­dèle. »

C’est le pre­mier rôle au ci­né­ma pour Dha­naé Au­det-La­pointe. Au­pa­ra­vant, il a fait par­tie de la sé­rie Les La­vi­gueur en in­ter­pré­tant Mi­chel La­vi­gueur. C’est d’ailleurs là que le réa­li­sa­teur Syl­vain Archambault l’a re­mar­qué. Le jeune ac­teur jouait avec une ron­delle et un ho­ckey pour s’amu­ser. Le réa­li­sa­teur l’a alors in­vi­té à pas­ser une au­di­tion pour le rôle de William.

« Je suis prêt à tra­vailler très fort pour faire ma place dans ce mé­tier », af­firme Dha­naé Au­det-La­pointe.

En par­lant du tour­nage du film, il dit avoir trou­vé dif­fi­ciles les scènes de ho­ckey. « C’est comme une cho­ré­gra­phie qu’on doit sa­voir par coeur. Ça exige beau­coup de co­hé­sion. Je re­mer­cie d’ailleurs les joueurs du Col­lège fran­çais de Lon­gueuil pour m’avoir ai­dé à amé­lio­rer mes tech­niques de joueur. »

Dha­naé Au­det-La­pointe par­tage de belles scènes avec Jean La­pointe, qui joue Ger­ry, le res­pon­sable de la Zam­bo­ni au Centre Bell.

« Quel ac­teur, quel homme gé­né­reux. Tout est vrai avec lui. Ce fut une grande ex­pé­rience. Pour un jeune co­mé­dien comme moi, j’en sors gran­di. »

Il y a fort à pa­rier qu’on va re­voir au grand écran ce jeune homme dé­jà sûr de lui et convain­cu que ce mé­tier-là, c’est sa vie.

ANTOINE L’ÉCUYER

Son jeune par­te­naire dans le film, Antoine L’Écuyer, a 12 ans. Son grand-père était le maître Guy L’Écuyer. On peut certes dire que ce jeune ac­teur a hé­ri­té de bons gènes.

Le jeune Antoine tient ce film sur ses épaules. Il joue le pe­tit Da­niel, l’en­fant ma­lade à Sain­teJus­tine qui a be­soin d’un rein pour vivre. Fan de ho­ckey, il vit d’espoir et est ha­bi­té par un grand cou­rage.

Humble, Antoine ne cache pas que ce fut dif­fi­cile de jouer un en­fant ma­lade. « Il a même fal­lu qu’on me mette des gouttes dans les yeux afin que je pleure plus fa­ci­le­ment. Ce fut très dur, mais je suis fier du ré­sul­tat. »

Il dit avoir ai­mé sa scène avec Koivu, l’an­cien ca­pi­taine des Ca­na­diens de Mon­tréal, et ajoute qu’il a pu tou­cher à la Coupe Stan­ley.

« On a fait un film pour tou­cher les gens et je crois que les fa­milles ai­me­ront ce­la. »

Il aime vivre des ex­pé­riences de pla­teau et es­père aus­si avoir une belle car­rière. « Ce n’est pas Hol­ly­wood ici. Je ne suis pas une star. J’ai la chance de jouer des rôles et je m’aper­çois que j’aime ce­la. »

Antoine L’Écuyer, que l’on ver­ra dans la sé­rie Les res­ca­pés, sait fort bien que la route est longue avant d’être une ve­dette.

Mais il a un mo­dèle. « Moi, un gars comme Pa­trick Huard m’ins­pire énor­mé­ment. Il réa­lise, il est hu­mo­riste, il écrit et est un bon ac­teur. C’est une car­rière po­ly­va­lente comme ce­la que j’ai­me­rais me­ner. »

Quand on lui de­mande comment il ré­su­me­ra le film à ses amis d’école, Antoine L’Écuyer ré­pond : « Pour tou­jours les Ca­na­diens ra­conte l’his­toire d’une grande équipe et, à tra­vers ce­la, il y a ce jeune gar­çon ma­lade qui leur rap­pelle qu’il ne faut ja­mais perdre espoir. »

PHOTO COUR­TOI­SIE

Antoine L’Écuyer et Dha­naé Au­det-La­pointe, des fu­turs grands du ci­né­ma.

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