DE LA CHAN­SON AUX ARTS MAR­TIAUX

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Agence QMI

On l’ap­pelle le Jus­tin Tim­ber­lake de la Co­rée. Ji-Hoon Jeong, Rain de son nom de scène, est une su­per­star de la chan­son en Asie. Il de­meure tou­te­fois re­la­ti­ve­ment peu connu en Amé­rique du Nord mal­gré ses ap­pa­ri­tions au Vi­deo Mu­sic Awards de MTV et le fait d’avoir été dé­si­gné par la re­vue People Ma­ga­zine comme l’une des per­sonnes les plus belles du monde.

Mais il ne pas­se­ra pro­ba­ble­ment pas long­temps in­co­gni­to.

Rain a joué dans Speed Ra­cer en 2008 et il est la ve­dette de Nin­ja as­sas­sin, un film d’ac­tion axé sur les arts mar­tiaux pro­duit par Joel Sil­ver et les frères Wa­chows­ki.

De pas­sage au Ca­na­da pour faire la pro­mo­tion de Nin­ja as­sas­sin, qui vient d’être lan­cé en salle, Rain sem­blait content de se trou­ver dans un en­droit où il ne se fe­ra pas bous­cu­ler. (À no­ter qu’il y avait quand même une pe­tite foule de fans fé­mi­nins qui s’était ras­sem­blées à l’ex­té­rieur de son hô­tel to­ron­tois).

La ques­tion s’im­pose. Peut-il res­ter ano­nyme au Ca­na­da?

« Je ne sais pas, offre-t-il comme ré­ponse. Il s’agit de ma pre­mière vi­site, et je ne suis pas en­core des­cen­du dans la rue. »

Nin­ja as­sas­sin bom­barde tous les sens. C’est une his­toire où l’in­trigue et la ven­geance s’en­tre­mêlent, pi­men­tée de scènes de ba­tailles de rue, de membres sec­tion­nés et de sang qui gicle. Les cho­ré­gra­phies sont ma­gni­fiques.

Les scènes de ba­tailles de rue ont un tout nou­veau style, ex­plique Rain.

« C’est un mé­lange de kung-fu, de nin­jut­su, de wu­shu, de kick­boxing, de karaté et de taek­won­do. Il y a aus­si des élé­ments de par­kour, de kra­bi kra­bong, (es­crime thaïe), d’un nou­veau sport ap­pe­lé le tri­cking et d’un art mar­tial phi­lip­pin, le ka­li. »

Il y a quelques fils mé­tal­liques pour sou­te­nir les ac­teurs dans cer­taines scènes, mais la plu­part des cas­cades sont réelles et épous­tou­flantes.

« Il a fal­lu que je fasse des ef­forts pour être aus­si en forme que Bruce Lee, a pré­ci­sé le chan­teur. Et, pour y ar­ri­ver, j’ai dû m’en­traî­ner pen­dant huit mois, cinq jours par se­maine, huit heures par jour. Je n’ai man­gé que des poi­trines de pou­let et des lé­gumes. Pas de sucre, pas de sel. Au­cune sauce. J’ai ap­pris beau­coup de dis­ci­plines mar­tiales telles que le taek­won­do, le tai-chi et le kick­boxing, l’uti­li­sa­tion des épées et des chaînes. »

Alors, vous se­riez ca­pable de vous dé­fendre dans une al­ter­ca­tion? Rain éclate de rire.

« Avant mon rôle dans ce film, en gran­dis­sant, je me bat­tais sou­vent avec mes amis. J’ai per­du une dent et j’ai eu des cou­pures au vi­sage et au nez. Mais j’ai ga­gné », ajoute-t-il en riant.

CHAN­SON ET DANSE

Son rêve de­puis sa tendre en­fance est d’être un chan­teur et un dan­seur. Il s’est at­te­lé à cette tâche dès l’âge de 10 ans.

« J’ado­rais Mi­chael Jack­son et Al Pacino, pré­cise Rain. Le « moon­walk » est mon pas de danse pré­fé­ré. Alors, je m’y suis tout sim­ple­ment lan­cé. »

Quel­qu’un l’a-t-il ai­dé à amé­lio­rer sa voix et à faire ses cho­ré­gra­phies?

« Mi­chael Jack­son était mon pro­fes­seur », dit-il.

Avec la sor­tie de cinq al­bums en Asie et avec plu­sieurs émis­sions de té­lé à son crédit, dont la sé­rie dra­ma­tique co­réenne Full House et la mi­ni­sé­rie A Love to Kill, Rain a fait ses dé­buts au ci­né­ma dans le film co­réen I’m a Cy­borg but that’s OK, de Chan-Wook Park, en 2006.

Il veut main­te­nant per­cer le mar­ché nord-amé­ri­cain.

« Je vou­drais as­su­ré­ment pour­suivre ma car­rière à Hol­ly­wood, ex­plique Rain. Si je fais de mon mieux, les gens m’ai­me­ront ici aus­si. Je crois ce­la. Je veux me pous­ser jus­qu’au bout de mes li­mites. »

Songe-t-il à faire un autre film d’art mar­tial?

« Je n’ai pas pris de dé­ci­sion quant au pro­chain pro­jet que je vou­drais réa­li­ser, mais je ne veux plus rien sa­voir des poi­trines de pou­let. »

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