Et les fa­vo­ris sont...

C’est le temps des Os­cars à Hol­ly­wood. Mal­gré toute la pluie toxique qui est tom­bée sur les ci­tron­niers dé­jà en fleurs, même la vio­lence au vo­lant ha­bi­tuel­le­ment cau­sée par les rues fer­mées pour l’évé­ne­ment en ques­tion semble avoir di­mi­nué cette an­née. Et

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HOL­LY­WOOD | (Agence QMI) Comme bien des gens vous le di­ront ici, il de­vrait s’avé­rer plu­tôt fa­cile de dé­ter­mi­ner les ga­gnants de cette an­née com­pa­ra­ti­ve­ment aux époques où les films en no­mi­na­tion ne se dé­mar­quaient pas et qu’il n’exis­tait pas un consen­sus pré-Os­car clair.

Mais d’autres vous di­ront que les membres de l’Aca­dé­mie qui votent pour les Os­cars adorent mê­ler les choses qui ap­pa­raissent pra­ti­que­ment sûres. En gar­dant en tête les deux camps, la liste des films qui pour­raient sans doute rem­por­ter un Os­car se­ra ré­par­tie entre ceux qui ré­pondent aux cri­tères de l’ha­bi­tuel gros bon sens de l’in­dus­trie, et ceux qui sont ju­gés se­lon une sorte d’ap­proche « uni­vers pa­ral­lèle à la Ava­tar ».

MEILLEUR AC­TEUR :

Le gros bon sens : Jeff Bridges. Sa pres­ta­tion dans Cra­zy Heart lui a va­lu toutes sortes d’autres prix, et il n’a ja­mais rem­por­té un Os­car, bien qu’il ait été no­mi­né quatre fois.

Mais en­core : c’est pos­si­ble­ment une bonne an­née pour Bridges, mais un cer­tain nombre de membres de l’Aca­dé­mie songent aus­si à vo­ter pour Co­lin Firth et Je­re­my Ren­ner.

MEILLEURE AC­TRICE

Le gros bon sens : ce­la a vrai­ment été l’an­née de San­dra Bul­lock, après une dé­cen­nie de mau­vais choix. À en ju­ger par ses pro­jets ac­tuels, qui sait si elle au­ra à nou­veau cette pos­si­bi­li­té ?

Mais en­core : ce­la fait 28 ans que Me­ryl Streep a rem­por­té un Os­car. Les deux ac­trices pour­raient éven­tuel­le­ment se clas­ser ex ae­quo, ce qui n’est pas ar­ri­vé de­puis Hep­burn/Strei­sand en 1968.

MEILLEUR AC­TEUR DE SOU­TIEN

Le gros bon sens : Ch­ris­toph Waltz. Le vo­leur de scènes du film Le com­man­do des bâ­tards vient de nulle part (du moins, se­lon les normes d’Hol­ly- wood), mais il a conti­nué à s’ac­ca­pa­rer tout ce qui n’était pas dé­jà at­tri­bué.

Mais en­core : Woo­dy Har­rel­son a le vent dans les voiles grâce à sa pres­ta­tion dra­ma­tique dans The Mes­sen­ger. On a ou­blié qu’il avait dé­jà ob­te­nu une no­mi­na­tion en 1996 pour son jeu dans le film Lar­ry Flynt. Et les gens l’aiment, ils l’aiment vrai­ment.

MEILLEURE AC­TRICE DE SOU­TIEN

Le gros bon sens : Mo’Nique. Elle bat fa­ci­le­ment toute concur­rence dans les autres com­pé­ti­tions. L’Os­car lui re­vient de droit.

Mais en­core : c’est exac­te­ment ce qu’ils ont dit au su­jet d’Ed­die Mur­phy et du film Dream­girls. Et de­vi­nez quoi ? L’Os­car est al­lé à… Alan Ar­kin pour son rôle dans Lit­tle Miss Sun­shine. Alors cette fois peut-être, l’Os­car se­ra at­tri­bué à euh, non, ils les ont tous éli­mi­nés… euh, à Mo’Nique !

MEILLEUR RÉA­LI­SA­TEUR

Le gros bon sens : Kathryn Bi­ge­low a ga­gné le pre­mier prix de la Guilde des réa­li­sa­teurs et gé­né­ra­le­ment, les Os­cars suivent ce que dé­cide la Guilde. À part ça, l’égo de James Ca­me­ron est dé­jà as­sez gros pour ce monde-ci et Pan­do­ra (la pla­nète my­thique dans Ava­tar) réunis.

Mais en­core : qui d’autre que Ca­me­ron pour­rait battre son propre re­cord dans cette équa­tion ?

MEILLEUR FILM

Le gros bon sens : la Guilde des pro­duc­teurs a ren­du ses prin­ci­paux hon­neurs au film Dé­mi­neurs. On pense qu’Ava­tar, avec ses re­cettes de plus de 710 mil­lions $, a eu suf­fi­sam­ment de ré­com­penses.

Mais en­core : il n’y a tout sim­ple­ment pas as­sez d’en­thou­siasme pour le film Dé­mi­neurs. On ne peut pas pas­ser outre l’at­trait uni­ver­sel que sus­cite Ava­tar.

James Ca­me­ron

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