SUR LA ROUTE DE LA MU­SIQUE

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Mi­chelle Cou­dé-Lord MCLORD@JOUR­NALMTL.COM

Amy­lie a connu un bon suc­cès avec son pre­mier al­bum, Jus­qu’aux oreilles, et conti­nue sa route len­te­ment, mais sû­re­ment. À 27 ans, elle plonge dans le mé­tier avec de plus en plus d’as­su­rance et de convic­tion.

« Tout ce que je vou­lais dans la vie, c’était de faire ce que j’aime. Or, me voi­là sur scène avec cinq mu­si­ciens et je par­tage ma pas­sion avec mon pu­blic. Que de­man­der de mieux? », nous confie avec pas­sion la jeune chan­teuse pop, qui fut dans la course à la Ré­vé­la­tion de l’an­née lors du der­nier gala de l’ADISQ.

Elle se dit ti­mide. Les arts, le théâtre, sa pre­mière co­mé­die mu­si­cale à l’école, l’ont fait sor­tir de sa co­quille.

« J’ai vu que j’avais be­soin de sor­tir tous ces mots qui m’ha­bitent. Être au­teure-com­po­si­trice est ma source de vie. Je le sens chaque jour main­te­nant », ra­conte Amy­lie avec convic­tion.

Elle sent que ce mé­tier-là la fait avan­cer comme per­sonne.

« J’écris, je me dé­couvre, je chante sur scène et je me dé­voile comme ja­mais j’au­rais cru. Chaque mot compte pour moi. Mais plus j’écris, plus je res­sens un grand bon­heur. Ça fait du bien. »

FAIRE SA PLACE

Les der­nières se­maines l’ont en­core plus convain­cue qu’elle avait une place dans ce mé­tier. Sa par­ti­ci­pa­tion à la chan­son Haïti mon coeur avec ses pairs, comme les Pierre La­pointe, Jo­rane, Ariane Mof­fatt, Sté­pha­nie La­pointe, lui ont don­né une belle as­su­rance.

« Je crois que je vais oser en­core plus dans mes pro­chaines chan­sons », croi­telle.

Em­por­tée par son mé­tier, elle avoue avoir un peu per­du la no­tion du temps.

« Ce mé­tier a de grandes exi­gences, mais c’est aus­si pour moi un beau voyage à tra­vers mes émo­tions et un réel par­tage avec les gens. Sur scène, je res­sens cette com­mu­nion et ce­la, je ne pen­sais pas que c’était aus­si fort. J’aime vivre cette sen­sa­tion », ra­conte la jeune au­teure-com­po­si­trice.

Quand on lui de­mande si elle vit au­jourd’hui de sa mu­sique, elle ré­pond: « Je vis bien. Mais c’est en­core

bor­der­line, pas né­ces­sai­re­ment d’amour et d’eau fraîche, mais je crois que c’est aus­si pour nous, les jeunes ar­tistes, un pas­sage obli­gé, né­ces­saire. »

Elle sait tou­te­fois qu’elle a une place bien à elle.

« Il s’agit main­te­nant de bien l’en­tre­te­nir, de la faire gran­dir avec le tra­vail. Je sais que j’ai en­core beau­coup à ap­prendre, mais je sais aus­si que j’ai tel­le­ment de choses à dire. C’est in­croyable, l’éner­gie que ça me donne. »

UNE ÂME D’AR­TISTE

Quant à la com­pé­ti­tion, Amy­lie dit se mettre elle-même la barre très haute.

« Je com­pé­ti­tionne d’abord avec moi­même, c’est le plus im­por­tant. »

Ja­mais elle n’ou­blie­ra ses an­nées pas­sées au se­con­daire à dé­cou­vrir sa mu­sique et sur­tout, son théâtre.

« Je me suis dé­cou­vert une âme d’ar­tiste avant tout par le théâtre. J’étais une fille très ti­mide. Sur les planches, j’ai ap­pris très jeune à af­fron­ter un pu­blic, à me créer un uni­vers sur une scène. C’est très im­por­tant. Je conseille d’ailleurs à tous les jeunes de ne pas hé­si­ter à plon­ger dans tout ce que leur école peut leur of­frir comme ex­pé­rience. Moi, ce fut ma porte d’en­trée dans ce mé­tier. Je le crois sin­cè­re­ment », pré­cise Amy­lie, qui est fiè­re­ment ori­gi­naire de Mas­couche.

La jeune ar­tiste conti­nue donc sa route et sou­haite main­te­nant être ca­pable de trans­for­mer sa vie en chan­sons d’une ma­nière en­core plus pro­fonde.

Jus­qu’aux oreilles n’était que le dé­but de l’his­toire d’Amy­lie. Elle se­ra en spec­tacle à l’As­tral le 12 mars pro­chain et à Ter­re­bonne le 2 avril. Elle a aus­si par­ti­ci­pé à la chan­son Haïti mon coeur, qui amasse des fonds pour ve­nir en aide aux si­nis­trés.

PHOTO GRA­CIEU­SE­TÉ AU­DIO­GRAM

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