Mi­chael Sheen plus en­fan­tin

LOS ANGELES | La car­rière de Mi­chael Sheen prend dé­ci­dé­ment une tour­nure de plus en plus étrange.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Agence QMI

Après plu­sieurs an­nées de per­for­mances ac­cla­mées au théâtre et dans des films bio­gra­phiques tels que Frost/Nixon, The Queen et The Dam­ned

Uni­ted, Mi­chael Sheen se tourne en­fin vers un nou­veau pu­blic : Li­ly, sa fille de 11 ans, is­sue de son an­cienne re­la­tion avec l’ac­trice Kate Be­ckin­sale.

« Après avoir pas­sé des an­nées et des an­nées à jouer dans des films qui ne l’in­té­res­saient pas du tout, soit parce qu’ils lui fai­saient trop peur ou parce qu’elle n’y com­pre­nait rien, c’est réel­le­ment mer­veilleux pour moi en tant que père d’avoir l’oc­ca­sion de faire exac­te­ment le genre de films qui lui plaisent », ex­plique-t-il.

Il ne faut pas oublier l’as­pect plu­tôt lu­cra­tif d’avoir ter­mi­né l’an­née 2009 dans la peau d’un loup-ga­rou dans Monde in­fer­nal : La ré­volte des

Ly­cans, puis dans celle d’un puis­sant vam­pire dans la suite ex­trê­me­ment ren­table de Twi­light,

Ten­ta­tion (New Moon).

FAN­TAS­TIQUE

Sheen in­carne le La­pin blanc dans l’adap­ta­tion

en 3D d’Alice au pays des mer­veilles de Tim Bur­ton. Il prê­te­ra éga­le­ment sa voix à un des per­son­nages du nou­veau film d’ani­ma­tion de la sé­rie

Clo­chette.

« Je suis un grand ama­teur de fan­tas­tique et de science-fic­tion, donc je suis ra­vi de pou­voir faire les deux en même temps (drames et films fan­tas­tiques). Je pré­fère lé­gè­re­ment le fan­tas­tique à la science-fic­tion, mais j’adore les dé­fis en tant qu’ac­teur. Je suis par­fai­te­ment à l’aise avec les deux. »

Son per­son­nage se­ra ab­sent du troi­sième opus de la sé­rie Twi­light, Hé­si­ta­tion ( Éclipse), mais il se peut fort bien qu’il re­vienne dans le qua­trième,

Ré­vé­la­tion ( Brea­king Dawn).

POST-AVA­TAR

Bref, de bonnes nou­velles pour Alice aux pays

des mer­veilles, dans le­quel l’hé­roïne vieillit en une fou­gueuse jeune femme de 19 ans qui doit re­plon­ger dans l’uni­vers fan­tas­tique de Le­wis Car­roll.

Mi­chael Sheen ne s’at­ten­dait qu’à en­tendre sa voix dans le film, mais il a été es­to­ma­qué lors de la pre­mière en s’aper­ce­vant que le La­pin blanc avait aus­si co­pié ses mou­ve­ments.

« Tim m’avait ex­pli­qué qu’ils me fil­me­raient, vous sa­vez, pour être en­tiè­re­ment dans la peau du per­son­nage… mais pour être hon­nête avec vous, je ne m’at­ten­dais pas à ce que ça soit trans­po­sé dans le film. J’ai été sur­pris de re­con­naître tous mes mou­ve­ments de mains ha­bi­tuels. »

C’est clair qu’il est très sa­tis­fait du ré­sul­tat fi­nal et qu’il consi­dère qu’Alice est un film « brillant » en 3D. Ce­la dit, il de­meure pru­dent face à l’ob­ses­sion hol­ly­woo­dienne post-Ava­tar en­vers cette nou­velle tech­no­lo­gie. « In­évi­ta­ble­ment, peut-être même très bien­tôt, nous al­lons as­sis­ter à la sor­tie d’un vé­ri­table na­vet en 3D. »

PHOTO D’ARCHIVES

Mi­chael Sheen

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.