QUAND LA SAN­TÉ VA, ! TOUT­VA

Dans le film La der­nière fugue, ac­tuel­le­ment à l’af­fiche, Jacques Go­din est at­teint de la ma­la­die de Par­kin­son. Dans la té­lé­sé­rie Toute la vé­ri­té, le co­mé­dien souffre d’Alz­hei­mer. Dans la vie de tous les jours, Jacques Go­din est en grande forme.

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin SERGE.DROUIN@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

Ab­sent de nos écrans de­puis quelque deux ans, Jacques Go­din est heu­reux de ce re­tour à la té­lé et au ci­né­ma. « Ce mé­tier-là est un peu comme une roue qui tourne. Si les gens ne te voient pas, ils ne t’en­gagent pas », dit-il. « Les plus jeunes réa­li­sa­teurs ne te connaissent pas et ne savent pas ce que tu as fait dans ta car­rière. Les plus vieux du mé­tier sont à la re­traite », ajoute le co­mé­dien, qui au­ra bien­tôt 80 ans.

MA­LADE

De­puis la fin de jan­vier, Jacques Go­din in­carne Ju­lius dans Toute la vé­ri­té, la nou­velle sé­rie d’An­nie Pié­rard et Bernard Dan­se­reau, à TVA. Il est le père de Bri­gitte, le per­son­nage d’Hé­lène Florent, et de Vio­laine, jouée par Ca­the­rine Proulx-Lemay, ain­si que le ma­ri de Si­monne, in­car­née par An­gèle Cou­tu. Le per­son­nage de Go­din doit com­po­ser avec l’Alz­hei­mer. « On m’a de­man­dé pour ce rôle. Ce n’est pas un grand rôle, mais il est très in­té­res­sant. Ju­lius n’en est qu’au dé­but de sa ma­la­die.

Ce qu’aime Go­din par-des­sus tout avec son Ju­lius, c’est l’in­ter­ac­tion qu’il crée avec son en­tou­rage. « Le rôle d’An­gèle Cou­tu est un peu spé­cial. C’est amu­sant de voir la re­la­tion qu’ils ont tous les deux.

Ju­lius aime beau­coup Bri­gitte, même si cette der­nière s’in­quiète de la dé­gra­da­tion de sa san­té. Elle lui fait d’ailleurs la re­marque sui­vante : « Comment se fait-il que tu te sou­viennes de photos de moi lorsque j’étais pe­tite et que tu ne te sou­viens pas ce qui est ar­ri­vé hier? » Ac­tuel­le­ment, Ju­lius re­fuse d’ad­mettre qu’il est ma­lade. « Il fau­dra bien qu’il se rende à l’évi­dence un de ces jours », note tou­te­fois l’ac­teur.

LE PAR­KIN­SON

Jacques Go­din joue les ma­lades en ce mo­ment. « Je ne sais pas où tout ça va me me­ner », dit-il en riant. Au ci­né­ma, son Ana­tole de La der­nière fugue a le Par­kin­son. Pour bien se pré­pa­rer à ce rôle, Go­din a fu­re­té sur quelques sites In­ter­net qui traitent de la ma­la­die. « Je sais qu’il n’y a pas de belles ma­la­dies, mais je crois que choi­sir entre le Par­kin­son et l’Alz­hei­mer, j’ai­me­rais mieux être at­teint d’Alz­hei­mer », dit le co­mé­dien.

Se­lon Jacques Go­din, « avec le Par­kin­son, tu de­viens pri­son­nier de ton corps. Je pense qu’avec l’Alz­hei­mer, ceux qui en souffrent fi­nissent par être heu­reux puis­qu’ils ou­blient tout ».

Le co­mé­dien ne sait pas exac­te­ment ce que lui ré­serve l’ave­nir sur le plan pro­fes­sion­nel, mis à part son Ju­lius de

Toute la vé­ri­té.

« Moi, j’aime le ci­né­ma, la té­lé, le théâtre... Je vais où on me de­mande. Ne pas tra­vailler, c’est dé­pri­mant. Plu­sieurs per­sonnes de mon âge ont de la dif­fi­cul­té avec les pla­teaux de tour­nage; ils trouvent les temps d’at­tente longs. Pas moi », ter­mine-t-il.

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