Trop de di­plo­mates peuvent-ils rendre une ville « plate » ?

Le Journal de Montreal - Weekend - - TOURISME - www.mo­nocle.com

Le très sé­rieux ma­ga­zine des grands voya­geurs d’af­faires,

Mo­nocle, ose po­ser la ques­tion qui tue : « Est-ce que trop de di­plo­mates et d’ONG gâchent une ville? se de­mande le jour­na­liste An­drew Muel­ler. Bruxelles, Ottawa, Can­ber­ra et même Wa­shing­ton ont des comptes à rendre en ma­tière de pla­ti­tude. »

Bruxelles: « Presque pro­ver­biale pour sa mo­no­to­nie stu­pé­fiante », dit M. Muel­ler.

Ge­nève: Elle se « dis­tingue seule­ment par le fait qu’elle est en­core plus en­nuyeuse que Bruxelles – à un tel point que ses ré­si­dents sortent de la ville à 17 h le ven­dre­di, et qu’on ne les re­voit que le lun­di ma­tin. » La re­vue Mo­nocle rap­porte cette blague: « Quel est le mot suisse qui si­gni­fie « gros ra­mas­sis d’en­nuyeux? » La ré­ponse: Ge­nève.

Wa­shing­ton: « À 22h30 les jours de se­maine, les bars et les res­tau­rants de Wa­shing­ton sont aus­si vides que des sy­na­gogues en Irak », di­sait le sa­ti­riste PJ O’Rourke.

Ottawa: « À l’ins­tar du pays qu’elle sert: trans­cen­den­ta­le­ment ac­cep­table. »

Is­la­ma­bad: « Si la pla­ti­tude était une ligue de cri­cket, Is­la­ma­bad se­rait l’équipe cham­pionne » dé­plore un cor­res­pon­dant de la chaîne de nou­velles Al Jazeera. Quoique dans un Pa­kis­tan ra­va­gé par la vio­lence, c’est bien qu’il y ait au moins une ville mo­no­tone, fait re­mar­quer le jour­na­liste.

La Haye: « Les tou­ristes qui s’y aven­turent se de­mandent pour­quoi ils ne sont pas à Am­ster­dam. »

Son ar­ticle sur la mo­no­to­nie mor­telle des ca­pi­tales, le ma­ga­zine Mo­nocle l’a in­ti­tu­lé: Peine ca­pi­tale.

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