LE TON PLUS LÉ­GER D’UNE HU­MO­RISTE

Lise Dion a dé­cou­vert une grande in­ter­prète, en plein contrôle de sa car­rière et qui a aus­si un grand sens de l’humour.

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Da­ny Bou­chard Le Jour­nal de Mon­tréal

« J’ai ra­re­ment vu une in­ter­prète qui a une com­pré­hen­sion de ses textes aus­si sen­tie que Marie-Élaine Thi­bert.

« Elle m’a chan­té du Fé­lix Le­clerc. C’est pas fa­cile à faire, parce que ça lui ap­par­tient. J’ai ra­re­ment vu ça », confie l’hu­mo­riste, im­pres­sion­née.

Sur scène, avec son nou­veau spec­tacle, Marie-Élaine Thi­bert vou­lait mon­trer une jeune femme qui s’amuse. Lise Dion l’a ai­dée.

« Elle s’éclate vrai­ment et on voit une Marie-Élaine Thi­bert qu’on n’a ja­mais vue. Je pense aus­si lui avoir don­né un peu plus d’as­su­rance. Même si le pu­blic l’a choi­si il y a sept ans, elle ne se­rait plus là si elle n’avait pas le ta­lent.

« Elle a beau­coup de guts et elle a un très grand sens de l’humour. On a l’im­pres­sion que c’est une pe­tite fille et que les gens dé­cident pour elle, mais c’est tout à fait le contraire. »

PLUS GROUNDÉE SUR SCÈNE

Marie-Élaine Thi­bert ra­conte que Lise Dion l’a ai­dée dans son ap­proche du pu­blic et de la scène.

« Elle m’a ai­dé quant à la fa­çon de par­ler aux gens, pour avoir l’air plus na­tu­relle. (...) Elle m’a don­né des trucs pour être moins ner­veuse, pour être toute là sur scène. Avant, je me de­man­dais si j’étais bonne. Elle m’a ap­pris à être plus cons­ciente, à être groundée sur scène », dit-elle.

Marie-Élaine Thi­bert a de­man­dé une seule chose à Lise Dion. « Elle ne vou­lait pas de blas­phèmes ou de vul­ga­ri­té dans ses textes, si­non son pu­blic au­rait été dé­çu, confie l’hu­mo­riste.

« Elle ne connaît pas en­core ses li­mites. Ça va être une chan­teuse à textes et les pro­chaines chan­sons vont vrai­ment par­ler de quelque chose. Elle est ca­pable de s’en­ga­ger », confie Lise Dion.

En sept ans, et grâce aux conseils de Lise Dion, Ma­rieÉ­laine Thi­bert es­time s’être pas­sa­ble­ment « dé­gê­née ».

« Je reste ré­ser­vée dans la vie de tous les jours. Ça ne chan­ge­ra ja­mais et j’aime être moi. Mais ceux qui m’ont vue en spec­tacle il y a sept ans et qui vien­dront me voir peuvent po­gner de quoi », dit-elle.

UN LIVRE ET UN RE­TOUR À LA SCÈNE

Re­ti­rée de la scène de­puis cinq ans, Lise Dion tra­vaille aus­si à son pro­chain spec­tacle, qu’elle pré­voit pré­sen­ter à comp­ter de l’été 2011. « Je m’en­nuie. J’ai hâte de re­tour­ner », confie-t-elle. Sa der­nière tour­née comp­tait 514 spectacles. Lise Dion n’a pas en­vie de ré­pé­ter l’ex­pé­rience.

« Je vais di­mi­nuer le rythme, quitte à al­lon­ger la tour­née, à l’éta­ler sur quatre ans », dit-elle.

Elle a aus­si re­çu quelques pro­po­si­tions pour faire de nou­velles mises en scène (d’autres chan­teurs), mais elle se de­mande si elle au­ra le temps.

Ces jours-ci, elle tra­vaille à l’écri­ture du livre sur sa mère adop­tive, qui de­vrait sor­tir en sep­tembre pro­chain.

« J’ai dix cha­pitres d’écrits, et il y en au­ra au moins qua­torze », pré­cise-t-elle, en di­sant écrire de sept à dix pages par jour.

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