DES EN­FANTS ENTRE BONNES MAINS

CHOI­SIR LE BON CAMP DE VA­CANCES POUR SON EN­FANT PEUT ÊTRE EM­BÊ­TANT.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Chaque parent veut s’as­su­rer que son en­fant se­ra entre bonnes mains, dans un en­vi­ron­ne­ment épa­nouis­sant, sain et sé­cu­ri­taire. Au Qué­bec, il existe un contrôle très ser­ré de la qua­li­té des camps de va­cances, sou­tient Théo­dore Ca­rier, di­rec­teur de la qua­li­té et des ser­vices tou­ris­tiques au Mi­nis­tère du tou­risme. Il n’y a pas d’or­ga­nisme ou de mi­nis­tère dé­dié ex­clu­si­ve­ment à la mise en place ou à l’ins­pec­tion des camps de va­cances dans la pro­vince. C’est la res­pon­sa­bi­li­té de plu­sieurs en­ti­tés qui tra­vaillent en équipe, af­firme Théo­dore Ca­rier. « Les camps de va­cances doivent se confor­mer aux règles de la Ré­gie des bâ­ti­ments du Qué­bec pour la sé­cu­ri­té, du Mi­nis­tère de l’agri­cul­ture, des pê­che­ries et de l’alimentation pour la res­tau­ra­tion et la sa­lu­bri­té des ca­fé­té­rias, aux normes du mi­nis­tère de l'En­vi­ron­ne­ment en ce qui concerne les eaux de plage, po­tables et usées. Puis, au ni­veau des mu­ni­ci­pa­li­tés, les camps doivent res­pec­ter le rè­gle­ment sur les usages, c’est-à-dire s’as­su­rer que le ter­rain est bien zo­né et qu’il peut ac­cueillir un camp. Le per­mis de construc­tion vient éga­le­ment de la mu­ni­ci­pa­li­té. » Les camps qui offrent un hé­ber­ge­ment de moins de 31 jours doivent obli­ga­toi­re­ment ob­te­nir une at­tes­ta­tion de qua­li­té du Mi­nis­tère du tou­risme. « Nos grilles d’éva­lua­tion com­portent 1000 points » , pré­cise Théo­dore Ca­rier. L’ins­pec­teur exa­mine l’état des dor­toirs, des cha­lets, de la cui­sine, du ter­rain, du ma­té­riel uti­li­sé pour les ac­ti­vi­tés ré­créa­tives, etc. Le camp ob­tien­ten­suite une clas­si­fi­ca­tion al­lant de 0 à 5 étoiles. L’at­tes­ta­tion doit être re­nou­ve­lée chaque deux ans et le camp doit af­fi­cher sa clas­si­fi­ca­tion sur un pan­neau bien en vue sur la pro­prié­té, sans quoi des sanc­tions sont à pré­voir. « Je pour­rais de­man­der à la mi­nistre de sus­pendre ou de ré­vo­quer l’at­tes­ta­tion, dit Théo­dore Ca­rier. Ça c’est grave! Parce que si on fait une autre vi­site et qu’on s’aper­çoit que le camp conti­nue d'opé­rer, la loi pré­voit des pé­na­li­tés as­sez contrai­gnantes, soit des amendes de 750 $ à 2250 $ par jour d’in­frac­tion.» Tou­te­fois, le nombre d’en­fants par mo­ni­teur, les me­nus équi­li­brés et la qua­li­té des ac­ti­vi­tés of­fertes ne tombent sous la ju­ri­dic­tion d’au­cun mi­nis­tère ou or­ga­nisme. Seule l’As­so­cia­tion des camps du Qué­bec en­cadre ces as­pects. La cer­ti­fi­ca­tion au­près de l’As­so­cia­tion se fait sur une base vo­lon­taire et les camps doivent payer une co­ti­sa­tion pour en de­ve­nir membre. En­vi­ron 60% des camps de la pro­vince sont membres de l’As­so­cia­tion, se­lon la Cor­po­ra­tion de l’in­dus­trie tou­ris­tique du Qué­bec.

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