CIRQUE LE POUR BOU­GER ET ÉVO­LUER

POUR JON­GLER, SAU­TER AU TREMPOLINE OU MAR­CHER SUR UN FIL DE FER, IL FAUT DU COU­RAGE ET DE LA CONCEN­TRA­TION, MAIS IL FAUT AUS­SI ADO­RER BOU­GER !

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Au camp Gé­ro­ni­mo plein air, une cen­taine de jeunes de huit à 16 ans en­va­hissent les cha­pi­teaux, le temps d'une se­maine dans l'uni­vers du cirque. « On parle beau­coup d'en­fants sta­tion­nés de­vant leurs jeux vi­déo. Ici, au moins, le cirque les fait bou­ger », af­firme Syl­vie Du­ceppe, di­rec­trice du camp. Les 125 pe­tits acro­bates, ma­gi­ciens ou mo­no­cy­clistes font quatre heures de cirque par jour. Ils ex­pé­ri­mentent une dou­zaine de dis­ci­plines et se spé­cia­lisent au fil de leur sé­jour. La plu­part d'entre eux ne de­vien­dront ja­mais des pro­fes­sion­nels du cirque, mais la di­rec­trice de Gé­ro­ni­mo est per­sua­dée que le camp leur ap­porte une base qui leur ser­vi­ra dans la vie. « Par exemple, c'est prou­vé que la jon­gle­rie aide à dé­ve­lop­per la concen­tra­tion, un peu comme la mu­sique. C'est la même pro­prié­té de concen­tra­tion. Ça aide pour les ap­pren­tis­sages sco­laires. Ce n'est pas juste lu­dique; les en­fants évo­luent », ra­conte Syl­vie Du­ceppe. Plu­sieurs jeunes dé­couvrent aus­si une pas­sion, un passe-temps, à la suite de leur pas­sage au camp, si­tué à La­chute, dans les Basses-Lau­ren­tides. « Le cirque, ça se pra­tique n'im­porte où. Les jeunes viennent prendre des ac­quis ici et ils conti­nuent à pra­ti­quer à la mai­son. Ils dé­ve­loppent leur créa­ti­vi­té. Mais ils ne font pas juste du cirque. Ici, il y a beau­coup de ter­rains boi­sés, on fait de la bai­gnade tous les après-mi­dis, de l'hé­ber­tisme, etc ». Au camp Gé­ro­ni­mo, il n'y a pas de com­pé­ti­ti­vi­té, ni de vedettariat, pré­cise Syl­vie Du­ceppe, même si le camp a vu naître des cham­pions du cirque. « On ne veut pas trop axer sur la per­for­mance, parce que ce n'est pas fa­cile de se rendre au Cirque du So­leil. On ne veut pas faire mi­roi­ter des ob­jec­tifs trop dif­fi­ciles à at­teindre ». À la fin du camp, les jeunes or­ga­nisent un spec­tacle, où tout le monde par­ti­cipe avec son nu­mé­ro, en so­lo ou en groupe. « Les jeunes se sentent très va­lo­ri­sés, grâce au spec­tacle. Et ici, ce n'est pas une école, c'est un camp de va­cances. On veut don­ner la chance à tout le monde de par­ti­ci­per. De­puis 15 ans, on a tou­jours gar­dé cette phi­lo­so­phie-là ».

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