Une fraîche naï­ve­té

An­nées de tous les grands rôles pour Lau­rence Le­boeuf. Après ses per­son­nages mar­quants dans Les La­vi­gueur et Trau­ma, elle de­vient la naïve Flo­rence Cour­val, dans Mu­sée Éden.

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin

« C’est le fun de pou­voir faire des per­son­nages com­plè­te­ment dif­fé­rents. Je suis ac­tuel­le­ment dans un su­per rêve », dit la jeune ac­trice en en­tre­vue. La car­rière de la co­mé­dienne est d’au­tant plus sur­pre­nante qu’elle a ap­pris son mé­tier sur le tas, comme le veut l’ex­pres­sion po­pu­laire. « J’au­rais pu faire autre chose dans la vie, mais j’ai été mê­lée au mé­tier très tôt à cause de mes pa­rents (Diane La­val­lée et Mar­cel Le­boeuf). Ils ont été des mo­dèles pour moi. Tout de suite après ma par­ti­ci­pa­tion à Vir­gi­nie (dans la­quelle elle jouait Éve­lyn), j’ai su que je fe­rais ce mé­tier », ajoute Lau­rence Le­boeuf.

MU­SÉE ÉDEN

Lau­rence Le­boeuf af­firme d’ailleurs que plus sa car­rière avance, moins on lui parle de ses pa­rents. « Ça ne m’a ja­mais dé­ran­gée qu’on me parle d’eux, mais je me rends compte que, de plus en plus, la dis­tance se prend », note-t-elle. Le nou­veau rôle qu’elle tient dans

Mu­sée Éden est une pre­mière in­cur­sion dans l’uni­vers de la sé­rie d’époque pour Lau­rence Le­boeuf. « Pour être plus pré­cise, di­sons que j’avais joué dans L’ombre de

l’éper­vier, mais l’ac­tion se pas­sait en 1935 et ce­la re­monte à quelque temps. C’est la pre­mière fois que je joue dans un sé­rie où l’ac­tion se passe au dé­but du siècle. »

FILLE D’INS­TINCT

Pour in­ter­pré­ter Flo­rence Cour­val, Lau­rence Le­boeuf au­rait pu lire et re­lire de nom­breux ou­vrages his­to­riques. « Je ne suis pas al­lée là. Je suis plu­tôt une fille d’ins­tinct. Les textes de Gilles (Des­jar­dins) étaient clairs et la di­rec­tion du réa­li­sa­teur (Alain DesRochers), très pré­cise. Il n’était pas né­ces­saire que je lise de nom­breux livres d’his­toire, je crois. ».

Sa Flo­rence, Lau­rence Le­boeuf la voit comme une fille « dans la lune, naïve, fraîche. Elle a une belle éner­gie et est un peu gaf­feuse », dit-elle. Grâce à cette sé­rie, Lau­rence Le­boeuf fraie un peu avec la co­mé­die, puisque la sé­rie a aus­si ses mo­ments d’humour. Une his­toire d’amour pour­rait même se des­si­ner entre Flo­rence et Louis Mo­rin, un touche-à-tout in­car­né par Vincent-Guillaume Otis.

DES PRO­JETS

Outre Mu­sée Éden, Lau­rence Le­boeuf fait aus­si par­tie de la sé­rie ca­na­dien­nean­glaise Du­rham Coun­ty, dans la­quelle elle joue Sa­die Swee­ney. La co­mé­dienne aime bien jouer en an­glais. « C’est cer­tain que le fran­çais est ma langue. Il y a un confort que de jouer en fran­çais. Lorsque je fais un per­son­nage en an­glais, je de­viens tout de suite quel­qu’un d’autre, jus­te­ment à cause de la langue. »

Au mo­ment d’écrire ces lignes, Lau­rence Le­boeuf s’at­ten­dait que son per­son­nage de So­phie, dans Trau­ma, re­vienne la sai­son pro­chaine. Pas ques­tion de théâtre pour le mo­ment. « J’at­tends la bonne pro­po­si­tion. » Tou­te­fois, bien des pro­jets sous la planche, des pro­jets qu’elle garde se­crets pour le mo­ment.

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