Ce­lui qui fait le­ver les foules

« Au Co­li­sée ou à Ver­dun, je suis comme un en­fant qui tripe. Je dis tou­jours : il n’y a pas de mau­vaises foules, il n’y a que de mau­vais ani­ma­teurs de foule. »

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin

De­puis le dé­but de La sé­rie Mon­tréal-Qué­bec, Luc Cau­chon est ce­lui qui ré­chauffe le pu­blic pré­sent avant que les joueurs ne sautent sur la pa­ti­noire. Il ex­plique au pu­blic pré­sent les règles du jeu et l’amuse tout au long du match. C’est à lui qu’on doit l’am­biance élec­tri­sante du Co­li­sée de Qué­bec et à l’am­phi­théâtre de Ver­dun. « Pour moi, il est plus fa­cile d’ani­mer 15000 per­sonnes qu’une pe­ti- te foule. Si tu animes 80 per­sonnes et qu’il y en a qua­rante qui n’aiment pas ce que tu fais, ça va mal. S’il y en a 40 qui ne tripent pas sur 15 000, c’est moins pire. Moi, mon rôle, c’est d’être la bou­gie d’al­lu­mage et de sti­mu­ler l’am­biance fois cinq et même fois dix », af­firme Cau­chon.

DE LÉ­VIS

Le vieil adage qui veut que nul n’est pro­phète dans son pays s’ap­plique bien à Luc Cau­chon. Na­tif de Lé­vis, l’homme de 35 ans a tou­jours vou­lu frayer dans le monde de l’ani­ma­tion et la ra­dio. Il a même étu­dié au CART et au CRTQ, des col­lèges de ra­dio à Qué- bec. Aux deux en­droits, il s’est fait mettre à la porte. « On ne me trou­vait pas conven­tion­nel, pas comme les autres. Moi, je vou­lais faire des choses hors de l’or­di­naire, avoir du fun », as­sure Cau­chon.

Après un pas­sage à CFIN (Ra­dio Bel­le­chasse), il trou­ve­ra le sa­lut grâce au Vil­lage va­cances Val­car­tier. « J’ani­mais les spectacles de plon­geon et, un jour, Claude Doyon, alors à CKOI, était de pas­sage au Vil­lage. Il a vu ce que je fai­sais, m’a dit qu’il au­rait quelque chose pour moi. C’est comme ça que je suis de­ve­nu ani­ma­teur sur la route pour CKOI. »

De­puis son ar­ri­vée à Mon­tréal en 1999, Luc Cau­chon a ani­mé le pu­blic de plu­sieurs émis­sions té­lé­vi­sées. Son pre­mier contrat: ani­mer la foule de La fu­reur au parc Jar­ry. « Il y avait 10000 per­sonnes. » De­puis, Luc Cau­chon a été de Bons bai­sers de France, Tout le monde en parle, des ga­las de l’ADISQ. Il a re­le­vé di­vers dé­fis, dont ce­lui de pas­ser 96 heures sur un pan­neau pu­bli­ci­taire. De­puis quelques an­nées, il est sur­tout as­so­cié à l’émis­sion de Fran­çois Mo­ren­cy, tou­jours à CKOI.

La sé­rie Mon­tréal-Qué­bec est le plus gros contrat d’ani­ma­tion de foule qu’a dé­cro­ché Luc Cau­chon à ce jour. « Fi­na­le­ment, j’au­rai ani­mé plus de 50000per­sonnes pour cette émis­sion. Tra­vailler avec Ju­lie Sny­der, c’est exi­geant, mais va­lo­ri­sant. Il y a un res­pect et un grand pro­fes­sion­na­lisme dans cette équipe. »

Luc Cau­chon ne tient pas né­ces­sai­re­ment à pas­ser de­vant la ca­mé­ra. « Éric Sa­vail a été ani­ma­teur de foule et n’a ja­mais ca­ché son dé­sir de pas­ser de­vant les ca­mé­ras. Moi, ce n’est pas mon cas, mais il y a ac­tuel­le­ment des pro­jets pour la té­lé. Par contre, j’ai­me­rais, un jour, ani­mer mon émis­sion de ra­dio », dit en ter­mi­nant Cau­chon.

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