Sé­rie Mon­tréal-Qué­bec

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - Serge Drouin Agence QMI

Va­nia Goeu­ry n’a gar­dé le fi­let qu’à deux re­prises à ce jour, et ce, lors de de­mi-matchs. Di­manche der­nier, elle a rem­pla­cé Ré­my Le­duc, bles­sé. La gar­dienne des Rouges n’a pas joué au­tant qu’elle l’au­rait sou­hai­té, mais qu’im­porte. Va­nia Goeu­ry a dé­ci­dé de ne re­gar­der que l’as­pect po­si­tif de sa par­ti­ci­pa­tion à La sé­rie Mon­tréal-Qué­bec.

D’en­trée de jeu, Va­nia Goeu­ry avoue qu’elle au­rait ai­mé jouer da­van­tage: « Je me suis ins­crite à cette sé­rie pour jouer au ho­ckey, et on ne m’a pas uti­li­sée beau­coup. Je n’ai pas le contrôle là-des­sus », dit celle qui a même re­mis en cause sa par­ti­ci­pa­tion à la sé­rie il y a quelque temps.

« Ne pas être uti­li­sée m’a rap­pe­lé l’époque où je me re­trou­vais tou­jours la deuxième gar­dienne de l’équipe pour qui je jouais », ajoute-t-elle. Au mo­ment d’écrire ces lignes, on ne sa­vait pas si Goeu­ry se­rait de­vant les buts demain ou si Guy Car­bon­neau fe­rait ap­pel au gar­dien de rem­pla­ce­ment Joey Emond.

Quoi qu’il en soit, après mûre ré­flexion et après avoir consul­té sa fa­mille, la gar­dienne-pom­pière de Saint-Sau­veur a dé­ci­dé de de­meu­rer sous les ordres de Guy Car­bon­neau et sa bande.

SES ÉMO­TIONS

« J’ai par­lé de mon ques­tion­ne­ment à ma fa­mille et plu­sieurs m’ont sug­gé­ré de res­ter. Ils m’ont dit: “On n’a ja­mais pu te suivre tout le temps que t’as joué au ho­ckey, mais là, on peut le faire.” Cer­tains m’ont dit qu’ils n’avaient ja­mais écou­té le ho­ckey avant que je fasse cette sé­rie et que, main­te­nant, ils l’écou­taient », ra­conte Va­nia Goeu­ry.

Puis, il y a eu son frère de 24 ans. « Il m’a dit: “Même si tu ne joues pas sou­vent, t’es là. Ça nous rend heu­reux. Je n’ai ja­mais eu de hé­ros dans la vie, et là j’en ai un, c’est toi” », dit celle qui joue au ho­ckey de­puis l’âge de 12 ans. Elle en a au­jourd’hui 36.

La gar­dienne de but se dit main­te­nant plus près de ses émo­tions. « Je peux da­van­tage ex­pri­mer ce que je res­sens au­jourd’hui. Je sais que cer­tains trouvent que j’ai l’air bête. Pour­tant, ce n’est pas ça. Je suis une fille très ti­mide », note-t-elle.

La sé­rie a per­mis à la gar­dienne de res­ser­rer ses liens fa­mi­liaux. «Ma soeur est ve­nue avec moi à un en­re­gis­tre­ment de Deux filles, le ma­tin. Ja­mais ce­la ne se­rait ar­ri­vé sans la sé­rie », dit-elle.

Va­nia Goeu­ry aime aus­si l’es­prit d’équipe qui règne au sein des Rouges. « Je sais que je vais gar­der cer­tains liens avec des joueurs », dit-elle. D’ailleurs, le jeune Guillaume La­fleur a eu une belle pen­sée pour les deux filles des Rouges à la Saint-Va­len­tin.

« Il nous a fait par­ve­nir une fleur, à Sa­bri­na (Har­bec) et à moi. Il a pris le temps d’écrire un mot à cha­cune. À moi, il m’a écrit: “Même la plus so­lide des roses a des épines: garde ton at­ti­tude de com­bat­tante” », men­tionne la ho­ckeyeuse.

« Quand je repense à toute la gamme d’émo­tions que m’a fait vivre la sé­rie, des au­di­tions au pro­ces­sus de sé­lec­tion, quand j’en­tends la mu­sique de la sé­rie... ça me pro­cure de beaux sou­ve­nirs », dit-elle.

Par ailleurs, Mon­tréal-Qué­bec offre à Va­nia Goeu­ry l’oc­ca­sion de cô­toyer les mé­dias et lui pro­cure une cer­taine po­pu­la­ri­té et no­to­rié­té. La gar­dienne com­pose bien avec son nou­veau sta­tut.

« Je dé­couvre l’uni­vers des mé­dias. J’aime ça. Si la sé­rie m’ouvre des portes pour tra­vailler dans le monde des com­mu­ni­ca­tions,on ver­ra », dit celle qui ap­prend aus­si à por­ter plus sou­vent des robes et à se ma­quiller.

« Je ne me suis ja­mais fait au­tant ma­quiller qu’en ce mo­ment », lance-t-elle en par­lant de ses par­ti­ci­pa­tions à des émis­sions de té­lé ou des re­por­tages pour di­vers ma­ga­zines.

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