SON ÉNER­GIE EST UNIQUE

- Luc De La­ro­chel­lière

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Mi­chelle Cou­dé-Lord Le Jour­nal de Mon­tréal Mclord@jour­nalmtl.com

Ils parlent tous de son éner­gie, de sa té­na­ci­té, de sa pas­sion et de la bête de scène qu’elle est. Mar­jo et ses hommes… ce n’est pas un feu de paille.

Mer­cre­di der­nier, cer­tains de ses nou­veaux com­plices sur scène étaient réunis le temps d’une photo.

La com­pli­ci­té est dé­fi­ni­ti­ve­ment au ren­dez-vous et l’ad­mi­ra­tion se re­flète dans cha­cune de leurs pa­roles.

Luc De La­ro­chel­lière in­ter­pré­te­ra avec elle sur la scène du Centre Bell Y’a des ma­tins.

« Mar­jo, c’est la bête de scène qu’elle a tou­jours été. Elle n’a pas chan­gé. Moi, lorsque j’ai com­men­cé dans ce mé­tier, elle était la plus grande ve­dette de la chan­son. À l’époque, j’avais quelques fois par­ta­gé des scènes avec elle. »

« Or, lors­qu’elle ap­pa­raît, on dis­pa­raît tous un peu, mais nous ne sommes pas mal­heu­reux de ce­la », confie sur un ton ad­mi­ra­tif l’au­teur­com­po­si­teur, qui ne peut es­pé­rer mieux par les temps qui courent.

Il y a ce beau ren­dez-vous avec Mar­jo au Centre Bell, et son der­nier al­bum Un trou dans la tête, qui est fort bien ac­cueilli par les fans de Luc De La­ro­chel­lière, vient d’être mis en no­mi­na­tion comme l’un des meilleurs al­bums au pays aux Prix Ju­no. Une re­con­nais­sance qu’il n’at­ten­dait pas. « Ce fut vrai­ment pour moi une su­per belle sur­prise », nous dit l’au­teur-com­po­si­teur. Par­ta­ger la scène avec Mar­jo, ça si­gni­fie quoi? « Un duo n’est pas un duel, nous sommes d’abord au ser­vice de la chan­son. Mais avec Mar­jo, c’est tou­jours fa­cile. C’est une femme gé­né­reuse. Cette chan­son Y’a des ma­tins du ré­per­toire à Mar­jo me convient fort bien, je crois. Cette femme est d’une éner­gie unique. Il y a vrai­ment quelque chose qui se passe lors­qu’elle chante sur scène. Elle est très im­pres­sion­nante par son en­thou­siasme, même après toutes ces an­nées. Je connais des dé­bu­tants qui n’ont pas le quart de cet en­thou­siasme. Elle n’est pas bla­sée pour deux se­condes et c’est beau à voir », af­firme Luc De La­ro­chel­lière.

« CELLE QUI POUSSE LES AUTRES À ÊTRE MEILLEURS »

Le man­dat était clair: chan­ter Illé­gal, une des chan­sons fé­tiches de Mar­jo.

Or, Jonathan Pain­chaud a vu ce­la comme un grand pri­vi­lège. Un hon­neur même.

At­ten­dez-vous à vivre un grand mo­ment ven­dre­di soir pro­chain, au Centre Bell.

« Mar­jo, c’est une ins­pi­ra­tion pour tout le monde. Je vais te faire une ana­lo­gie de sport: il y a des joueurs dans une équipe qui font gran­dir tout le monde d’un pouce. C’est le cas avec Mar­jo. Par­ta­ger la scène avec elle t’amène né­ces­sai­re­ment plus loin. Elle est ins­pi­rante et on élève tous notre jeu. C’est comme une bombe ato­mique qui force des ré­ac­tions en chaîne. »

Il avoue être tou­ché qu’elle l’ait choi­si pour chan­ter Illé­gal.

« Je n’étais pas tout seul sur la liste. C’est tout un mo­ment qu’elle me per­met de par­ta­ger avec elle. Dé­fi­ni­ti­ve­ment, ce sont des fris­sons ga­ran­tis. »

Qu’est-ce qu’elle a, Mar­jo, que les autres n’ont pas?

« C’est cette éner­gie brute qu’elle dé­gage. Sa fa­çon de chan­ter chaque toune comme si c’était sa der­nière toune à vie. Même en ré­pé­ti­tion, elle nous aver­tit qu’elle a mal à la gorge, qu’elle ne pous­se­ra pas… puis, ça ne prend pas trois se­condes que nous avons tous le pied au plan­cher. On danse, on se lance par­tout. Y’ a comme pas de mo­dé­ra­tion, toutes les bar­rières sont ou­vertes. Je trouve ça le fun. Ça me sti­mule beau­coup et j’em­barque vite avec elle. Puis, on en­vie tous sa lon­gé­vi­té. Elle est si hon­nête et belle avec son pu­blic. Elle ne prend pas ce mé­tier pour ac­quis. Elle est en­tiè­re­ment là. Je ne sais pas pour­quoi cette pe­tite bonne femme-là de­vient deux fois plus grande que na­ture aus­si­tôt qu’elle met un pied sur la scène. C’est de la grande ma­gie. C’est cer­tain que tout le monde va éle­ver son jeu d’un cran. »

Et quel titre de chan­son pour­rait bien la re­pré­sen­ter?

« Quand j’au­rai tout brû­lé » ex­prime Jonathan Pain­chaud.

« LA RO­CKEUSE » DE DA­NIEL LA­VOIE

Da­niel La­voie est un fan de Mar­jo de­puis tou­jours. Ce ren­dez-vous est donc un pur bon­heur.

La chan­son de leur duo est Je sais, je sais. Il ne ta­rit pas d’éloges à son tour en­vers l’unique Mar­jo.

« C’est notre ro­ckeuse, la seule, la vraie. Nous sommes tous très heu­reux de pou­voir par­ti­ci­per un peu à sa gloire, de lais­ser un peu de sa gloire cou­ler sur nos têtes et sur nos car­rières. » Il parle alors du plai­sir d’être là avec elle. « Être sur scène avec elle, c’est d’abord et avant tout le plai­sir de chan­ter avec elle tout sim­ple­ment, mais aus­si d’ar­ri­ver très pré­pa­ré. Ce qui n’était pas dif­fi­cile pour moi, car je connais cette chan­son de Mar­jo de­puis au moins 20 ans. C’est comme chan­ter nos bonnes vieilles tounes qu’on aime et là, le bon­heur, c’est de le faire avec la vraie chan­teuse. »

Da­niel La­voie ajoute alors: « J’ose­rais dire que Mar­jo, elle, a des couilles. Elle nous a convain­cus de­puis long­temps qu’elle était une vraie ro­ckeuse et son re­tour nous confirme que ce n’était pas de la frime », conclut Da­niel La­voie, qui ira chan­ter le 9 mai à Mos­cou dans une salle de 800 places. Une grande pre­mière pour lui.

« J’ai des fans à Mos­cou, car plu­sieurs m’ont dé­cou­vert avec la chan­son Ils s’aiment et Notre

Dame-de-Paris. C’est très ex­ci­tant », ra­conte l’au­teur-com­po­si­teur de ta­lent.

Mais avant Mos­cou, il y a ce tête-à-tête sur scène avec Mar­jo, ven­dre­di le 26 mars pro­chain.

PHOTO THIER­RY AVRIL

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