Re­pre­neurs San­glant

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

Dans ce monde fu­tu­riste, vous pou­vez vous faire rem­pla­cer n’im­porte quelle par­tie du corps par un bi­dule ar­ti­fi­ciel. Tout est fa­bri­qué sur me­sure, il ne s’agit que de payer.

Payer. C’est jus­te­ment le hic.

Re­pre­neurs est un film san­glant et violent sur les types qui vous ré­clament vos or­ganes si vous ne payez pas la note.

Vê­tus de cos­tumes de plas­tique hy­gié­niques pour ne pas ta­cher leurs vê­te­ments de sang, ils vous ter­rassent à l’aide d’un pis­to­let à dé­charge élec­trique, vous ouvrent le corps, vous en­lèvent votre coeur ou votre foie der­nier cri et le ra­mènent à leurs quar­tiers gé­né­raux.

Dans Re­pre­neurs, Jude Law et Fo­rest Whi­ta­ker forment une équipe d’agents de re­cou­vre­ment d’or­ganes. Au­cun d’eux n’hé­site à re­ti­rer quoi que ce soit du corps de leurs vic­times.

Puis le per­son­nage de Jude Law a un ac­ci­dent de tra­vail et doit su­bir une trans­plan­ta­tion car­diaque. Mais une fois mu­ni de son nou­vel or­gane, il n’a plus le coeur à l’ou­vrage. Bien­tôt, il ne peut plus as­su­mer les paie­ments de son nou­veau coeur et se re­trouve en quelques mois dans la même si­tua­tion que ses an­ciennes vic­times : il tente de fuir les re­pre­neurs.

DÉ­FAUTS

S’en­li­sant dans les évé­ne­ments im­pro­bables du troi­sième acte, sa fin ha­bile ra­chète une bonne par­tie des scènes pré­cé­dentes. Il n’y au­cun doute : ce film est trop long et son his­toire est té­nue.

PHOTO COUR­TOI­SIE

Jude Law et Fo­rest Whi­ta­ker forment une équipe d’agents de re­cou­vre­ment d’or­ganes dans Re­pre­neurs.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.