La lune de miel se pour­suit

Sa­vez-vous où vos en­fants se trouvent en ce mo­ment? Sou­hai­tons-le. Mais il y a fort à pa­rier que vous sau­rez exac­te­ment où ils se­ront ce soir : en train de faire la file à votre club vi­déo lo­cal afin de se pro­cu­rer une co­pie de la sa­ga Twi­light : Ten­ta­tio

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA -

En ef­fet, le deuxième vo­let de la sa­ga Twi­light est ar­ri­vé sur les rayons à mi­nuit et une mi­nute pré­cise cette nuit. At­ten­dez-vous donc à ce que tous les exem­plaires s’en­volent en moins de deux, car les ma­niaques de la sé­rie n’ont que faire des cri­tiques au su­jet de leur film-culte.

Ten­ta­tion a été un suc­cès re­ten­tis­sant en salles et tous s’at­tendent à ce que sa suite, Hé­si­ta­tion, qui doit prendre l’af­fiche le 30 juin pro­chain, suive la même tra­jec­toire. Rap­pe­lons que Ten­ta­tion a en­gran­gé un im­pres­sion­nant 707mil­lions$, dont 296,5mil­lions$ au Ca­na­da et aux ÉtatsU­nis, se­lon les don­nées de Box Of­fice Mojo.

« Nos ad­mi­ra­teurs sont les meilleurs ad­mi­ra­teurs du monde, ce sont des ven­ti­la­teurs qui vont faire la file à mi­nuit pour un exem­plaire du DVD, des gens qui ont vu le film trois, quatre et par­fois même 11 fois! » s’ex­clame Edi Ga­the­gi, qui in­carne Laurent, un vam­pire re­belle.

DO­CU­MEN­TAIRE EN PRIME

Ga­the­gi est un des nom­breux vi­sages qu’on peut voir à de nom­breuses re­prises dans un do­cu­men­taire sur la sa­ga Twi­light qui se re­trouve sur le DVD et le disque Blu-ray.

Ce do­cu­men­taire dure 65 mi­nutes et a été fil­mé en haute dé­fi­ni­tion dans les cou­lisses du pla­teau de Ten­ta­tion, ce que la Mont­réa­laise Ra­chelle Le­fevre sur­nomme « le camp des vam­pires ».

Kris­tin Ste­wart, pour sa part, nous ra­conte que de re­tour­ner dans le monde de Twi­light fut pour elle « étran­ge­ment nos­tal­gique », tan­dis que ce­lui qui fait battre le coeur de toutes les jeunes filles, Ro­bert Pat­tin­son, confie que « dans la bulle de Twi­light », il n’a rien à craindre.

L’in­ten­si­té avec la­quelle les ad­mi­ra­teurs vivent leur pas­sion pour la sé­rie est pal­pable, mais sur­pre­nante. « Lorsque nous fil­mions Twi­light, ex­plique Tay­lor Laut­ner dans le do­cu­men­taire, au­cun de nous n’avait la moindre idée de l’am­pleur qu’al­lait prendre le phé­no­mène. »

Tou­te­fois, l’ac­teur canadien Ca­me­ron Bright a sa pe­tite idée sur le pour­quoi de tout ça. Bright, que l’on connaît pour ses rôles au cô­té de Ni­cole Kid­man dans le film La nais­san

ce, dans X-Men 3: l’en­ga­ge­ment ul­time ain­si que dans deux films de Ja­son Reit­man, Thank You for Smo­king et Ju­no. Dans Ten­ta­tion, il in­carne Alec, un membre de la royau­té des vam­pires connue sous le nom de Vol­tu­ri. Il s’agit d’un pe­tit rôle qui prend de l’im­por­tance dans Hé­si­ta­tion et en­core plus dans Brea­king Dawn, qui n’a pas en­core été tour­né.

PAS­SAGE

Au té­lé­phone de­puis sa ré­si­dence de Vic­to­ria, en Co­lom- bie-Bri­tan­nique, Bright, qui a au­jourd’hui 17 ans, tente de ré­pondre au gros « pour­quoi » du suc­cès de Twi­light.

« Je ne sais vrai­ment pas, en toute hon­nê­te­té », ri­gole Bright. « C’est mys­té­rieux, mais on m’a dit, entre autres, que les gens s’iden­ti­fient aux per­son­nages. En fin de compte, c’est un film sur le pas­sage à la vie adulte, rien de plus. L’his­toire de vam­pires vient sim­ple­ment s’ajou­ter des­sus. La Bel­la de Kris­ten est une ado­les­cente, elle dé­couvre ce qu’est l’amour, ce que re­pré­sente la perte d’un ami et toutes sortes de choses de ce genre. Il y a une his­toire d’amour éter­nel et un tri­angle amou­reux : tout le monde peut s’iden­ti­fier à ça. »

Et il en va de même pour la peine d’amour, le dé­sir et la mé­lan­co­lie qui pa­ra­lysent Ten­ta­tion à plu­sieurs re­prises en bri­sant le rythme du film.

« C’est vrai que le film était plu­tôt lent », concède Bright. « Mais at­ten­dez de voir le troi­sième et sur­tout le qua­trième. C’est le plus im­por­tant pour les Vol­tu­ri,

alors je l’at­tends im­pa­tiem­ment. »

Bright ex­plique tou­te­fois que les mêmes thèmes du pas­sage à la vie adulte se­ront pré­sents jus­qu’à la fin de la sa­ga. Se­lon lui, c’est pour cette rai­son que les ac­teurs sont si po­pu­laires.

« Tout le monde est pas­sé par là. Même ma mère me dit que ça lui rap­pelle sa jeu­nesse, et les jeunes ad­mi­ra­teurs de la sé­rie me disent que c’est exac­te­ment ce qu’ils vivent. »

PHOTOS COUR­TOI­SIE

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