« Au ho­ckey, je suis dans ma zone de confort »

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin Agence QMI

Le crâne dé­gar­ni de l’avant, Tom­my Gro­leau fait ja­ser de­puis le dé­but de La sé­rie Mon­tréal-Qué­bec. C’est après avoir su­bi deux trau­ma­tismes im­por­tants – l’un phy­sique et l’autre psy­cho­lo­gique – que le nu­mé­ro 87 des Bleus a per­du ses che­veux.

Le Beau­ce­ron d’ori­gine (il est né à Beau­ce­ville) a d’abord su­bi une sé­vère mise en échec au ho­ckey alors qu’il n’avait que 13 ans. « C’est à la suite de cet in­ci­dent que j’ai per­du mes che­veux une pre­mière fois », ra­conte l’avant des Bleus. « Ç’a été une pé­riode dif­fi­cile de ma vie. J’étais ado­les­cent et je n’avais plus un poil. Je n’ai pas tou­jours été fa­cile pour mes pa­rents du­rant cette pé­riode », avoue-t-il.

HY­PO­CON­DRIAQUE

À cause de cette perte de che­veux, Tom­my Gro­leau est de­ve­nu hy­po­con­driaque. « Je me suis mis à avoir peur de toutes les ma­la­dies. J’avais mal à la tête, je pen­sais que j’avais le cancer du cer­veau. J’avais l’urine jaune, je croyais avoir un cancer aux reins... C’était vrai­ment pas drôle », se sou­vient le ho­ckeyeur.

Puis, vers l’âge de 18 ans, les che­veux de Gro­leau se sont mis à re­pous­ser. Quelques an­nées plus tard, ce­pen­dant, il sur­prend une de ses « ex » au lit avec un autre homme. Autre trau­ma­tisme; autre perte de che­veux. « Ils ne sont pas tous tom­bés, mais je les ai per­dus par plaques. C’est pour ça qu’au­jourd’hui, je les garde ra­sés », dit le ho­ckeyeur. « Une chance que j’ai eu le ho­ckey. C’est sur la glace que j’ou­blie tous mes sou­cis quo­ti­diens. Au ho­ckey, je suis dans ma zone de confort ».

LE BON­HEUR

À 31 ans, Tom­my Gro­leau est fier du che­min par­cou­ru tant per­son­nel­le­ment que pro­fes­sion­nel­le­ment. Au­jourd’hui, il a une con­jointe po­li­cière, Na­dine, et un en­fant, Léa, deux ans et de­mi. Le couple au­ra bien­tôt un deuxième en­fant, un gar­çon qu’il pré­nom­me­ra Sa­muel. L’ac­cou­che­ment est pré­vu pour le 5 mai. « Ce se­ra le pre­mier bé­bé de La sé­rie Mon­tréalQué­bec », dit fiè­re­ment le gé­rant de ser­vices chez Ford à La Tuque. Marc Trem­blay, le 77 des Bleus, pour­rait être le par­rain de l’en­fant. Le couple en dis­cute en ce mo­ment. Au ho­ckey, Gro­leau a joué à plu­sieurs ni­veaux et même à Strasbourg. Il re­grette de ne pas avoir pu être du Mid­get 3A, mais est heu­reux d’avoir pu jouer quelques matchs dans la Ligue de ho­ckey ju­nior ma­jeur du Qué­bec. Il a aus­si par­ta­gé la glace avec Alex Tan­guay au ni­veau Atome.

Pour lui, La sé­rie Mon­tréal-Qué­bec est sa Coupe Stan­ley. « C’est tout un rêve que nous vi­vons tous », men­tionne-t-il. « C’est l’fun de jouer de­vant 15000 per­sonnes. Les en­traî­neurs sont de­ve­nus des amis. On les ap­pelle Bob (Bob Hart­ley) et Ber­gie (Mi­chel Ber­ge­ron). Il y a vrai­ment un bel es­prit d’équipe. » Gro­leau avoue qu’il aime le contact avec les fans et les mé­dias. « J’aime le monde et j’aime ça par­ler », dit le vo­lu­bile joueur. « J’ai­me­rais peut-être ça com­men­ter des matchs de ho­ckey dans les mé­dias. On ne sait ja­mais où Mon­tréal-Qué­bec peut me me­ner », conclut-il.

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