«Une co­mé­die mu­si­cale mo­derne»

Le Journal de Montreal - Weekend - - LA UNE - Da­ny Bou­chard

Les membres de Beau Dom­mage sont agréa­ble­ment sur­pris de la co­mé­die mu­si­cale Le Blues d’la mé­tro­pole, créée à par­tir de leurs chan­sons. « Ça nous a fait re­dé­cou­vrir des chan­sons », ad­met Marie-Mi­chèle Des­ro­siers.

Plus tôt cette se­maine, les membres du cé­lèbre groupe ont as­sis­té à un en­chaî­ne­ment des dif­fé­rents ta­bleaux au Théâtre St-Denis, où se­ra pré­sen­té le spec­tacle à comp­ter de mer­cre­di.

« On a été très, très tou­chés, très sur­pris, confie Marie-Mi­chèle Des­ro­siers.

« On ne sa­vait pas trop à quoi s’at­tendre. On sait que ce sont des gens de ta­lent, mais on a été vrai­ment en­chan­tés. Ce sont de bons chan­teurs, et par­fois les tounes sont mieux que ce qu’on fait », dit-elle en riant.

Le Blues d’la mé­tro­pole ne ra­conte pas l’his­toire du groupe ; les pa­roles des chan­sons (en­vi­ron 35) servent plu­tôt à ra­con­ter les joies et les peines d’un groupe de sept jeunes qui vivent dans le quar­tier Ville­ray, entre les an­nées 1975 et 1986.

« On est sur­pris de voir que nos chan­sons font une his­toire, in­dique Marie-Mi­chèle Des­ro­siers, qui en pro­fite pour sou­li­gner le tra­vail des deux scé­na­ristes, Loui­sa Dé­ry et Mi­chèle Gron­din.

« Elles ont tra­vaillé fort et ça marche. Le pu­blic va être content. Ça bouge, et c’est une co­mé­die mu­si­cale mo­derne. »

DES LIENS IN­TÉ­RES­SANTS

La chan­teuse a no­tam­ment été tou­chée par un lien entre deux chan­sons: À toutes les fois et Ça fait long­temps.

« Dans la deuxième par­tie, il y a aus­si un très bel en­chaî­ne­ment sur le thème de la nuit, avec les chan­sons Mar­cher tout seul la nuit, Rou­ler la nuit et Heu­reu­se­ment qu’il y a la nuit.

« Ils vont faire dé­cou­vrir aux gens des chan­sons moins connues, comme Re­garde pa­pa ou L’in­con­nu du ter­mi­nus », dit-elle.

Sur scène, les créa­teurs du Blues d’la mé­tro­pole donnent no­tam­ment vie au per­son­nage de Gi­nette, de la cé­lèbre chan­son du même nom.

« Oui, on a eu peur, ad­met Ma­rieMi­chèle Des­ro­siers en re­pen­sant aux dé­buts du pro­jet.

« Ils prennent notre vie - parce que nos chan­sons, c’est notre vie -, et on se de­mande si ça va être bon, si on va ai­mer ça. (...) Mu­si­ca­le­ment, ça nous a fait re­dé­cou­vrir des chan­sons. »

Avis aux fans : la co­mé­die mu­si­cale n’a pas don­né en­vie au cé­lèbre groupe d’en­re­gis­trer un nou­vel al­bum. « On n’a pas pen­sé à ça », ad­met Marie-Mi­chèle Des­ro­siers, en di­sant es­pé­rer que le spec­tacle fe­ra dé­cou­vrir la mu­sique du groupe à un pu­blic plus jeune. « Pour­quoi pas ? », ques­tionne-t-elle.

« ON S’AIME PRO­FON­DÉ­MENT »

Après tant d’an­nées, quel est le se­cret de la lon­gé­vi­té d’un groupe comme Beau Dom­mage ?

« C’est la fille de Beau Dom­mage !, lance Marie-Mi­chèle Des­ro­siers en riant. Je dis sou­vent que je suis leur scel­lant… « On s’aime pro­fon­dé­ment », dit-elle. Le Blues d’la mé­tro­pole est mis en scène par Serge De­non­court.

« Je veux pas faire un spec­tacle de nos­tal­gie pour les boo­mers, di­sait-il ré­cem­ment au Jour­nal. Je veux que les jeunes aient le goût d’ache­ter la mu­sique de Beau Dom­mage. Ça fait par­tie de notre his­toire. Ce sont les pre­miers qui, au lieu de chan­ter Paris, ont chan­té Ville­ray, Mon­tréal. On s’est dé­com­plexés avec la mu­sique de Beau Dom­mage. »

La co­mé­die mu­si­cale met en ve­dette Nor­mand D’Amour, Pas­cale Mon­treuil, Carl Po­li­quin, Éric Paul­hus, David Lau­rin, So­phie Trem­blay et Ma­ry­lène Cou­si­neau.

Un groupe de sept dan­seurs fait aus­si par­tie du spec­tacle. Ils ont été choi­sis par Nico Archambault, le ga­gnant de So You Think You Can Dance en 2008. Le Blues d’la mé­tro­pole se­ra à l’af­fiche du Théâtre St-Denis jus­qu’au 25 avril pro­chain.

PHOTOS AGENCE QMI ET D’ARCHIVES

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