À la pour­suite de la CÉ­LÉ­BRI­TÉ PLA­NÉ­TAIRE

Le Journal de Montreal - Weekend - - POP ROCK - Cé­dric Bé­lan­ger Agence QMI

Plus ré­cente sen­sa­tion de la pla­nète pop-punk qué­bé­coise, la toute jeune for­ma­tion Duke Squad pour­suit son rêve d’une car­rière in­ter­na­tio­nale, comme ses idoles Simple Plan, en met­tant sur le mar­ché, mar­di, son deuxième al­bum, In­fa­mous.

« On veut pous­ser ce pro­jet au maxi­mum », dit le chan­teur et gui­ta­riste Ja­cob Pré­vost, dans un en­tre­tien avec Le Jour­nal. « Chaque fois qu’on re­garde Simple Plan, on se dit que c’est tel­le­ment ça qu’on veut faire. Je pense que c’est bien par­ti. On a fait des tour­nées avec d’autres groupes (Boys Like Girls, les New Ci­ties, Simple Plan) aux États-Unis, on est al­lés com­po­ser le deuxième al­bum à Los Angeles, avec Matt Wal­lace, pro­duc­teur de Ma­roon 5, ain­si qu’à New York. Puis, on est re­ve­nus ici pour tra­vailler avec les Trouble Ma­kers (Bran Van 3000) en stu­dio. »

Sans comp­ter que le pre­mier ex­trait d’In­fa­mous, la pièce We Are the Young, qui a com­men­cé à inon­der les ondes ra­dios, a été com­po­sé avec Boots Ot­tes­tad, un type connu pour son tra­vail avec nul autre que Rob­bie Williams. Et que Duke Squad a fait la pre­mière par­tie d’Avril La­vigne, au Centre Bell.

Pas mal pour une bande de ga­mins qui, il y a quelques an­nées à peine, pra­ti­quaient dans le sous-sol des Pré­vost (Jim­my, le bat­teur, est le frère de Ja­cob).

« Avant de mon­ter sur scène, on a tou­jours le même ri­tuel. On se réunit les quatre et on se donne une poi­gnée de main spé­ciale. On se dit qu’il faut en pro­fi­ter parce que c’est une ex­pé­rience unique que l’on vit. »

PRO­FI­TER DE LA VIE

Le conte de fées de Duke Squad a com­men­cé un soir de 2006. Le groupe, qui n’avait en­core au­cun al­bum à dé­fendre et qui com­men­çait à jouer ses com­po­si­tions ici et là, a eu l’idée folle de louer le Club So­da, à Mon­tréal, pour y don­ner un spec­tacle.

« Nous n’avions au­cun MyS­pace. On a ven­du les billets un par un, en se fiant sur le bouche-à-oreille. Per­sonne ne nous connais­sait. Ç’a été un spec­tacle for­mi­dable. Après, on s’est re­gar­dés, on a ri et on s’est de­man­dé ce qui ve­nait de se pas­ser. On s’est dit qu’on était vrai­ment faits pour ça. »

Leur pre­mier al­bum, In Your Face, a été lan­cé l’an­née sui­vante. Pro­pul­sé par les clips de Come Again et I Won’t Let You Down, le groupe s’est ra­pi­de­ment ga­gné une lé­gion de jeunes ad­mi­ra­teurs en dis­cou­rant sur les pro­blèmes que vivent les ado­les­cents à l’école se­con­daire, dont le taxage.

« Pour le deuxième, on a vou­lu gar­der ce cô­té-là de tou­jours pré­sen­ter un mes­sage. Mais le mes­sage prin­ci­pal qu’on vou­lait que les au­di­teurs re­tiennent, c’est d’avoir du fun. On est jeunes et il faut en pro­fi­ter. La vie va tel­le­ment vite. Amu­sez-vous, faites ce que vous vou­lez. »

À LA TÉ­LÉ

Cette maxime, les gars de Duke Squad la mettent en pra­tique. Ain­si, on peut les voir de­puis peu dans des cap­sules té­lé à VRAK.TV dans les­quelles ils ap­pa­raissent en per­son­nages de des­sins ani­més qui ne sont pas sans rap­pe­ler l’es­thé­tique car­too­nesque du groupe vir­tuel an­glais Go­rillaz.

« Go­rillaz, on est des fans. Alors, c’est sûr que ça pa­raît, dit le chan­teur. On pré­sente six épi­sodes de des­sins ani­més. C’est un mé­lange de Duke Squad et de sé­quences fil­mées sur scène. C’est la vie d’un groupe qu’on monte, les conne­ries qu’on fait. Ça ex­plique notre che­mi­ne­ment. » Duke Squad se­ra au cé­gep Li­moi­lou, le 7avril, et au Na­tio­nal de Mon­tréal, le 14 mai.

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