Ex­tra­or­di­naire ex­pé­rience

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Da­ny Bou­chard Le Jour­nal de Mon­tréal

Pour Maxime Ré­millard, Po­ly­tech­nique fut un pro­jet dé­ter­mi­nant à tous points de vue.

Pour le pro­duc­teur du film, main­te­nant pro­prié­taire de la sta­tion de té­lé V, Po­ly­tech

nique a été un pro­jet des plus par­ti­cu­liers. « Je me suis vrai­ment don­né à fond dans ce film-là. J’al­lais sur le pla­teau tous les jours et j’ai par­ti­ci­pé, avec Ka­rine, à toutes les étapes de créa­tion. »

S’il est au­jourd’hui en couple avec Ka­rine Va­nasse, c’est que Maxime Ré­millard a ap­pris à la connaître en tra­vaillant avec elle sur Po­ly­tech­nique.

« Ça a été une ex­pé­rience vrai­ment ex­tra­or­di­naire, tant sur le plan pro­fes­sion­nel que per­son­nel », ad­met Maxime Ré­millard.

C’est Ka­rine Va­nasse qui lui a par­lé pour la pre­mière fois de son idée de faire un film sur la tra­gé­die.

« Nous avions eu une ren­contre pour par­ler de la pos­si­bi­li­té de dé­ve­lop­per des pro­jets et c’est là qu’elle m’a par­lé de ce qui l’in­té­res­sait. Quatre ans plus tard, on est aux Ju­tra », consta- te-t-il avec une pointe de fier­té dans la voix.

« C’est un drame hu­main, un su­jet très hu­main. Il y avait une his­toire à ra­con­ter et c’est comme s’il y avait un deuil qui n’avait ja­mais été fait à 100 %, qu’il y avait en­core des choses à dire sur ce su­jet-là », ex­plique-t-il.

BONNES IN­TEN­TIONS

Maxime Ré­millard, comme le reste de l’équipe, s’est sou­vent de­man­dé si la réa­li­sa­tion d’un film sur un su­jet aus­si sen­sible était une bonne chose.

« Il y a eu beau­coup de ques­tion­ne­ments, de re­mises en ques­tion. On sa­vait que nos in­ten­tions étaient bonnes et on était sen­sible à ce que les gens di­saient. On a fait les choses avec res­pect. On a ren­con­tré plu­sieurs fa­milles, des vic­times qui ont sur­vé­cu et des té­moins. Leur ap­pro­ba­tion était la chose la plus im­por­tante pour nous. » Dans le ca­ta­logue de Rem­star, Po­ly­tech­nique s’est trou­vé une place aux cô­tés d’autres films « en­ga­gés » so­cia­le­ment, comme Elles étaient cinq (qui traite du viol), ou Bat­tle In Seat­tle (qui traite de la mondialisation).

« On veut tou­jours di­ver­si­fier notre port­fo­lio », in­dique Maxime Ré­millard.

PHOTO D’ARCHIVES

Po­ly­tech­nique

a une si­gni­fi­ca­tion par­ti­cu­lière dans la vie et la car­rière de Maxime Ré­millard.

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